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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Et l'on ira nulle part, je te le promets 2 - Chapitre 4 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tilou8897

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  Publié: 9 mars 2013 à 09:17
Modifié:  9 mars 2013 à 09:36 par Tilou8897
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Et l'on ira nulle part, je le promets II



Chapitre 4


Choisir des vêtements pour une personne que l'on vient juste de rencontrer n'est habituellement pas une chose aisée et c'est peu de le dire. De plus si vous n'avez prêté qu'une attention toute relative à elle. Au final, cela reste dans le domaine du possible mais pour quelqu'un de normal. Pour ma part, il faut que je sois honnête : rien n'est jamais simple dans ma tête. Peur d'être trop, d'en faire trop, peur de ne pas être à la hauteur, etc. Autant d'éléments qui me laissent un peu sur le bord de la route ou bien qui m'offre un boulevard pour m'esquiver. Vous trouverez sûrement des personnes dans mon entourage pour vous dire que je ne suis pas comme cela. La vérité, c'est que ces gens me perçoivent qu’à travers une impression et non d'une véritable connaissance de ma personnalité. Le portrait qu'elles brossent de moi est obligatoirement à des milles de distance de celui qui me conviendrait. Mais cela n’est pas vraiment un souci au final puisque les gens me voient sous un jour plus positif que celui que j’attends : je ne vais donc pas m’en plaindre, ni même essayer de le rectifier.

Après quelques minutes de recherche intensive dans mon placard, je finis par cogner à la porte de la salle de bain.

« Je mets les affaires au pied de la porte, tu n’auras qu’à les récupérer quand tu auras fini. »

« Okay, merci. »

Je déposai les vêtements puis retournai dans la pièce principale. Je regardai l’heure qu’affichait le minuteur de mon micro-onde : deux heures passées. Je sortis une nouvelle cigarette et me l’allumai. Je me laissai tomber dans le canapé.

J’essayai d’éviter d’entendre les bruits d’eau en provenance de la salle de bain mais c’était un peu vain. Je souris. C’était sûrement la chose plus incongrue qu’il soit mais je luttai pour ne pas replonger dans mes souvenirs : la dernière fois que je m’étais retrouvé dans une situation assez similaire. Je ne voulais pas me rappeler. Le passé était bien là où il était. Ce n’était pas une bonne chose qu’il resurgisse à cet instant.

« Quelque chose ne va pas ? »

Je tournai la tête avec sûrement une expression assez grave. Laurence me regardait. Elle avait passé les habits que je lui avais prêtés et terminait de se sécher les cheveux avec une de mes serviettes de bain. Le sweat et le bas de jogging lui étaient un peu grands mais elle avait réussi à les ajuster tout de même. Au début, j’avais pensé que c’était elle qui aurait été la « sauvage » de la soirée mais de toute évidence, les rôles étaient inversés.

Je secouai la tête pour toute réponse.

« On ne dirait pas. On dirait que tu viens de voir un fantôme. J’ai une tête si horrible que cela ? »

Je ne pus m’empêcher de sourire.

« Non, ne t’inquiète pas. Cela n’a rien à voir avec toi. »

« Si cela n’a pas à voir avec moi, je suis assez curieuse car, sauf si ma vue baisse, nous ne sommes que deux dans la pièce. »

Je rectifiai :

« Cela n’a pas de rapport direct, on va dire. »

« Mais indirect, si... Donc, peu ou prou, j’ai fait ou dit quelque chose qui t’effraie. »

« J’ai l’air si inquiet que cela ? »

Laurence hocha la tête.

« Je m’excuse alors... Ce n’est pas intentionnel. »

Laurence s’approcha et attrapa mon paquet de clopes.

« Je peux t’en taxer une ? »

Je lui fis signe que oui, de la main.

« Tu sais... J’ignore vraiment quelle est la meilleure manière de le faire mais je pense qu’il serait bon que tu me dises exactement ce qui se passe. Ce n’est pas que je sois particulièrement intéressée mais quelque part, cela me rassurerait. Pour être franche, je pense que tu penses à plein de choses en ce moment mais que c’est un fouillis monstre. Je ne sais pas si c’est important ou pas, s’il y a quelque chose en jeu et si oui, j’ignore ce que c’est mais je sais une chose, c’est qu’en ce moment même, nous ne sommes que tous les deux dans cette pièce, que nous allons à un moment ou à un autre passer la nuit ici, ensemble et qu’à ce titre, nous pouvons peut-être commencer à échanger autre chose que de simples banalités d’usage. Cela pourrait permettre que je puisse te considérer un peu moins comme un étranger et vice-versa. Non ? »

C’était dit. Tout ce qu’elle disait m’apparaissait tout à fait évident mais.

« Je comprends... » fis-je.

« En un sens, j’aurais plutôt la même envie que toi. Cependant, ce n’est pas très facile, du moins pour moi, de passer à la pratique. Je n’ai jamais été très doué dans cette discipline... »

« Je te coupe. Cela fait un nombre incalculable de fois que tu t’excuses et tu me dis que tu n’es pas doué pour ceci, pour cela. Mais tu n’as pas l’air d’un idiot, tu n’as pas l’air d’être masochiste non plus, alors est-ce que tu pourrais commencer par t’abstenir d’être désolé pour des choses pour lesquelles tu n’y es pour rien ? »

J’écrasai mon mégot dans le cendrier.

