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LPDP :: Nouvelles littéraires :: La lumière du chevreuil Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 23 avr 2013 à 04:49 Citer     Aller en bas de page

«Lorsqu’on écrit un roman les gens doivent être vivants ; des gens sans importance. Un personnage est une caricature. Ernest HEMINGWAY «

La lumière du chevreuil

A Romain


Les semis d’automne sont commencés. Les champs hersés après la moisson se sont ouverts aux socs des charrues pour les recevoir ; blé, orge, avoine, colza….
Aux commandes de son NEW HOLLAND, un grand gaillard au visage mangé par une barbe broussailleuse et au regard bleu ciel fixe au loin la fuite du sillon qu’il vient d’achever. Concentré, il veut «marcher » le plus droit possible. Il attache beaucoup de soins à faire «un beau champ ». Il n’accepte pas la dérive en zigzag des traces, Il veut être fier de son ouvrage pour lui-même et aussi pour le regard de ses amis paysans communauté exigeante qui ne badine pas avec la « terre ».

Fils de paysan depuis plusieurs générations, il exploite la ferme de ses parents. Cette ferme, solide et énorme quadrilatère en pierres de pays de plus de cent ans d’âge, s’élève dans le Perche, carrefour entre la Beauce, la Normandie et Maine.

Bien que, sa famille installée dans cette région depuis plusieurs générations, il faut chercher ses racines ailleurs, peut-être plus à l’ouest, là, où le regard bleu des hommes fixe la mer au delà de l’horizon, peut-être plus à l’est, où les forêts immenses ont forgé des individus grands et forts. Non ! Il n’a pas le physique des percherons. Ils sont beaucoup plus petits avec des corps râblés et des bras musculeux pour manier faux et fourches. L’agriculture n’a pas toujours été mécanisée. Il fallait de solides avants bras et un coup de rein puissant pour faucher plusieurs arpents dans la journée et hisser sur le haut des remorques les ballots de paille ou de foin.

Probablement ? Un de ses aïeux avait aimé la région. Elle lui avait donné du travail, et à n’en pas douter des amours… Pour preuve, cette forte lignée de terriens droite, solide comme un chêne. Ils avaient dompté et entretenu la nature. La terre n ‘était pas ingrate. Elle donnait de bonnes récoltes. Avec le temps et beaucoup de sueur, Génération après génération, ils avaient acquis et transmis des lopins de terre, qui sont devenus des arpents, aujourd’hui plusieurs dizaines d’hectares de culture mais aussi des près pour élever des ovins.

Ce quadragénaire exploite la ferme familiale. Tempérament passionné, volontaire, il a été un des premiers à épouser les thèses écologiques et à les appliquer sur son domaine. Le passage de la culture intensive à la culture bio a été difficile et n’a pas été, aussi, sans difficulté financière, mais, il a tenu bon !

Maintenant, reconnu, il est devenu à la mode…Mais toujours avec beaucoup de soucis. Il sait qu’il ne fera pas fortune mais transmettra à ses enfants une terre propre, sa quotte part, bien faible à ses yeux pour sauvegarder la planète.

Le gaillard aime la nature sous toutes ses formes. Chaque saison lui apporte un plaisir immense. Il aime leurs couleurs différentes :
L’hiver, souvent, un ciel ardoisé donne aux collines du Perche des ombres fantomatiques qui transportent l’imaginaire.

Le printemps avec ses dégradés de verts et ses pluies qui déposent des perles d’eau sur la végétation renaissante.

L’été avec ses jaunes, dont l’intensité révèle la qualité des récoltes,

L’automne ! Cette saison est sa préférée. Il aime de son pas botté marquer de son emprunte les profonds labours bruns lors des parties de chasse, qu’il pratique depuis son plus jeune âge.

Gamin, il accompagnait toujours son père. Dès qu’il eut l’âge de chasser, ses premières économies furent investies dans un solide fusil.

En octobre, dès l’ouverture de la chasse, il s’accorde les dimanches pour satisfaire sa passion.

