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  Publié: 15 févr 2006 à 19:28
Modifié:  13 nov 2010 à 08:39 par Lunastrelle
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J’avançais vers le lieu de rendez-vous, j’étais un peu en avance alors je décidai de faire un tour dans le parc qui bordait la rivière. Il faisait bon, j’avais trop chaud avec ma veste, mais je ne voulais pas l’enlever, j’aime bien être enveloppée cela me donne l’impression d’être protégée. Je regardai cette vieille dame jeter du pain sec aux poules d’eau qui venaient lui dire bonjour. Elle semblait si sereine, et si heureuse, je la voyais souvent ici, mais je n’avais jamais osé lui parler, de peur de la déranger et surtout de ne pas savoir quoi lui dire. Non…La vérité c’est que j’étais toujours trop pressée pour m’attarder. Je continuai sur la rive regardant tous ces gens passer un instant de calme et de recueillement. Mais là encore la plupart n’avait comme moi qu’un temps limité à passer ici, soit pour sortir les enfants, soit pour finir leur pause déjeuner. Très peu était comme cette très vieille dame pour qui le temps ne s’écoulait pas de la même façon…qui pouvait passer des heures à regarder danser les poissons, et pêcher les canards…

Me laissant aller à mes rêveries je finis par être en retard à mon rendez vous, et me mis à hâter le pas, brisant le calme intérieur que j’avais ressenti en ce lieu.

Le lendemain, je repensai encore à cette personne âgée, je fis un tour dans le parc, elle était encore là, je la voyais patiente regardant les ondulations de l’eau après le passage d’une péniche. Je m’approchai d’elle quand soudain mon attention fut attirée par un enfant qui s’approchait trop près de l’eau. Je courus vers lui, mais très vite la maman attrapa la main de son petit et me dit de me mêler de ce qui me regarde. Cette agression sans raison me heurta et je continuai finalement mon chemin.

Les jours passèrent. Le temps filait trop vite, j’avais toujours quelque chose à faire, et parfois je n’avais rien, mais de peur de perdre mon temps je trouvais toujours quelques choses d’urgent à faire… N’était-ce pas là que je perdais mon temps ? Et cette dame, le perdait-elle aussi ? A quoi pensait-elle toutes ces journées au bord de la rivière ? Ne ressentait-elle pas la solitude ?

Le soir même, je pris toutes les dispositions nécessaires pour n’avoir aucune obligation, j’annulai tous mes rendez-vous pour le lendemain et je me portai malade au travail. Je décidai de vivre une journée de cette femme.

Dès 8h, je me rendis au parc. Elle était déjà là !! Mais y dormait-elle ? Toujours songeuse comme à son habitude je l’observai quelques minutes. J’avais subitement le trac. Je répétais dans ma tête les premières phrases que j’allais lui dire, je préméditais ses réponses, faisais face à ses éventuelles réactions, je changeais d’avis tout le temps, et finissait par tourner en rond. J’étais ridicule, quoi de plus simple que de parler à quelqu’un, c’est idiot ?! Je pris mon courage à deux mains et m’avançai vers elle. Elle se retourna brusquement d’abord surprise que quelqu’un ose entrer dans son périmètre. C'est vrai, les gens choisissent toujours une limite respectable. Une sorte d’espace vitale à ne pas dépasser. Dans les bus par exemple, on verra d’abord les doubles places se faire prendre par une seule personne, puis c’est une fois que l’on a plus le choix que l’on accepte la compagnie d’un passager à côté de nous, et si un homme à le malheur de s’assoir à côté de quelqu’un alors qu’il reste des doubles places de libre on le pensera malade mental ou « chieur ». Et s’il avait juste envie de parler ?

Ce jour là j’avais envie de lui parler et je faisais le pas.

Elle me regarda d’abord d’un air surpris puis dans l’attente de ma question pensant que j’allais lui demander l’heure ou mon chemin. Je lui fis juste un sourire et dis

« c’est une belle journée n’est-ce pas ? » Le temps est le sujet de conversation universel qui met tout le monde d’accord tout en laissant à l’autre la possibilité d’y donner son avis !

« Oui, j’apprécie ces matins de printemps où tout se réveille quand le soleil se lève et nous réchauffe.

