Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 2
Invités : 68
Invisible : 0
Total : 70
· Orélia · Jean-Claude Glissant
13275 membres inscrits

Montréal: 22 oct 04:58:17
Paris: 22 oct 10:58:17
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Autres poèmes :: A quoi pensais-tu, "little Rose" ? Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
144 poèmes Liste
3329 commentaires
Membre depuis
3 août 2012
Dernière connexion
31 août
  Publié: 11 août 2014 à 12:24 Citer     Aller en bas de page


Ils m'ont dit de m'asseoir et de rester immobile. Ils m'ont dit de sourire.

J'ai esquissé, une moue de convenance mais il leur en fallait toujours plus.

Ils veulent que je mime le bonheur d'une enfant comblée alors que je m'ennuie à mourir.
Je n'en peux plus de cette posture figée ; moi, j'ai envie de rire, mais pour de vrai.

Je veux courir, me débarrasser du costume dont ils m'ont affublée.
Je n'aime pas les robes, les volants, les dentelles.
Je suis loin d'être une petite fille modèle.

Ils m'ont demandé de regarder droit devant moi. Quelle idée !
Mon esprit vagabonde, mes yeux voyagent...

Je voudrais être ailleurs, déchirer les rideaux de brocard qui m'étouffent, ouvrir les fenêtres sur le jardin chatoyant, me soûler de jeux sous le soleil, patauger dans le grand bassin, les pieds nus.

Moi, une enfant sage ? Ils n'ont donc pas compris que, sous mon apparence lisse, se cachent des rêveries, des révoltes et des hurlements.

Une courte pause. On m'offre un verre de grenadine, un gâteau à croquer.
Je n'ai pas faim, je n'ai pas soif.

Je sens l'écoeurement monter, une envie de vomir et j'essaye de maîtriser ma colère.
Les adultes sont bornés, ils se servent de moi, ils achètent mon silence et ma docilité.

La grande aiguille a fait deux fois le tour du cadran, la lumière a pâli dans l'indigo du crépuscule.
La délivrance !

Demain, après-demain, ils me diront de reprendre la pose sans froisser les plis de cette blouse qu'ils auront nettoyée. Le moindre des mes traits sera scruté.

Mes mains se crispent, je tremble mais je ne bouge pas d'un cil. Bientôt, je serai immortelle. Ils me l'ont promis : je suis tellement belle.

Vous ! Oui, vous qui m'admirez dans la froideur d'un musée, n'avez-vous donc jamais songé à ce que je ressentais...n'avez-vous pas compris qu'au fond de mes prunelles claires, grondait une tempête ?

Au fait, je n'aime pas les roses. Je préfère les iris...comme ceux qui poussent là où sommeille mon corps.



- Riagal -
(ce texte écrit en 2012 m'a été inspiré par un tableau de James A.Whistler, The Little Rose of Lyme Regis, peint en 1895. 
Vengeance d'une petite fille...il lui manquait les mots. Pas de possibilité d'inclure l'image, je compte sur vous...)

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
James


La vie est la cruauté de la mort (James)
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
13 poèmes Liste
23529 commentaires
Membre depuis
4 octobre 2006
Dernière connexion
6 octobre
  Publié: 11 août 2014 à 17:04 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir RiagalenArtem,

Que dire devant ces images ? Que finalement la poésie est un art que j'ai épousé sans me poser de questions !

Bravo pour ce texte. Toutes mes amitiés

James

  Membre de la Société des poètes Français.
Sybilla

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
94 poèmes Liste
14981 commentaires
Membre depuis
28 août 2012
Dernière connexion
14 octobre
  Publié: 11 août 2014 à 19:53 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir RiagalenArtem,

Des mots puissants d'une petite fille d'après ce tableau en partage que j'ai aimé lire


Mes amitiés

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Catwoman

Administratrice
Impossible d'afficher l'image
« Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais. Andrée Chédid
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
444 poèmes Liste
8631 commentaires
Membre depuis
27 juillet 2012
Dernière connexion
22 octobre
  Publié: 12 août 2014 à 03:10 Citer     Aller en bas de page

Hello Brother,

Je ne connaissais pas ce tableau. Je vois que le bonhomme a fait une p'tite virée dans tes lointaines contrées, double raison pour apprécier ses impressionnistes sur-impressions.
Dis, je suis heureuse de constater et souligner que je ne suis pas la seule à changer de sexe pour (d)écrire (bon, le ton et l'image, là, c'est le côté joulik - c'est koi le féminin ? JoulikA ?).
J'ai bien aimé ses "re-sentiments" de gamine à l'oeil aiguisé à qui "ils" ne peuvent pas conter tout et nawak. En tout cas, à la duperie, elle comprend tout. Bref, good job, sweetie !