Avec son chien, un superbe setter anglais au pelage blanc moucheté de noir souple et plat frangé aux oreilles, poitrine pattes et queue. Il a plaisir à le brosser et lui tailler régulièrement ses franges, sans être excessif, pour lui donner une meilleure allure.
Tous les deux aiment, en complice, parcourir la campagne explorant tous les recoins qui peuvent servir d’abri au gibier de toute sorte. Passionné, mais respectueux des règles de chasse, il lui arrive de revenir bredouille, pour ne pas tirer un gibier pour lequel la période de chasse n’est pas autorisée.

Ce dimanche d’octobre est important, les chasseurs du coin se sont réunis pour la chasse au chevreuil.

Tôt le matin, et en fonction des remontées d’information sur le déplacement des groupes, ils s’étaient positionnés sur le pourtour d’un important massif boisé de feuillus en prenant bien soin d’être à contre le vent et… Ils avaient lâché les chiens !

Notre Setter vedette était à la fête. Il se mit aussitôt en quête d ‘émanations d’odeurs de gibier. Face au vent, il courait en lacets. Son maître le connaissait bien et l’observait avec beaucoup d’intensité. Il essayait de percevoir la modification des parcours que faisait son ami en galopant. Le raccourcissement de ses zigzags était le signe qu’il avait détecté une odeur et qu’il s’approchait du cône, l’endroit où l’odeur est la plus forte et par conséquent l’endroit où le gibier se terre.

Le beau setter s’arrêta net, à quelques mètres de lui un chevreuil tapit se dressa sur ses pattes tremblantes totalement tétanisées, il ne bougeait plus, n’essayant pas de s’enfuir, il attendait…

Le beau setter par sa position et son regard magnétisait la bête, il souhaitait que son maître conclue cette quête.
Celui-ci s’approcha à vive allure, quand l’animal fut à porté de fusil, il arma son arme, l’épaula, mais d’un coup, il n’eut plus le désir de tirer, de tuer ce chevreuil. Sa raison refusait l’acte.

Il fixait la bête tremblante dont le regard s’était chargé de la lumière du jour de ce matin d’octobre et qu’il allait éteindre pour toujours. Cet éclat de soleil, tel un rayon laser percutait sa conscience.

Il regarda son ami le chien, celui qu’il avait éduqué pour ce travail, celui avec lequel il avait parcouru des dizaines de lieues, celui avec lequel il avait traqué mille gibiers, celui qui attendait le coup de feu qui le libérait de cette attente et de cette position. Non, il ne pouvait pas décevoir son ami, il devait tirer, finir le travail commencé. Son esprit vacilla sa vue se brouilla, il ferma les yeux et tira. Il entendit un bruit mat sourd, la bête mortellement blessée gisait sur le tapis de feuilles mortes.

Son ami le chien était heureux. Lui ne l’était pas. A ses amis chasseurs qui le félicitaient, il maugréa, tint quelques propos incompréhensibles, prétexta une méforme, confia son ami le chien à son fils, laissa le chevreuil tué aux participants de cette battue et s’en retourna à la ferme.

Chez lui, dans la salle à manger, sans même quitter sa tenue de chasse, il démonta le fusil, le graissa, l’enveloppa dans un linge et le rangea au-dessus de la vieille armoire en chêne qu’il avait héritée des parents.

Depuis, il ne chasse plus, en revanche, Il veille à la régulation et à la sauvegarde de la faune locale en faisant respecter de façon rigoureuse, intransigeante les décisions relatives aux plans de chasse.

Il arrive que certains se réveillent un beau matin avec la sensation d’avoir reçu en rêve un message divin, et, leur vie devient différente. La lumière du chevreuil avait grandi sa conscience. Il travaillait sa terre avec passion, ce matin d’octobre, il y ajouta le respect de la vie avec un grand V

Le temps a passé, il ne préfère plus la saison d’automne. Il pense souvent à son ami le chien et au chevreuil réunis maintenant quelque part, là haut…

  YD
Chris-Charmeur


Don't wake me up !...
   
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  Publié: 23 avr 2013 à 14:00
Modifié:  23 avr 2013 à 14:05 par Chris-Charmeur
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BLACKOUT - THE HΛCKER


.`•.¸.•´… ♪♪♪ Yvon...♪….
Toujours avec cette notion de Vie... Avec un grand V...
Comme Vitalic... Euh !!.... Je m'égare...
L'éveil de quelque chose... Un événement anodin qui portera une conséquence non négligeable... Dans un sens ou dans un autre... Un éveil de quelque chose, aussi divers qu'il peut être qui changera des choses, une autre vision de la vie, d'une certaine façon ou d'une autre...
Comme quoi, nous sommes plus en osmose avec notre environnement (nature, homme etc...) que l'on ne croit...