-Que faites-vous là ? » Lui demandai-je

« - Euh et bien… Je ne sais pas, j’aime bien être ici… »

Je sentais que je l’avais mise dans l’embarras avec ma question et je me trouvais gênée à mon tour, alors je parlais de moi pour lui faire oublier vite cette question. Puis on parla de tout de rien, ce fut de plus en plus facile et nous nous sentîmes à l’aise, cela faisait plusieurs heures que nous discutions, quand je lui ai demandé son prénom.

« -Solange » me répondit-elle.

« -C’est un joli prénom. » Lui dis-je.

« -Mais je préfère que l’on m’appelle So.

-So ? C’est court mais j’aime bien ce surnom.

Ce n’est pas un surnom, c’est mon nom ! So…l’ange. » Me dit-elle fièrement.

« -Mais… Vous êtes un ange ?

-Chut…. je suis ici pour incarner la sérénité, et la paix de l’esprit.

-Comment ? » Je commençais à la trouver bizarre.

« -En ne faisant rien et en étant heureuse. Beaucoup d’humains vont trop vite et en oublie de se prendre du temps pour rêver. Alors je leur donne envie, en prenant tout mon temps, moi. »

Je n’aimais pas trop son côté donneuse de leçon et lui demandait : « Mais si vous êtes un ange vous devez savoir des choses que les humains ne connaissent pas ?

-Bien sûr.

-Comme quoi ?

-Des tas de choses!!

-Je ne vous crois pas.

-Et heureusement ! Vous êtes programmés pour ne pas croire en nous, seuls les enfants le peuvent, mais ils n’ont aucun poids dans ce monde. Sinon on nous chercherait partout et nous ne pourrions plus faire tranquillement notre travail. »

Je commençais à me demander si je n’étais pas en fait tombée sur une folle. Un ange pour incarner la sérénité ? Mais qu’est ce que c’est que cette histoire. Elle sentit mon scepticisme et me posa une question :

« Ma présence ne t’a-t-elle pas fait réfléchir, ne t’a-t-elle pas donné envie de te poser un peu ?

-Si…Mais si toutes les personnes qui me font réfléchir et évoluer dans ma vie sont des anges alors il y en a partout ! Tous mes amis d’abord, ma famille, puis tous les gens que je rencontre et même cette mère qui m’avait répondu agressivement qui m’avaient permis de me rendre compte qu’il faut parfois faire attention à ses réactions même sous le coup de la colère et de la peur, qu’elles peuvent blesser. C’était un ange elle aussi ?

Ou encore ce bébé tout à l’heure à qui j’avais fait un sourire avec sa bouille adorable alors que juste avant j’avais les sourcils froncés emportées dans ma vie quotidienne, ou encore ce chauffeur de bus qui m’avait rendu trop de monnaie et qui m’avait permis de me donner une bonne image de moi-même en lui restituant son dû après coup ? C’étaient des anges eux aussi ? Pour m’avoir permis, même par ces petits riens, de changer un peu de moi-même ?»



So l’ange sourit et fit un petit oui de la tête.



« -Mais alors, moi aussi je suis un ange dans ce cas ? » Repris-je

Elle sourit de nouveau et me dit :

« -Merci, mon ange tu as brisé la solitude dans lequel je m’enfermais, et tu m’as fait passer une magnifique journée. Je suis fatiguée, je vais rentrer. Encore Merci. Une dernière chose tu devrais te découvrir, il fait chaud et tu es en sécurité ici. »

Je lui fis un signe amical et elle disparut.



Je ne l’ai plus jamais revue. Je n’ai jamais su si elle avait choisi un autre endroit pour se poser ni si elle était allée dans un foyer ni même si elle était morte…Ou si elle était réellement un ange.

Je crois qu’elle était vraiment folle, mais je garderai toujours en mémoire cette journée absurde, hors du temps, hors du monde, qui me permit de voir en chacun un messager ouvrant la porte à mes propres découvertes. J’étais devenue attentive au surprise et instant magique caché dans les mille et une choses qui nous paraissent toutes semblables. Attentive à ces gens qui nous poussent à changer, ou à partir en quête de nos rêves…

  Tant qu'il y aura de l'amour dans votre coeur, il y aura du bonheur dans votre vie!
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