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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Et l'on ira nulle part, je te le promets 2 - Chapitre 3 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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  Publié: 3 mars 2013 à 14:52
Modifié:  3 mars 2013 à 15:13 par Tilou8897
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Et l'on ira nulle part, je le promets II



Chapitre 3


« Tu m’excuseras pour le désordre, je n’attendais évidemment pas de visite. »

« Pas de souci. »

« C’est au troisième étage, et l’ascenseur est en panne depuis trois semaines. »

Je lui ouvris la porte pour entrer dans la cage d’escalier.

« Fais attention, les marches sont relativement traîtres, elles tournent toujours un peu trop à mon goût, même en étant à jeun. »

Laurence hocha la tête et me suivit. Elle ne semblait pas vraiment fatiguée malgré l’heure tardive et contrairement à la tête qu’elle avait fait durant toute la soirée, il me semblait qu’elle était plus décontractée. C’était sûrement une mauvaise impression de ma part ; je n’étais pas doué pour déceler l’humeur des gens. La vérité étant plutôt d’ailleurs, que je m’en désintéressais totalement en général. Cela dit, je me rassurais comme je pouvais. J’essayais de me souvenir dans quel état, j’avais laissé l’appartement sans succès. De toute manière, les jeux étaient faits et je n’allais pas laisser Laurence devant ma porte d’entrée au motif que le niveau de désordre ne convenait pas. C’était une pensée ridicule et surtout inutile.

« Vas-y… C’est sur la gauche. » dis-je après avoir ouvert la porte en faisant signe à Laurence d’entrer.

« L’interrupteur est à droite. Je te conseille d’appuyer dessus si tu veux voir où tu marches. »

Laurence appuya sur le bouton et elle découvrit pour la première fois la pièce principale de mon appartement. Elle était divisée en deux espaces pour des raisons de commodité : une partie pour la chambre, une partie pour le salon-cuisine.

« Ce n’est pas très grand mais c’est suffisant pour moi d’habitude. Je n’ai pas besoin d’une surface gigantesque. »

« Je vois cela. » fit Laurence en parcourant l’ensemble des yeux.

« Ce n’est pas tant le bazar que cela. »

J’avançai et me dirigeai vers le réfrigérateur.

« Merci. Cela me rassure quelque part… Tu veux boire quelque chose ? »

« Pourquoi pas. »

« Je n’ai pas grand-chose à te proposer… Une bière, ça ira ? »

Laurence sourit et me fit un signe de la main pour accompagner sa réponse.

« Une bière, ça ira parfaitement. »

« Eh bien, voilà alors… » lui dis-je en lui tendant une bouteille.

« Tu préfères la boire dans un verre ? »

« Non. Ça ira comme ça. Je te remercie. »

Elle regardait les murs. Je ne sais pas à quoi elle pensait mais je me disais qu’elle trouvait sûrement la décoration un peu terne. Murs blancs. Pas de tableau, pas de poster. Pas de meuble avec des photos.

« C’est plutôt sobre. Cela fait longtemps que tu habites ici ? »

« Deux ans, à peu près. Je crois. J’ai toujours un peu de mal à me souvenir. J’ai tellement déménagé que j’ai tendance à tout mélanger. »

« Je comprends. »

Je posais mon regard sur Laurence et je me fis la réflexion que c’était la première fois de la soirée que je la voyais vraiment. Je sais que j’avais eu une première impression comme cela, qu’elle m’avait semblé quelque peu « extra-terrestre » mais ce n’était pas issue d’une vision précise. Simplement, il fallait reconnaître que sa silhouette aux formes un peu adolescentes, ses yeux assez grands, aux reflets gris et surtout ses long cheveux noirs qui semblaient l’envelopper complètement aux nuances rouges la rendaient un peu spéciale physiquement. Je ne pouvais pas dire qu’elle était belle ou jolie mais je ne pouvais pas dire le contraire non plus. Ce qui était certain, c’est qu’elle n’était pas commune.

« Il y a un souci ? » me fit-elle au bout de quelques minutes de silence.

« Comment ? »

« Un souci ? Tu me regardes comme si je venais de la planète Mars… »

« Non… Pas du tout… J’étais juste un peu perdu dans mes pensées. En train de réfléchir à comment on va s’organiser pour cette nuit… »

A ces mots, Laurence prit un air amusé.