« Je ne promets rien mais je peux essayer en tout cas. »

« Et moi, ça va sérieusement m’arranger. »

« Je peux te poser une question ? »

« Oui... »

« Tu sais quoi de moi ? »

« Rien. Enfin... Que veux-tu dire exactement ? »

Je pris une respiration assez profonde avant de continuer.

« Je parlais de mon passé. »

« Ton passé ? Comment veux-tu que je sache quoique ce soit à propos de ton passé ? »

Je n’avais pas envie de lui répondre. J’étais juste soulagé.

« Tu vas me laisser dans le vide comme ça ? » me fit Laurence d’un ton un peu agacé.

« Tu vas sûrement m’en vouloir mais la réponse est : oui. Et je ne tiens pas vraiment à en débattre si tu veux savoir. »

Laurence ne répondit pas tout de suite. Elle sembla hésiter un instant avant de lancer sa réplique.

« Ça me va. Au moins, cette fois, c’est la première fois que tu me dis les choses sans détour et sans floutage inutile. »

Nous sommes restés quelques minutes dans le silence le plus complet. De toute évidence, il n’était pas simple de trouver un sujet de conversation différent. De plus, la fatigue aidant, nous n’étions pas, je pense, ni l’un, ni l’autre dans l’état de reprendre une discussion à mener à bâtons rompus.

Pour m’occuper, je pris un peu de temps pour terminer le nettoyage des quelques brins de vaisselle, vestiges d’un repas de la veille. Je n’avais pas de lave-vaisselle parce que je ne jugeai pas cela très utile étant donné que la plupart du temps, j’étais seul et de plus, je mangeais à l’extérieur.

Laurence retourna quelques instants dans la salle de bain pour reposer la serviette puis lorsqu’elle revint, elle entreprit de regarder les deux ou trois objets posés en dessous du meuble de télévision. Parmi eux, il y en eut un qui retint particulièrement son attention : c’était une photo.

« C’est toi qui es sur cette photo ? »

« Hum… Moui… »

« Ouais, on te devine plus qu’on ne te voit… Et la fille ? »

Cette photo n’aurait pas dû être là. Enfin, disons qu’elle avait sa raison d’être ici et que c’était plutôt l’intrusion de Laurence qui faisait que la première de mes réactions était de dire que cette photo n’aurait pas dû être posée ainsi, à la vue de tout le monde. Elle faisait partie de ces photos que l’on conserve avec soi durant toute notre vie, peu importe les circonstances, peu importe que cela rappelle des bons ou des mauvais moments. C’était une photo à laquelle je tenais particulièrement, une photo qui me permettait de garder en moi, de garder une preuve qu’une certaine histoire avait un jour existé.

« Une personne à laquelle je tenais beaucoup ? » fis-je.

« C’est une question ? »

« Pas vraiment. »

« On aurait dit. »

Laurence, à cet instant-là, me dévisageait. Je pouvais le sentir même si je ne regardais pas dans sa direction.

« Elle semble sereine comme ça. »

« Elle l’était. Je crois. »

Laurence se pinça les lèvres. Elle brûlait d’envie de poser la question plus directement mais elle n’osait pas.

« Elle… Etait ? »

« Oui. C’est du passé. »

« Elle… Est partie ? »

« On peut le dire ainsi. »

« Quoi ? » fit Laurence.

Je sentis qu’elle allait dire une chose qu’elle allait regretter par la suite et je ne sais pas vraiment pourquoi, je ne le voulais pas.

« Elle est morte. »



(à suivre)

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Chris-Charmeur


Don't wake me up !...
   
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  Publié: 9 mars 2013 à 11:58
Modifié:  9 mars 2013 à 14:07 par Chris-Charmeur
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.`•.¸.•´… ♪♪♪Tilou.♪♪….

Le texte m'a beaucoup intéressé... Il n'est pas toujours évident de lire un texte long alors que l'on peut se pencher sur un livre de 500 pages... Ce texte donne envie à lire... Le choix des dialogues y est pour beaucoup pour éviter des descriptions interminables... Le choix d'avoir apposé une vraie conversation dans ce texte donne un aspect très fluide, très léger... La lecture s'en ressent beaucoup...
Bon, le plus dur sera de suivre la suite, beaucoup de longues histoire j'ai en cours, et il n'est pas évident d'aller voir les profils très régulièrement surtout que j'ai beaucoup la tête en l'air...
J'aime beaucoup cette description en début de texte sur le paraître...
Nous avons plus de points communs ensemble que tu ne crois...
Qui sait?...
Peut-être qu'un jour nos humeurs se croiseront...

☮ [THE HΛCKER] ◂▸
..........................]


Production©ΛBI-P
Des rêves mécaniques pour une mélodie en sous-sol

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God bless you !...
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