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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Petite histoire de trottoir Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Auto dit d'acte


On voudrait revenir à la page où l'on aime mais la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts (Lama
   
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  Publié: 8 oct 2013 à 08:02
Modifié:  9 nov 2013 à 03:45 par Adamantine
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.
Je suis resté là tout seul sur le trottoir à attendre que les gens le ramènent...

Ma journée avait pourtant bien débuté, réveillé tôt, moi plus tôt que lui bien entendu, je suis toujours réveillé avant lui. Il faut d'ailleurs que je le réveille certains jours, quand il ne s'en va pas juste après son déjeuner pour aller je ne sais où, et qu'il me dit "allez il faut que j'aille gagner ma croûte ! " Ce matin je crois qu'il ne devait pas le dire, non ! Il ne devait pas le dire car il a mis sa tenue des jours quand il court en sortant ! Puis en rentrant il s'arrête juste avant la porte des escaliers qui montent jusqu'à l'appartement dans une maison où il y a tout plein de bonnes odeurs, il dit "attends-moi là je vais chercher le pain !". Je me rappelle une fois, je suis rentré en même temps qu'une femelle qui sentait bizarre elle, elle sentait fort des odeurs de fausses fleurs, des odeurs que j'avais déjà senties sur d'autre femelles et jamais sur lui !
Quand il s'est tourné et qu'il m'a vu, je me suis fait grondé comme pas possible, il m'a dit que je n'avait rien à faire ici et m'a fait ressortir sur l'instant ! Aïe aïe aïe, comme j'ai regretté ! J'ai regretté ces odeurs de pain frais et chaud... humm il y avait aussi des odeurs de sucre, du sucre partout ! J'ai bien essayé de rentrer encore quelques fois dans cette maison mais la femelle qui sentait fort me connaît maintenant, elle me surveille comme les autres, alors elle ne me laisse pas la porte ouverte comme la première fois, non non. Mais j'ai l'impression qu'elle lui porte de l'intérêt à lui, elle vient toujours quand il est là et elle communique avec lui à chaque fois, on dirait qu'elle lui tourne autour !
La dernière fois elle lui a dit avec un sourire niais au plus haut point "alors à demain Paul, ce sera un dimanche mémorable, Chris et Daniel vont apprécier votre visite, j'en suis sûre !"

Le lendemain je suis resté à la maison, tout seul jusqu'à ce qu'il rentre. Je déteste rester seul !

Ce matin quand il a fini de déjeuner et que, impatient comme je suis j'ai entendu "allez vient Gary, on y va !", j'étais vraiment content, j'étais comme un fou qui va se pisser dessus ! Oui je crois que c'est ça le terme, un fou ! Vous avez déjà vu un fou qui se pisse dessus ? Alors il faudra que vous me décriviez cela car moi je n'en ai jamais vu !

Il l'a donc dit "allez vient Gary on y va" puis il a ouvert la porte de la maison et nous sommes sortis sur le palier. Il a refermé la porte à clef comme d'habitude, puis s'est tourné vers la boîte en fer qui descend et monte toute seule. Mais il faut quand même qu'il l'appelle en touchant une sorte de bouton qui devient rouge quand il appuie dessus et là, la boîte arrive en faisant du bruit. Alors deux portes s'ouvrent de chaque côté de la boîte et nous montons dedans! Il y a plein d'odeurs dans la boîte, il y a même des odeurs de pisse qui pue, pas la mienne en tous cas, la mienne elle ne pue pas ma pisse non non ! Et là je regarde les portes qui se ferment et la lumière qui passe devant chacune d'elles au travers des vitres. Je le regarde lui, je regarde la porte, lui, la porte. Puis quand elles s'ouvrent je rive mes yeux sur lui en attendant qu'il me dise "allez !"
Alors je me jette dehors jusqu'à la dernière porte, celle de la sortie et là, j'attends juste qu'il ouvre pour courir dehors rejoindre mon poteau préféré qui n'attend qu'une chose, que je l'arrose avec tout ou presque mon pipi de la nuit. C'est bon hum, vous ne pouvez pas savoir comment c'est bon !
Lui il a un trou à la maison qui fait des bruits bizarres quand il a fini de faire dedans. Oui oui ! Lui il peut faire pipi à la maison ! Mais bon, je ne lui en veux pas, car son trou, je ne saurais pas m'en servir. Puis en plus il est trop grand pour moi ! Le trou je veux dire, pas lui !
Alors pendant que je me vide de toute cette pisse accumulée, il arrive à côté de moi en disant " ça fait du bien Gary, hein !? " en me regardant avec un air de vache traumatisée ! Là je lui en veux... Ce que ça peut être gênant quand même cette attitude envers moi !

