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LPDP :: Poèmes par thèmes : Rubrique spéciale anniversaire : "18 ans" :: Alice 18 ans aujourd'hui Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 10 avr à 11:51
Modifié:  10 avr à 16:57 par Emme
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Alice 18 ans aujourd'hui

Nous venons de changer de siècle, l’an 2000 s’affiche aux quatre coins du monde. La fête est généreuse, les espoirs infinis alimentent les conversations.

Je suis avec un ami. Son épouse vient de mettre au monde, la plus jolie des petites filles. La clinique pavoise. Toutes les petites créatures nées ce jour-là sont gratifiées « enfant du siècle ». Naturellement, je félicite chaleureusement la maman pour ce moment exceptionnel : une jolie demoiselle en devenir, et une date anniversaire facile à retenir avec l’impossibilité de se tromper sur l’âge… Parfait pour moi !

Ce nouveau millénaire fêté comme il se doit, comme tout le monde, je l’avais attendu avec impatience. C’était le temps d’un rêve, cet horizon lointain faisait scintiller les yeux. Ce nouveau siècle plein de promesses allait pouvoir assouvir les passions les plus folles. Nous étions sur une route de progrès avec des nuages, certes, mais rien d’insurmontable, nous devenions les maîtres du monde.

Toutes les innovations sur les découvertes fondamentales du 20ème siècle ; l’infini grand et l’infini petit explosèrent. L’informatique après quelques tâtonnements imposa sa révolution binaire, la maîtrise du spectre lumineux développa le laser dans des applications insoupçonnées… Bref, ces deux exemples majeurs montrent que le progrès s’est infiltré partout pour satisfaire des désirs de consommation insatiables.

Aujourd’hui, Alice a 18 ans. Elle prépare le bac. Elle est devenue une superbe demoiselle.
Grande, il paraît qu’actuellement cette génération a gagné en taille une bonne vingtaine de centimètres. La qualité nutritionnelle en serait la cause, bien compréhensible, aucune limitation aucune disette depuis 1950. Pas comme nous les anciens, qui avons subi les restrictions dues à la période de guerre.

Déjà jeune femme à souhait : de beaux et longs cheveux blonds entourent l’ovale d’un visage séduisant, de grands yeux bleus, un regard assuré, déterminé, volontaire, un beau reflet de promesse.

Nous bavardons souvent de tout et de rien, mais quand même, c’est un peu la rencontre de deux siècles : le mien balayé par la technologie, le sien en bordure de route dont la ligne d’horizon recule sous les nouvelles innovations et qui montre une perspective mouvante, changeante…

Au premier coup d’œil, une différence importante nous sépare, elle tient souvent dans la main droite son smartphone, mon portable est au fond de ma poche.
Elle, toujours prête à répondre à la moindre sollicitation de son appareil, pour moi, mon forfait à 2€ n’a aucune fonction spécifique autres que la communication téléphonique et cerise sur le gâteau, la possibilité d’envoyer des SMS.

- BIP ! Un SMS : pas de car, peux-tu venir me chercher au lycée à 17h45
– SMS - pas de souci à tout à l’heure !
N’aimant pas être en retard, j’arrive toujours en avance à mes rendez-vous. Hors de ma voiture, j’attendais demoiselle Alice devant l’établissement, un monstre qui accueille 1000 élèves. Ce lycée fait un peu « auberge espagnole », il y a un va-et-vient permanent.

Un groupe de jeunes s’interpelle « Les parents de Solène ne sont pas là pendant le week-end » « Grosse soirée samedi soir chez elle. » L’un d’eux hurle ! Je m’occupe de rabattre les copains, j’envoie des SMS à ceux qui la connaissent… Propos captés à la volée – « Super – chez elle la soirée va être XXX plus fumette – N’oublie pas d’inviter Jules, se faire un homo, nous changera des filles… Que chacun amène un peu de bouffe, mais surtout de la vodka enfin du liquide qui décoiffe. » Tout cela dit dans une humeur hilarante, la fête se lisait dans leurs yeux…

Tout à cette écoute indiscrète, je ne remarquais pas, qu’Alice était déjà dans la voiture. Je la rejoignis un peu perturbé par ces propos.

À peine installé, en bouclant ma ceinture de sécurité, je dis :
- Tu les connais
-Sans plus, nous sommes nombreux.
- Je vais te rapporter ce que j’ai entendu : ils vont faire la fête chez une certaine Solène, ça va être « hard » de la baise et de l’alcool à gogo. Ils ont même l’intention de s’amuser avec Jules, un homo !

