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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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25 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 04:55
Modifié:  23 juin 2013 à 14:38 par Eliawe
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Cognant à nos fenêtres, ils arrivent par nuées, ces instants de limaille qui donnent le vertige.
Dans tout ce gris souris, moi je vois des couleurs, des univers étranges qui nous font réfléchir.

Sommes-nous bien vivants ?

Les couches de brouillard tremblent sous les persiennes
la faucille coupante
d'une lune amputée
dans sa robe de miel
est interrogation.


Les guerriers sont en paix, les cauchemars couchés, les souffrances étouffées sous l'oreiller des eaux.
Les eaux dormantes et calmes des canaux de la ville aux paupières baissées qui parlent aux princes errants, aux reines des caniveaux.

Une corne de brume retentit au lointain effrayant les oiseaux.

Seul l'aigle à deux têtes que rien ne peut toucher tant il a vu de crimes, tant il a survolé de contrées dévastées, entend le chant du guet, mélancolique et sombre.

Regard de connivence et de reconnaissance.
N'est-il pas devenu cet ami inconnu qui me colle à la peau ?

Je dénude mes liens...
J'éventre le destin...
Je suis une illusion...
Une âme entre deux os...


(Ecrit au matin du 23 juin 2013)

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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30 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 04:58
Modifié:  23 juin 2013 à 04:59 par Galatea belga
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Une corne de brume retentit au lointain effrayant les oiseaux.

Seul l'aigle à deux têtes que rien ne peut toucher tant il a vu de crimes, tant il a survolé de contrées dévastées, entend le chant du guet, mélancolique et sombre.

Regard de connivence et de reconnaissance.
N'est-il pas devenu cet ami inconnu qui me colle à la peau ?

Je dénude mes liens...
J'éventre le destin...
Je suis une illusion...
Une âme entre deux os...


Mon ami...plus tard , je crois que je me souviendrai de ce juin 2013 comme celui de ton retour , de tes batailles et de ton envie de vivre , de vivre avec les autres...
Merci


lilia

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Chris-Charmeur


Don't wake me up !...
   
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26 janvier
  Publié: 23 juin 2013 à 05:20 Citer     Aller en bas de page

Hello Brother Raga,


Toujours aussi efficace sur le côté aiguisant des mots... Un cœur et une ombre à tes pieds sous cette plume...
Que cette plume te soit une aile... Les bruits sont moins assourdissants...

lijepa poezija...

Paka et bon dimanche


Chris

  Tous les textes sont déposés à la SGDL...
God bless you !...
SélénaéLaLouveFéline


"Vient qui veut, reste qui veut, part qui veut"
   
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21 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 05:28 Citer     Aller en bas de page

Riagal

Lugubre amertume ce voyage entre deux monde...Mais si joliment bien écrit....

Entre la vie et la tombe, il y a des oiseaux qui chantent, à ne pas oublier

Sélénaé

 
FeudB

Correctrice

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25 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 05:40
Modifié:  23 juin 2013 à 14:45 par FeudB
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une ambiance d'un jour sans soleil, mais l'aigle sait voler au dessus des nuages (une façon de resister au reste)

Une corne de brume retentit au lointain effrayant les oiseaux.

sauf que j'ai toujours aimé ce cri de la corne, dans ce qui semble être le néant de la brume.
bonne journée
Feu

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
Ludothum.


A ceux qui ont tout entendu en me lisant, que plus rien ne soit dit en silence...
   
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11 décembre 2014
  Publié: 23 juin 2013 à 05:42 Citer     Aller en bas de page

Un texte sombre et facile à lire, malgré la complexité de ce qui y est dit... très appréciable...
Amitiés,
Ludo.

  Ludothum.
Chevalier Liqueur


Je ne suis pas là pour être aimé...
   
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25 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 10:26 Citer     Aller en bas de page

Parfait!

Je crois que c'est un de tes textes qui m'a le plus plu du coup je tiens à te le dire.

Merci


Bises

  N'attends pas que je sois tombé pour la France...
ode3117

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31 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 11:21 Citer     Aller en bas de page

Un bel écrit qui me parle.....
Pour moi une âme entre deux " eaux " un lac aux eaux immobile et celles d'un océan en furie, deux mondes différents.
Un ressenti peut - être différent du tien mais quelque part, un certain vertige m'envahit.
Bien amicalement ODE 31 - 17

  OM
Eliawe Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 23 juin 2013 à 14:43
Modifié:  23 juin 2013 à 14:44 par Eliawe
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Ce n'est pas désagréable de vous lire (à) nouveau. Naviguant toujours ces eaux entre les os, dans cette peau qui s'y accroche comme un naufragé au rivage.