Une fois ce rituel terminé "nous" sommes allés courir. Il court plus ou moins tout seul car moi et mes petites pattes, "nous" on a vraiment du mal à suivre. Mais bon je ne lui en veux pas pour ça non plus, il m'attend de temps en temps. Il s'arrête toujours dans le parc, à l'endroit où il y a un robinet et une boîte de conserve cachée dans un buisson juste à côté, et il me donne à boire, un peu ! Il me dit que je ne dois pas trop boire, que c'est pour mon bien !
Au bout d'un moment, je crois qu'il est fatigué parce qu'il me regarde avec un air bizarre et me dit "allez on fait demi-tour, à voir ta langue, tu vas bientôt marcher dessus."
Pfft ma langue, elle est bien bonne celle-là, moi si je sors ma langue, c'est pour m'aérer, c'est tout, pour m'aérer !
Toi un jour tu vas mourir asphyxié à ne pas la sortir ta langue. Je crois même que tu es jaloux.

Alors ce matin-là on est retourné du côté de la maison qui fait du pain un peu plus tôt.
Il avait l'air d'un enfant, il ne courait plus mais il avait des réaction bizarres et il souriait comme un âne ( je n'ai jamais vu un âne sourire mais je l'ai déjà entendu dire). De temps à autre, il regardait en l'air alors qu'il n'y avait rien en l'air, même pas un oiseau! mais il regardait quand même et il tournait sur lui-même en chantonnant !
Puis il répétait sans arrêt le même mot " Hélène, Hélène..." J'étais quand même content d'être là avec lui, le soleil était là et l'herbe fraîchement coupée sentait bon. Pas assez d'odeur de pipi ici et là mais elle sentait bon quand même.

Quand nous sommes arrivés à la maison qui sent bon les odeurs de pain, il m'a regardé d'un air songeur pendant quelques secondes sans rien dire, puis lorsque j'ai penché la tête en redressant l'oreille, il l'a dit : " c'est bon Gary, ne t'inquiète pas je ne te monte pas à la maison, je ne vais pas partir aujourd'hui, mais il faut que tu sois sage, tu ne rentres pas dans la boulangerie, je vais boire un thé avec Hélène, j'en ai pour un petit moment quand même.
Et là j'ai compris, Hélène, Hélène... encore une de ces femelle qui de temps à autre sentent fort et qu'il ramène à la maison. Il y en a même qui ont du mal à m'accepter et je ne peux même plus dormir sur le lit à ses pieds ! C'est un comble tout de même, ce sont elles les dernières arrivées, ce serait à elles de dormir dans le panier dans le salon, non ???

- Allez, tu es sage, j'y vais. C'est un rencard important pour moi aujourd'hui !

- oui c'est cela, tu me dis la même chose à chaque fois que tu en renifles une, moi quand je les renifle les femelles, j'en fais pas tout un plat !

Puis il est rentré dans la maison qui sent bon les odeurs de pain. Alors j'ai attendu, j'ai reniflé tout autour de moi, reniflé, reniflé encore. Je me suis posé sur le derrière, j'ai regardé les boîtes en fer qui roulent et qui puent et j'ai attendu encore.
J'ai même failli m'endormir, les gens qui passent à côté de moi ne me calculent même pas, pas une caresse de temps en temps, j'ai failli m'endormir quand un grand bruit à secoué les environs.
Tout le monde s'est mis à courir en criant, il y en a même un, un mâle qui est tombé en me tapant dedans, il m'a fait peur. J'ai regardé la porte de la maison du pain parce que j'avais peur et que ne savais pas où aller mais elle était fermée.
Je ne savais pas où aller.
La porte s'est enfin ouverte, est le grand bruit continuait, un grand bruit répétitif, un peu comme quand il pleut et que le ciel se déchire de lumières. J'ai peur aussi à ces moments-là. La porte s'est ouverte et une femelle est sortie en courant elle aussi, Paul l'a suivie.
J'étais content, il revenait, mais je me suis posé la question quand même, pourquoi il court, ce n'est plus le moment de courir !?