Je lui jette un coup d’œil en coin, Alice reste imperturbable.
- Tu me surprends, tu n’es pas choquée ?
-Pourquoi ! C’est banal aujourd’hui
- Ok, si tu le dis !
-Vous vous êtes battus en 68, votre slogan, vos graffitis, « il était interdit d’interdire », en voilà une déclinaison. C’est ainsi.

- Notre mini-révolution voulait se libérer des carcans de l’époque.

- C’était une époque de rupture : les femmes jetées dans le boulot ont commencé aussi à se libérer de la tutelle masculine. Nous avons gagné la pilule, l’avortement. L’égalité sociale continue son chemin. J’espère que je vais gagner correctement ma vie, non pas être payée 20% de moins que mon alter ego masculin !

Je reviens sur la nouvelle liberté sexuelle.
- L’évolution des mœurs, cette dissociation de la procréation et du plaisir, c’est bien ! Nous les vieux, nous étions hantés surtout les filles, si elles tombaient enceintes avant le mariage, c’était une catastrophe, et parfois même, la fille était mise au ban de leur village…

- Oui, c’est mieux, mais moi j’en profite pas plus. Je ne veux pas tomber dans une forme d’addiction au sexe, j’ai encore beaucoup d’années d’études.

- Tu as certainement raison, mais tu peux tomber amoureuse, il n’y a rien d’anormal à cela !

- Je vais éviter, trop de soucis pour concilier amour et études

- Il est vrai que vous les jeunes vous faites des études de plus en plus longues, en gros votre vie sexuelle démarre à 25 ans. Je te rappelle que tu peux faire des enfants depuis l’âge de 15 ans, en souriant ,10 ans de retard…
- Dans mon siècle ont essayait de séduire les filles bien avant… Pour la majorité des mômes de l’époque les études s’arrêtaient à 14 ans - direct au boulot - La sortie de l’enfance était rapide. On ramenait des sous à la mère comme le père le faisait, alors tu comprends même si ce n’était pas vrai sur le fond, du jour au lendemain nous devenions des « hommes » et à ton avis que devait faire un « homme » il devait s’empresser de « courir les filles ».

- Ne coucher que pour coucher ne m’intéresse pas trop, et puis « Papy » pour l’hygiène on peut prendre du plaisir toute seule. J’ai des copines qui ont été à des réunions de démonstration de sex toys…

- De dieu ! Je suis vraiment du siècle dernier, j’ai besoin de me mettre à la page. Bon je n’insiste pas mais si tu rencontres l’amour avec un jeune homme ou une jeune femme avec qui, tu te sentes bien en harmonie, que vous avez une grosse envie de vous aimer autrement qu’avec un sex toy ne laisse pas filer ces moments, tu verras, c’est magique. En t’écoutant, tu me fais apparaître la jeunesse d’aujourd’hui sous un jour insoupçonné. Entre une dérive à la Bacchus et une autre, qui devant les questions économiques supputent des difficultés d’avenir difficile pour ne pas dire insurmontable. Je reste perplexe !

- Tu es à la retraite, le taux de chômage n’est plus ta préoccupation, pour moi c’est la mienne. La mondialisation, l’automatisation, de plus la finance enrichit les plus riches et appauvrit « les sans dents », comme disait un ancien président. Eh bien moi, je ne veux pas être « une sans dents », alors il me faut bosser mes cours et encore, il ne faut pas que je me loupe sur mon cursus scolaire !

- À 18 ans, tu es « vachement » pessimiste !

- Non, réaliste ! Le progrès technique s’est accéléré, une idée géniale devient vite obsolète, je sais que ma vie va être faite d’une multitude de boulots. J’ai intérêt à avoir une formation la plus large possible pour rebondir au mieux. Je vais te donner une image : imagine un entonnoir, en ton temps tu démarrais ta vie par le tube et puis, tu avançais dans le cône : ton niveau de vie s’améliorait même sans être un cador. Pour moi à 18 ans, c’est l’inverse à ma naissance (dommage j’étais petite) je me trouvais dans le cône, la partie la plus large de l’entonnoir et aujourd’hui mon avenir risque de se diriger vers l’étroitesse du tube verseur.

- Waouh ! Du haut de tes 18 ans tu me donnes une leçon de vie. Ce que tu dis, je le sais et malheureusement je n’ai aucun pouvoir. Nous sommes tous des moutons, nous subissons.
Je devine aussi une évolution qui devrait t’inquiéter autant que le travail. C’est ta liberté fondamentale d’être. Le smartphone que tu tiens à la main c’est ton bracelet de surveillance électronique, tu es localisée en permanence, les reconnaissances faciales vont t’identifier partout et en permanence, au moindre écart « bingo » amende, ou plus… La société à mon sens va devenir une belle prison à ciel ouvert !