J'aime un peu moins le début, mais dès le brouillard, ça m'emporte, m'embrume, et m'ouvre quelques interstices... Je me tâte sur ce qu'est l'aigle, mais peu importe, je vais le laisser multiple et changeant, d'autant de sens que de cercles.

Et puis il y a toujours ce sens du rythme, un peu défait, mais qui s'accorde aux courants d'air, ou de souffle...

Enfin... j'ai beaucoup aimé.

 
Xenia

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29 mai
  Publié: 23 juin 2013 à 19:05 Citer     Aller en bas de page

Bonjour

voir la lune de cette façon m'a beaucoup plu:
la faucille coupante
d'une lune amputée
dans sa robe de miel
est interrogation. le poème m'évoque le faux calme de la nuit, le temps propice aux réflexions qui nous emportent jusqu'aux doutes, voilà mon ressenti...

  Critiques acceptées
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
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30 mai
  Publié: 24 juin 2013 à 02:47 Citer     Aller en bas de page

Une âme qui navigue entre deux mondes, entre deux eaux, entre la fin du jour et le début de la nuit..
Tout semble paisible... et pourtant...
Ils arrivent, ces instants de doute et ces questionnements..
Sommes-nous bien vivants ?

Un beau texte sombre qui laisse supposer..
Mais je reste perplexe devant :

"Seul l'aigle à deux têtes que rien ne peut toucher tant il a vu de crimes, tant il a survolé de contrées dévastées, entend le chant du guet, mélancolique et sombre.
Regard de connivence et de reconnaissance.
N'est-il pas devenu cet ami inconnu qui me colle à la peau ?"

Qui garde sa part du mystère...

C'est ça aussi, la poésie..
J'ai aimé, beaucoup.

Biz






  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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25 mai
  Publié: 25 juin 2013 à 17:00
Modifié:  25 juin 2013 à 19:24 par RiagalenArtem
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Une surprise de découvrir autant de mots ici...
Je suis de plain-pied dans mon entre deux mondes (d'où le silence...)...


Lilia : ton commentaire est plus beau qu'un poème...Bacci Carissima.

Priviet, Chris : Efficace ? Ca fait un peu robot-tique ? ;-)... mais aiguisé, ça me convient, enfin j'essaye. Mieux vaut deux ailes qu'une, sinon, comment prendre mon vol ? Spasibo Brother.:-). Paka.

Sélénaé : Nous allons dès la naissance vers une autre matrice...Nous mourrons, nous vivons par éclipses. Et nous chantonnons sur le chemin des chants qui sont parfois muets. Nous sommes seuls à les entendre. Merci de ta venue. Bises.

Feu : J'aime aussi cette corne de brume, infiniment apaisante...Merci pour le mp. Un "Entre deux" qui nous a rassemblés...je l'ai lu et relirai encore...Bises amicales.

Ludo : un certain goût pour le "sombre" ? Je ne m'en cache pas, c'est une claque aux jours trop blancs et aveuglants. J'aime le noir, tel qu'Odilon Redon le soulignait : "Il faut respecter le noir, rien ne le prostitue. Il est agent de l'esprit bien plus que la couleur ou du prisme. Le sombre est une plongée en soi-même".
Rien de morbide dans cela.
Avec toutes mes amitiés

Chevalier : Parfait ? Rien ne l'est. Même si la perfection fascine. il y a des fêlures qui sont bien plus émouvantes et riches à mon goût. Merci pour le compliment mais as-tu vraiment tout lu de moi ?!^^...
Bises :-)


Ode : L'interprétation est libre, et si le vertige fait notre ivresse et nous réunis encore, tant mieux. Bisouxxx et merci de de m'avoir rejoint dans ton envol.

Eliawe : "Ce n'est pas désagréable de vous lire (à) nouveau"...la formulation me fait sourire ;-)
Merci d'être venue sous mes lignes, l'analyse est toujours la bienvenue quand elle est constructive. J'apprécie. Et que tu/vous (?) aies aimé ce petit texte me fait plaisir, cela va sans dire ;-).
Mes amitiés.


Xénia : "le poème m'évoque le faux calme de la nuit, le temps propice aux réflexions qui nous emportent jusqu'aux doutes, voilà mon ressenti..." Bien senti et formulé...
Le doute est le moteur de la réflexion. Il fait avancer.
Amitiés.

Sidonie : la part de mystère est une liberté sans laquelle l'aigle serait cloué au sol et perdrait ses deux têtes. Un indice : tout est dans l'avatar et mes racines. Et pourquoi tout expliquer...;-)
Kisses...

Je crois que je n'ai oublié personne.......



