Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 106
Invisible : 0
Total : 107
Équipe de gestion
· Maschoune
13108 membres inscrits

Montréal: 14 nov 00:04:42
Paris: 14 nov 06:04:42
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Poèmes tristes :: Trask Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Lis tes ratures

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
400 poèmes Liste
1054 commentaires
Membre depuis
19 décembre 2017
Dernière connexion
11 octobre
  Publié: 20 juil 2013 à 01:37
Modifié:  23 juil 2013 à 15:12 par Eliawe
Citer     Aller en bas de page

Ta mère est un faubourg,

l'épicier aime la gamine qui vient chercher des allumettes
elle a pas l'âge de le faire
il a plus l'âge pour lui plaire,

ton chien ronge sa laisse
et de tes bottes en a plein le cul,

le train est en retard
le type éparpillé sur la voie te présente ses excuses
en mille morceaux,

trois inspecteurs de la brigade des stups
fument leur saisie devant le match
le holster plein de chrome et d'acier,

un crocodile croque une poule d'eau toutes les huit minutes
un Chinois apprend à parler français
un Indien essaye de comprendre l'américain
personne a plus rien à se dire
et tout le monde écoute ce qu'il reste de rien
devenir un endroit bruyant,

des cendriers avec des poumons qui fument
des bouteilles avec des couillons qui coulent
des sexes avec des mensonges
enroulés comme des caducées de mort,

cent mille kilomètres de veine
périphérique sanguinaire et le taxi dingue
matricule zéro
qui ramène les petite filles pleines de frissons
dans leurs robes de mariée en peau de corbeau
jusqu’à la dépouille du prince,

le cerf volant du diable
dansant comme une vague
qui tient par la quille un bateau
contenant assez de sable
pour être marchand de radeau,

ta mère est un temple
il y a une cerise sur ta peau
qui s'appelle Avril
qui saigne jusqu’à en cracher son noyau,

ta bouche est le ventre de mes mots,

le visage des falaises
la brume mélancolique et le soleil albinos
carte postale pour les monstres
qui naissent a cause du chagrin,

ma main
qui dessine dans le sable
l'endroit où tout va disparaître
car nous sommes ce que nous ne parvenons pas à devenir
et le contraire de ce que nous ne parvenons pas à être
jusqu’à la vague ultime, lente, et dramatique
qui noie sans vergogne l’œil clos
qui essaye de me voir à travers mes mots
alors que je ne suis que l'homme
qui venait de tomber de sa peau
sur le marbre glacé de trois pommes
haute comme bientôt,

ta mère est un faubourg
avec un jardin plein de fleurs dans les cheveux
et des clous retenaient ses mains jointes
sur la prière qu'elle connaissait par rage
et oubliait par cœur,

et ton père a détruit cette ville
matricule zéro
avec sa clope et son sabre
prêt à sauver sa peau
prêt à déminer les soleils qui se couchent
prêt à hurler dans la gueule des fauves
pour toi, petite fille, pour toi,

et ce monde entre les doigts en plastique d'une pince à linge
sèche sur la corde des quiproquos,

faut qu'on se parle
faut qu'on jaillisse du cachot
faut chercher les étoiles dans l’œil du forgeron
le cuir des cœurs
la cendre des sanglots
la semence du tango exubérant des voleurs de flamenco,

faut que je t'aime
car il ne reste que ça à faire
puisque te haïr semble devenu si incongru et vain
que les volets découpent la moindre lueur
captives de ta peau
pour me l'offrir comme présent
comme si tu étais devenu le refrain
de maintenant...


 
Ancholie


Essayer d'exprimer l'inexprimable (Zachary Richard)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
16 poèmes Liste
82 commentaires
Membre depuis
15 novembre 2010
Dernière connexion
14 septembre 2014
  Publié: 20 juil 2013 à 09:14 Citer     Aller en bas de page

Simplement ...le cœur chamboulé devant tant d'images

So

  So...
Lis tes ratures

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
400 poèmes Liste
1054 commentaires
Membre depuis
19 décembre 2017
Dernière connexion
11 octobre
  Publié: 20 juil 2013 à 15:35 Citer     Aller en bas de page

So....
quel voyage, rien que ces deux lettres.

 
Ancholie


Essayer d'exprimer l'inexprimable (Zachary Richard)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
16 poèmes Liste
82 commentaires
Membre depuis
15 novembre 2010
Dernière connexion
14 septembre 2014
  Publié: 21 juil 2013 à 08:08 Citer     Aller en bas de page

  So...
Lis tes ratures

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
400 poèmes Liste
1054 commentaires
Membre depuis
19 décembre 2017
Dernière connexion
11 octobre
  Publié: 27 juil 2013 à 12:41 Citer     Aller en bas de page

Saphariel, la littérature a un pouvoir limité;
Vous vous êtes transporté a son paroxysme.
C'est une vertu de savoir lire ainsi.

mandrinmodern

 
Lis tes ratures

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
400 poèmes Liste
1054 commentaires
Membre depuis
19 décembre 2017
Dernière connexion
11 octobre
  Publié: 11 mai 2016 à 03:40 Citer     Aller en bas de page

J'ai vu, je suis votre voisin du dessous !

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 831
Réponses: 5
Réponses uniques: 2
Listes: 1 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0399] secondes.
 © 2000 - 2019 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.