Tu en donnes une version, dans un cadre, un contexte...Je me demande si il n'est pas proche de ton état d'esprit réel... Je pense... Bel esprit plein d'esprit...

Une écriture qui respecte la citation en introduction... Une écriture qui semble anodine, uniquement sereine, mais chargée de plus que du bon sens...

Et un jour, l'éveil eu lieu... De cette façon, ou schématiquement similaire... Le plus bel épanouissement auquel on ne pouvait s'attendre... C'est surtout dans cette notion d’événement hasardeux, totalement imprévu, que telle chose prend tant d'importance...

De la Vivre, c'est une chance... Oh que Oui !!....
Comme devenir un élu ...

et
[☮ [THE HΛCKER] ◂▸
..........................]



HΛ - TIME HΛS CHΛNGED

Production©ΛBI-P

Des rêves mécaniques pour une mélodie en sous-sol

  Tous les textes sont déposés à la SGDL...
God bless you !...
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TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 25 avr 2013 à 09:00 Citer     Aller en bas de page

Vita

Merci pour ton commentaire pertinent. je crois que tu commences à me connaître. C'est bien vrai, j'accorde beaucoup d'importance à la conscience. c'est la somme des différentes sensibilités qui forme une société cela est d'autant plus vrai que nous sommes passés d'une société verticale à une société horizontale - Le cadre légal est à côté de chaque "quant à soi " chacun à son avis sur tout et sur rien... alors le bien vivre en société réclame l'élévation de la conscience. Dans l'exemple du chasseur il avait le droit de tuer le chevreuil mais sur le plan moral enlever une vie pour le plaisir est-ce que cela était nécessaire? je crois que nous devons toujours nous poser la question sur cet aspect ultime doit on tuer la vie si cela n'est pas vital pour soi?
Amitiés
Yvon

  YD
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  Publié: 26 avr 2013 à 10:57 Citer     Aller en bas de page

Petites touches de Lys

L'histoire est romancée, mais le fond est vrai - c'est pour ne pas avoir eu envie de tuer un chevreuil que cet homme ne chasse plus.

Amitiés
Yvon

  YD
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  Publié: 7 juin 2013 à 09:51 Citer     Aller en bas de page

Lipe

Merci de ton passage. la conscience de l'humanité s'élève doucement mais il y a encore du boulot sur la planche.

Amitiés

yvon

  YD
Brin d'harmonie

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10 octobre
  Publié: 28 août 2017 à 07:44 Citer     Aller en bas de page

Douloureux moment de lecture que l'extinction de ce chevreuil, mais
la prise de conscience ancrée dans ce chasseur m'a touché.
Une belle narration imagée, un message sous-jacent, bravo et merci Yvon.

Cela m'a rappelé le film "Powder", dans lequel un être possédant un pouvoir, a fait ressentir à un chasseur la douleur qu'il avait infligée à une biche.
Et également une scène équivalente du film "Starman".

Amicalement

 
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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19 octobre
  Publié: 29 août 2017 à 10:20 Citer     Aller en bas de page

[b]Brin d'harmonie[/b


Heureux que cette nouvelle t'a intéressé

Amicalement

Yvon

  YD
Myo


Le bonheur se trouve comme un myosotis, tout petit, tout gentil dans un coin de la vie...
   
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16 octobre
  Publié: 17 oct 2018 à 14:43 Citer     Aller en bas de page

Coucou Yvon,

Je te découvre dans ce style narratif et ...ça vaut le détour

Oui, je retrouve bien dans cet écrit ce sentiment d'appartenance à une terre et ce profond respect pour la vie.
Hélas, beaucoup ne savent plus s'émerveiller de toutes ces beautés dont regorge la nature ...

Un très beau texte.



Myo

 
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19 octobre
  Publié: 18 oct 2018 à 11:31 Citer     Aller en bas de page

Myo

Heureux de ton passage

Amitiés

Yvon

  YD
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