- C’est quelque chose que je ressens aussi. L’information circule tellement vite renforcée par les réseaux sociaux que le moindre fait divers fait le tour de la planète à la vitesse de la lumière. Paraît-il, qu’une nouvelle qui n’est pas dramatique donc anxiogène n’est pas une info… Alors tout le monde réclame plus de sécurité et comme la technique le permet, « les pouvoirs » en profitent pour nous mettre dans des catégories, des sélections de consommateurs à plumer…

- Tu as 18 ans, ta lucidité me laisse pantois. Tes amis pensent comme toi ou bien tu es une exception dans ce monde qui est en train de se minéraliser ?

- Je ne comprends pas ce que tu me dis !

- La modernité qui est en train de tout robotiser, va laisser de moins en moins de place au bel animal qui est en toi. L’obligation d’être performante en permanence, te contraindra à faire des choix contre nature, par exemple mettre un voile sur ta sexualité et sur ce point on peut comprendre que certains, comme ceux qui vont faire la fête chez Solène, inconsciemment refusent ce dictat et se défoncent à l’excès. Contrôlée, infantilisée par toutes les applications informatiques, une grande partie de la jeunesse d’aujourd’hui et surtout de demain va devenir une bande d’abrutis que les pouvoirs pourront manipuler à leur aise.

-Les pouvoirs quelles que soient les époques, s’adaptent toujours au contexte dans lequel ils évoluent.

- OK, mais tout pouvoir porte en lui, les germes d’un ras-le-bol révolutionnaire. Je ne suis plus dans le coup, mais je ne perçois pas la naissance de petites rébellions. Aujourd’hui, je vous vois connectés et individualistes. Si connecté veut dire être collectif et être individualiste en même temps, c’est le pied ! 18 ans aujourd’hui, c’est peut-être un nouveau chemin que tu peux explorer.

- Tu deviens compliqué. Mais j’avoue que devant l’avenir, je ne suis pas sereine, j’aurais aimé naître dans les années 70.

- Nous avions nos soucis aussi, l’angoisse du boulot n’existait quasiment pas mais le sida faisait son apparition, et notre belle liberté sexuelle trouvait aussi ses limites. Mais comme toujours, il faut un certain recul pour prendre conscience que notre époque était une belle période de vie. Je pense souvent aux jeunes qui avaient 18 ans pendant la guerre 14/18 ou ceux qui fuyaient la fureur Nazie en 45. Notre génération à la loterie des destins a bien gagné le gros lot…

- Pour le sida, il n’est toujours pas éradiqué même si le sujet ne fait plus la « une » des journaux.

- J’espère que ceux qui vont faire la fête chez Solène vont se "protéger"…
- Alors si je résume, tu souhaites un boulot pérenne qui t’apporte des sous et dans lequel tu t’épanouisses. En fin de compte à 18 ans, j’avais exactement les mêmes envies, mais je dois reconnaître pour le « sans dents que j’étais », c’était plus facile.

- Ton côté désenchanté me chagrine. Tu es une valeur sûre, je n’ai aucun doute sur tes possibilités Tu vas la « bouffer la vie », et dans quelques années, quand tu te remémoreras tes 18 ans, j’en suis certain tu diras, « c’était le bon temps quand même… »
- Te voilà arrivée, bonne soirée et oublie ce bavardage « prise de tête », à bientôt.

  YD
Adamantine

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20 juillet
  Publié: 11 avr à 17:06 Citer     Aller en bas de page

Alice est sage en dépit de son jeune âge. Être une "enfant du siècle" est une pression extraordinaire. Pis ses 18 ans, elle les fêtera dans une soirée XXX mais sans le dire à l'ami de ses parents

J'ai aimé cette nouvelle.

  Et si l'on me demande à quoi j'ai passé le temps Je dirai à jouer... Le reste n'importe pas.
NicoNavel


La poésie est cette musique que tout homme porte en soi
   
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19 juin
  Publié: 12 avr à 11:33 Citer     Aller en bas de page

Une nouvelle dans l'ère du temps, c'est le cas de le dire

 
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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10 juillet
  Publié: 12 avr à 11:57 Citer     Aller en bas de page

Citation de Magali
Pis ses 18 ans, elle les fêtera dans une soirée XXX mais sans le dire à l'ami de ses parents



Je ne crois pas, trop directe, trop franche, elle assume sans complexe ses idées et choix. je serais naturellement déçu si ce n'était pas le cas.

Citation de NivoNavel
Une nouvelle dans l'ère du temps, c'est le cas de le dire



C'est certain! Il faut bien répondre au thème 18 ans aujourd'hui pour laisser dans le grenier de LPDP une trace de cette date anniversaire

  YD
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