Le bruit à continué, par à coups. Bang bang bang, encore bang, là j'ai eu vraiment très peur, mes oreilles m'ont fait mal. J'ai rangé ma queue entre mes pattes, j'ai baissé les oreilles et la tête en tendant le cou vers Paul car il vient me caresser quand je fais cela parce que j'ai peur. J'ai cru qu'il allait le faire, il venait dans ma direction en courant. Mais il s'est arrêté de courir d'un coup, comme la femelle un peu après lui ! Ils en ont eu marre de courir sûrement parce qu'ils se sont couchés sur le ventre tous les deux. Un autre mâle est sorti en courant aussi, enfin, je dis un mâle, je ne suis pas sûr car je n'ai pas vu son visage, il avait une grosse chaussette noire avec des trous dedans posée sur la tête, et il est parti dans la direction opposée avec un sac dans les mains. Lui j'ai vu qu'il aime courir, il courait très vite sans s'arrêter, très vite, plus vite que Paul ces jours-là.

Quand le calme est revenu, beaucoup de gens se sont rejoints au même endroit pour se renifler, mais il y en avait deux qui reniflaient Paul, et deux la femelle ! Paul dormait toujours quand je me suis approché, mais il dormait d'une drôle de manière, dans une sorte de liquide de couleur qui sentait comme quand je me suis fait mal une fois avec une bouteille cassée qui traînait. Le liquide est sorti de ma patte et je me suis léché pendant un bon moment avant que Paul ne s'occupe d'arrêter le liquide.

Paul dort toujours quand un mâle me pousse sur le côté en disant "virez moi ce clébard de là, j'ai besoin de place et d'air ! nom de Dieu..."
- c'est son chien lui dit une femelle qui passait par là, je le reconnais ! Il n'y en a pas deux comme lui dans le quartier de ces saucissons sur pattes...

Puis plus personne ne s'est occupé de moi sauf quand d'autres mâles tout en blanc sont arrivés dans leur boîte en ferraille qui fait beaucoup de bruit avec beaucoup de lumières de couleur. Eux ils m'ont poussé aussi alors que je voulais renifler Paul. Ils m'ont poussé pour prendre Paul toujours couché et l'emmener sur une sorte de planche enfermée dans un tissu noir.

Je ne pouvais même plus le sentir. Le tissu n'était pas du tissu, les odeurs de Paul ne pouvaient pas passer au travers

La boîte en fer qui roule avec beaucoup de bruit et de lumières de couleur est partie avec Paul et la femelle dedans, tout le monde est parti au bout d'un moment, et je suis resté là tout seul sur le trottoir à attendre que les deux mâles le ramènent... je ne lui en voudrais pas, même s'ils le ramènent avec la femelle qui sent fort les odeurs de fausses fleurs et qu'elle ne m'accepte pas, elle finira bien par m'accepter si elle reste... c'est sûr, tout le monde finit par m'accepter...

Le trottoir est froid ! Quand est-ce que tu reviens ?...

  pmjb
Sybilla

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30 novembre
  Publié: 8 oct 2013 à 10:31
Modifié:  21 nov 2013 à 21:46 par Sybilla
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Bonjour cher ami Patrick,

Quelle histoire avec ce chien qui est rejeté par ses maîtres...
C'est assez triste mais heureusement que certains animaux ont plus de chance de vivre une vie plus heureuse et dans de meilleures conditions...


Amitiés sincères

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Jean-Claude Glissant
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21 novembre
  Publié: 13 oct 2013 à 04:00 Citer     Aller en bas de page

Agréable lecture. Merci et à bientôt.

 
Auto dit d'acte


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17 septembre 2017
  Publié: 13 oct 2013 à 17:49 Citer     Aller en bas de page

Merci à tous, le manque de temps et la fréquentation d'endroits peu fréquentable en ce moment me fait vous donner une réponse générale. Je sais ce n'est pas forcément plaisant mais...
Sanguine, Sybilla, jean-Claude, merci pour vos passages et le temps pris pour décrire vos ressentis, merci beaucoup.

Amitiés à tous
F.d.

  pmjb
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