« Je suis curieuse aussi. »

« De quoi ? »

« De comment on va s’organiser… Je ne sais pas à quoi pensait Florence mais, ne m’en veux pas de dire cela, cela me semble un peu compliqué. »

Je levai les yeux vers elle.

« Non… Je ne crois pas qu’elle ait pensé à quoi que ce soit… Et puis, on va faire simple : je vais changer les draps de mon lit et moi, je dormirai sur le canapé. »

Laurence haussa les sourcils.

« Soit… » fit-elle en avalant une gorgée de bière.

« Tu avais une autre idée ? » lui demandai-je.

« La vérité ?... Non. En fait, je n’ai pas d’idée. C’est juste qu’il faut que je m’adapte à une situation quelque peu inconfortable et que j’ai du mal à masquer mes réactions. Tu comprends ? »

Je hochai la tête en signe d’assentiment.

« Je te comprends parfaitement et c’est bien normal. »

Je m’interrompis une seconde. Durant un instant, j’eus un doute sur l’envie de poursuivre mon propos.

« Tu ne me connais pas. Tu connais assez mal Florence. Tu t’attendais sûrement à rentrer directement ce soir pour passer Noël tranquillement chez toi et là, tu te retrouves avec moi, chez moi qui plus est, en train de boire une bière. Tu sais que demain est un jour férié et donc que la voiture ne sera pas réparée. En gros : tu ne sais pas encore comment tu vas rentrer chez toi. Je me trompe ? »

Laurence m’avait écouté sans chercher à m’interrompre et son visage ne laissait échapper aucune réaction.

« Tu sais… » fit-elle.

« Tu es un gars assez bizarre, en fait. »

Elle laissa intentionnellement un blanc avant de reprendre. J’étais quelque peu surpris de ces mots mais je n’avais rien à redire. J’étais plutôt en attente de l’explication de son sentiment sur moi.

« Comme cela, en début de soirée, je me suis dit que tu avais l’air de quelqu’un assez triste. Puis un peu plus tard, je t’aurais dit assez timide. Ensuite, je t’ai trouvé amusant et là, je te trouve un peu bizarre. Tu dois te demander pourquoi, n’est-ce pas ? Et j’ai envie de te dire que c’est parce que j’ai du mal à comprendre tes intentions. »

« Mes intentions ? »

« Pourquoi as-tu accepté le plan de Florence ? »

La question me sembla pour le moins étrange. Je n’avais pas de réponse immédiate à cela. J’avais suivi le plan de Florence… Parce qu’il me semblait bien.

« Il n’était pas délirant. Plutôt sensé… Non ? »

« C’est tout ? »

« Oui, je crois. »

Laurence parut un peu déçue. Qu’était-elle allée penser ? Et surtout où voulait-elle en venir ? Elle regarda sa montre.

« Bien… Je crois que je dois être un peu fatiguée. Il est tard. »

J’acquiesçai.

« Je vais changer les draps. Tu peux utiliser la salle de bain, si tu veux, en attendant. »

« Merci. »

Je me dirigeai vers mon armoire mais voyant que Laurence ne partait pas vers la salle d’eau, je m’essayai sur une nouvelle question :

« Il y a un problème ? »

Laurence me fixa avec un air embarrassé.

« Pas vraiment. Mais si je peux abuser de ton hospitalité… »

« Oui ?... »

« Est-ce que tu aurais quelques affaires à me prêter ? »

« Ah oui… Je n’y avais pas pensé… Je vais voir… Ça risque d’être un peu grand mais je dois pouvoir et trouver ça… Et… Si c’est pour les affaires de toilettes, regarde dans le petit meuble sous le lavabo, il y a tout le nécessaire normalement… Vas-y, je t’apporte le reste. »

Laurence balança sa tête de gauche à droite pendant quelques instants.

« Okay. » fit-elle.

Elle but la dernière gorgée de sa bouteille, la reposa sur l’évier et elle se dirigea vers la salle de bain. Elle me regarda une dernière fois dans les yeux.

« Merci. »

Puis elle referma la porte derrière elle.



(à suivre)

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
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