  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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  Publié: 26 juin 2013 à 00:43
Modifié:  26 juin 2013 à 00:44 par marchepascal
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Dans cet univers je te vois toi l'homme qui brave le mauvais t'en a fait du chemin pour nous décrire ta vision, tel le vaisseau fantôme nous ressentons chaque battement, chaque moment où tu rases la terre silencieusement, le vent allié de tes avancées te portent dans ce décor intemporel...


Marchepascal





    Le temps comme le vent passe et ne s’arrête jamais!!!
rimarien
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  Publié: 28 juin 2013 à 09:51
Modifié:  28 juin 2013 à 09:57 par rimarien
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Voilà pour moi la strophe qui m'a prise aux tripes:
La faucille coupante
d'une lame amputée
dans sa robe de miel
est interrogation

Elle véhicule tant d'images cette strophe, déjà au départ le dernier croissant de lune a cette forme de faucille, mais cette faucille est aussi un autre symbole, combien sont devenus marteaux à cause d'elle, combien sont morts sous sa lame acérée, tu parles d'une lune de miel!
Ne me demande pas pourquoi, je n'en sais rien mais à lecture de cette strophe m'est venu à l'esprit les images de The Wall des P.Floyd, je suis entré dans ton poème et j'ai eu un mal fou à en sortir, cette idée d'entre-deux comme un sentiment partagé, bien sûr on l'a tous vu ce mur tombé mais il y a d'autres murs transparents qui ne se voient pas mis à part pour un aigle surtout quand il a deux têtes une pour le passé, une pour le futur, forcément il voit tout et les armes et les larmes ont eu beau se taire, la paix retrouvée et si ce n' était qu'une illusion et ces ''souffrances étouffées'' par.........
qu'il faudrait en effet peut-être se demander:
Sommes-nous bien vivants? Et je crois comprendre donc cette connivence dont tu parles, Il faut être ''hors de la mêlée'' pour sentir, voir tout ça et qui mieux qu'une aigle en plus à deux têtes là haut si haut perché peut voir tout ça. Last but not least l'aigle à deux têtes a été et est encore un symbole, un drapeau pour certains pays la plupart slaves avec tout cette accéleration de l'histoire depuis quelques décennies.

Je n'en sais rien si c'est ton meilleur poème posté ici en tout cas il m'a remué les tripes et je le mets en favori.

ps: Et mon Raga qui va se ramener et dire le rimarien n'a encore rien compris, c'est possible en tout cas j'ai senti et ressenti et ça m'a donné l'envie de me mettre The Wall des P.Floyd

 
RiagalenArtem


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  Publié: 28 juin 2013 à 23:06 Citer     Aller en bas de page

Citation de Marchepascal
Dans cet univers je te vois toi l'homme qui brave le mauvais t'en a fait du chemin pour nous décrire ta vision, tel le vaisseau fantôme nous ressentons chaque battement, chaque moment où tu rases la terre silencieusement, le vent allié de tes avancées te portent dans ce décor intemporel...


Marchepascal






Merci Marché de cette vision du fond des nuits et des âges. Vaisseaux Fantômes de l'Homme. Ils cherchent ou se cherchent à perpétuité, condamnés à errer sur les océans de leurs interrogations, des introspections et des condamnations.
Ils ont donné lieu à des légendes, tels The Flying Ducthman. Ils effraient parce qu'ils touchent à l'interdit. Je ne pense pas que les miens soient maudits mais ils vont et ne connaissent pas le repos.
Ils vont seuls.

Entre le ciel et l'onde il est poussé sans trève
Errant de ci de là sous un mat foudroyé...
La vague qui le mord l'abaisse ou le soulève,
Ou penche sur le flanc le sombre dévoyé

Le vent hurle et le fouette au milieu de sténèbres,
Mêlant ses cris aux voix de l'abîme bavard,
Et c'est tantôt la plainte et ses sanglots funèbres,
Tantôt d'affreux fracas sous un éclair blafard.

Ses contours amaigris se dessinant à peine ;
Masse confuse il court dans la profonde nuit,
Fantôme inanimé sur la mouvante plaine,
Pour l'accomplissement du sort qui le poursuit.

Alexandru Macedonski
Affectueusement...
Riagal

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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  Publié: 28 juin 2013 à 23:34
Modifié:  28 juin 2013 à 23:52 par RiagalenArtem
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Citation de rimarien
Voilà pour moi la strophe qui m'a prise aux tripes:
La faucille coupante
d'une lame amputée
dans sa robe de miel
est interrogation

