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  Publié: 15 juin 2013 à 11:01
Modifié:  15 juin 2013 à 13:57 par FeudB
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Tu t'es coiffée avec la queue du diable, ce matin, mon amour.

Des cerises en porcelaines
oscillent à tes oreilles affirmatives,
tes yeux ramassent les ailes des oiseaux
qui dormaient dans des corbeilles en lilas.

Je vois les signes bruns et violents
de ton tatouage
où ta peau avait envie de hurler
poupée gonflable
poupée gonflée
les serrures sourient aux clefs
Dolorés dans la pénombre
cherche à savoir ce que j'ignore
sur la géométrie des échiquiers.

Tiens donc,
voilà la moustache au dessus du nez.

Ce matin,
tu te décides à parler,
en choisissant de m'écouter.
tellement de choses mériteraient d'être dites
sur la queue du serpent mordu par
le serpent de cette queue
que je commence par te dire ce que j'ai sur le cœur
où ta tête se fut un jour posée...

le vin...Du vin...

des grelots pourpres, frémissants,
aux cimes hargneuses des globes,
ruisseaux noueux de la pierre et de l'argile,
des feuilles sanglots,
des coteaux...

Un jour que j'étais encore un gosse
j'ai vu un escargot
rentrer dans le cul d'un chien endormi.

Mon père nettoyait son fusil
à côté de ma mère endormie, elle aussi,

et ma soeur jonglait dans la cour
à côté du puits
avec des pommes de main
tombées d'un homme de pin.

On avait un chien
qui s'appelait "ferme ta gueule",
enfin, c'est le nom que mon père lui donnait.

Dans la carafe
des glaçons se fendaient tout seuls
dans l'eau tiède,
comme un idiot sourire
mais nécessaire.

La vie ne manque pas d'humour
et c'est pour ça que la mort, Henri...

Le dimanche il y avait la brocante
et des lundis à vendre, tout pourris, tout meurtris;

et des Mercredi aussi.
Et même des semaines de quatre Jeudi.

Il y avait l'école aussi.
pour apprendre.
Avec une cour au milieu.
Pour apprendre à oublier.

Et l'usine. l'usine de fusils.
des fusils derrière la tête,
qui complotaient avec des idées,
les idées de derrière la tête.

Près de la fenêtre
mon père rangeait son fusil à lui
au cas où le vent viendrait nous piquer
l'orgueil qui nous servirait à lui survivre,
ou bien la marmite avec son lapin en bouillie
ou bien la brosse à cheveux
ou bien ces trucs idiots qui se prennent pour la vie.

et puis le soleil se couche là-bas, très joli,
dans le cendrier plein
de la mort de la nuit.

Et j'embrasse pour la première fois
une petite fille en noir et blanc
sans savoir que c'est peut-être un mensonge
ou un homicide,
un épouvantail à suicide,
et la plus belle chose qu'il est possible de gâcher.

Ils ont emportés ma sœur cette nuit.
Elle avait un diable dans le ventre
et il fallait le faire sortir
parce qu'il menaçait de parler.
Certaines portes sont si faciles
qu'on se demande si les ouvrir
ne cache pas ce qu'elle ne seront jamais.

Mais les hommes
en savent plus que moi à ce sujet.
Et certains chiens se réveillent, lentement
et rampent vers l'os de mon cerveau en salivant.

Il y à trois jours
que je n'ai pas vu un bateau couler
un marin se "pomponner"
un chameau se branler
un chalumeau se brûler
un hibou hululer
une libellule y berner
un accent circonspect
un agent circonflexe
et ta peau continue de repousser sur mes plaies
comme des taies sur l'oreille.


AAAhhh!!!

assis avec ta mère, mon fils
au bord de la rivière
qui nous mouillait, à nous frôler,
nous regardions sous nos paupières
la viande des rêves devenir réalité.

Les larmes sont des probabilités
mais les lapins dans les chapeaux aussi
et c'est un peu comme ça que tout est né.

Les allumettes sont plus rusées que le feu
puisqu'elles sont les humaines et machiavéliques tragédies
de la préméditation.

Mais le jeu en vaut la chandelle
et si tu trouves cette expression désuète
je dois te dire que moi aussi,
moi aussi je t'aime,
moi aussi je tremble,
moi aussi j'ai peur,
j'en ai peur,
et moi aussi je veux la chandelle
et tu le vaut...

Ton père.

 
patoune.mounemoune


J'ai quelques heures et j'ai déja faim de vivre...
   
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  Publié: 15 juin 2013 à 13:24 Citer     Aller en bas de page

mandrin.... et

 
Chevalier Liqueur


Je ne suis pas là pour être aimé...
   
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21 août
  Publié: 15 juin 2013 à 13:40 Citer     Aller en bas de page

il y a comme un fumet d'innocence... un parcours de vie par la tristesse... Les sons sonnent fort et les images claquent...

J'en serais presque chamboulé si je n'étais pas déjà sur un bateau...

merci


Bises

  N'attends pas que je sois tombé pour la France...
Lacase Cet utilisateur est un membre privilège


Si Eve n'avait pas pensé qu'à sa pomme...
   
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18 septembre
  Publié: 15 juin 2013 à 16:24 Citer     Aller en bas de page

Il y avait longtemps que je n'avais pris le temps de te lire Mandrin
C'est clair, j'avais tort. Je repars resuréalisé et content.
Merci à toi

  Si le berger a le Mans qui a les rillettes?
Daph à la rose


Mes textes sont ma propriété
   
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17 août 2017
  Publié: 15 juin 2013 à 22:40 Citer     Aller en bas de page

C'est un long voyage ce poème, à travers les époques, à travers les sentiments.

J'ai adoré.

  Daph à la rose
Lis tes ratures

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3 septembre
  Publié: 16 juin 2013 à 13:16 Citer     Aller en bas de page

Vous êtes toutes et tous très sympa, cela dit en passant.
Prenez le temps d être heureux que je me dépêche de m en réjouir.
Mandrinmodern

 
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