Elle véhicule tant d'images cette strophe, déjà au départ le dernier croissant de lune a cette forme de faucille, mais cette faucille est aussi un autre symbole, combien sont devenus marteaux à cause d'elle, combien sont morts sous sa lame acérée, tu parles d'une lune de miel!
Ne me demande pas pourquoi, je n'en sais rien mais à lecture de cette strophe m'est venu à l'esprit les images de The Wall des P.Floyd, je suis entré dans ton poème et j'ai eu un mal fou à en sortir, cette idée d'entre-deux comme un sentiment partagé, bien sûr on l'a tous vu ce mur tombé mais il y a d'autres murs transparents qui ne se voient pas mis à part pour un aigle surtout quand il a deux têtes une pour le passé, une pour le futur, forcément il voit tout et les armes et les larmes ont eu beau se taire, la paix retrouvée et si ce n' était qu'une illusion et ces ''souffrances étouffées'' par.........
qu'il faudrait en effet peut-être se demander:
Sommes-nous bien vivants? Et je crois comprendre donc cette connivence dont tu parles, Il faut être ''hors de la mêlée'' pour sentir, voir tout ça et qui mieux qu'une aigle en plus à deux têtes là haut si haut perché peut voir tout ça. Last but not least l'aigle à deux têtes a été et est encore un symbole, un drapeau pour certains pays la plupart slaves avec tout cette accéleration de l'histoire depuis quelques décennies.

Je n'en sais rien si c'est ton meilleur poème posté ici en tout cas il m'a remué les tripes et je le mets en favori.

ps: Et mon Raga qui va se ramener et dire le rimarien n'a encore rien compris, c'est possible en tout cas j'ai senti et ressenti et ça m'a donné l'envie de me mettre The Wall des P.Floyd


Tu sais mon JC, j'ai parfois envie de briser l'écran...il y a dans tout ce que tu m'as écrit tant de choses qui tels la faucille ou le marteau (sur ces deux points tu n'imagines pas comme tu es proche de ce que je tente d'exprimer). Et j'ai moi aussi réécouté The Wall...là, c'est du domaine de l'inconscient parce que sincèrement, je n'aurais pas fait le lien, alors qu'il est si "évident".
Il est mythique ce Wall de Pink...il y en a deux. Je m'"en-silence" pour des raisons que je ne peux pas livrer ici. Mais j'ai vu et lu longuement, à plusieurs reprises ton message. Pas par manque de compréhension mais parce qu'il m'a pris aux "boyaux"...le mot n'est pas "joli" mais c'est le seul que je trouve sur la grève où je m'arrête un instant.
Reprendre point par point ton analyse qui vient du coeur de la tête et de l''âme ("une lame") m'est impossible; il faudrait que nous soyons face à face. Le "net" a l'avantage de nous rejoindre et de permettre d'envoyer des missives à bout de terre mais pour les discussions, il a ses limites.
Simplement, dans toutes les allégories, oui, l'aigle représente plus que le passé et le futur, ses deux têtes sont tournées vers deux civilisations, vers l'orient et l'occident, c'est le symbole d'un drapeau qui n'existe plus que dans un "ailleurs" et j'y tiens avec tous les symboles qu'il véhicule.

Le mur, les murs sont de briques, de fer, de carton, ils sont multiples...construits comme une protection illusoire. Cacher la vulnérabilité ? Oui encore mais cela est violent -ce texte l'est dans son cri silencieux- tant qu'il n'y aura pas de lâcher prise, tant que la pensée tournera encore et encore en "carré", ce qui isole, ce qui enferme....Il y aura toujours ce hiatus, ce non man's land qui étouffe (et dire que je suis claustrophobe ;-). Ca dérive toujours dans l'humour chez moi (toi aussi tu connais) et pourtant...c'est à vif. "We don't need no thought control...." Une phrase en dit des masses...refus de la conformité et surtout du lavage de cerveau. Il y a des transparences dans ces murs d'opacité. Et tu l'as transpercé...en partie.

J'ai pas pu tout dire, j'ai omis pas mal de choses essentielles mais sur le vif, c'était mieux que bp de blabla...Merci infiniment. Dans tes favoris ? Comme une pierre de touche ? J'en suis touché.
Spasibo...

Toutes mes amitiés...à toi qui "rimeàtout" pour le coup.
Raga.

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Alphonse BLAISE.

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  Publié: 30 juin 2013 à 11:47 Citer     Aller en bas de page

"la faucille coupante
d'une lune amputée
dans sa robe de miel
est interrogation."

superbe métaphore...!

ce que j'aime dans tes textes c'est qu'ils sont au delà de sombres émotions ou descriptions, parsemés d’étincelles de poésie qui viennent éclairer la lecture par leur beauté et leur douceur...

Alexandra

 
RiagalenArtem


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  Publié: 18 jan 2014 à 18:09
Modifié:  18 jan 2014 à 18:17 par RiagalenArtem
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Merci infiniment Alex et tu te doutes comme ils me touchent, tes mots...je réponds avec un "peu" de retard mais le temps ne compte pas vraiment dans cet entre-deux-mondes ;-).

Ria....tout de même un brin "barbare"^^

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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