Full of kisses,
Cath

 
Alponse BLAISE.

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
300 poèmes Liste
15489 commentaires
Membre depuis
18 juin 2006
Dernière connexion
21 octobre
  Publié: 12 août 2014 à 05:21 Citer     Aller en bas de page

Cher Ria...ton texte est touchant et tu as l'art de faire parler ce qui semble inerte...

J'ai donc décidé de mettre ce portrait pour éclairer cette belle prose.



Alex

 
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
144 poèmes Liste
3329 commentaires
Membre depuis
3 août 2012
Dernière connexion
31 août
  Publié: 12 août 2014 à 06:48 Citer     Aller en bas de page

James, Sybilla, Sist' un grand merci-spasibo...Oui, j'ai aimé me mettre dans sa tête, elle en vaut la peine ;-))...:-)
Toutes mes amitiés...Kisses-Kit-Cat :-)

Alex : Alors toi, tu es juste un amour, parce que mon ordi refuse de le faire (il faut dire qu'on travaille bp ensemble lui et moi ^^).
Mille mercis, sans cette peinture si "vivante", je n'aurais pas pu la faire parler avec ces petits mots entêtés, mais comme je la comprends au final, ma "boudeuse"...:-)

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Hibiscus

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
20 poèmes Liste
123 commentaires
Membre depuis
24 mars 2013
Dernière connexion
25 novembre 2015
  Publié: 13 août 2014 à 05:58 Citer     Aller en bas de page

L'ondoyant silence de la solitude dans la tête, frappé du sceau de l'enfance.
Bien à vous de lui donner ces mots dont elle n'a peut-être pas conscience, mais dont des ressentis subtils musellent le corps.

Grand vertébré de l'expression toltèque et verbale, merci pour la cristallisation sonore de ces vertiges du vide intérieur.

 
marchepascal Cet utilisateur est un membre privilège


Le monde est en nous sommes le monde
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
301 poèmes Liste
2580 commentaires
Membre depuis
23 mars 2011
Dernière connexion
4 septembre
  Publié: 15 août 2014 à 09:18 Citer     Aller en bas de page

Elle aime la façon dont tu lui donnes la parole! Je l'ai vu sourire...
Comme ça lui a fait du bien de s'exprimer par tes mots!
Elle me l'a dit, se taire devant la foule l'agace fortement!
Heureusement après 18h00 s'en va courir les champs d'iris, où l'autre fois sa rencontre avec Vincent l'a impressionné...
Le monde est petit non?

Cher Riagal énorme plaisir à lire ta peinture




Marche pascal dans tes sentiers fleuris

    Le temps comme le vent passe et ne s’arrête jamais!!!
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
144 poèmes Liste
3329 commentaires
Membre depuis
3 août 2012
Dernière connexion
31 août
  Publié: 16 août 2014 à 09:19 Citer     Aller en bas de page

Un grand spasibo à toutes et tous pour la richesse de vos commentaires mais ma connexion m'empêche de vous répondre mieux que je ne le voudrais....un essai tt de même...

@ Lande : Oui mais la bourgeoise est directement visée...petite et moyenne. Dans "Titanic", je ne me souviens plus du "plan" exact...ms l'apparente "bonne manière" qd on est essentiellement entouré d'adultes, c'est -je sais pourquoi- un de mes sujets de prédilection...la révolte larvée si elle finit par s'exprimer bouleverse tt les codes...et s'avérer d'une violence inouïe au final...je te renvoie au portrait de Miss Cicely Alexander, fille d'un banquier londonnien. Elle n'a pas l'air enchantée non plus ;-).
Pour revenir à Rose, il effraya la fillette en lui disant qu'il voulait qu'elle pose pour lui...et il la récompensa d'une poupée...ironique au vu de ce que je lui mets en tête à cette fillette pas si "modèle"...;-)
Son expression maussade vient du fait qu'il mis très longtemps à peindre le tableau...une corvée pour l'enfant donc...Reste qu'il l'a voulu comme un hommage à ttes les Rosie de cette petite ville du Dorset...
Bises !

@Leon kloeck : Oui ;-), il y a un peu de ça mais pas slt.
Il a fait les Beaux-Arts à St-Petersbourg et y a vécu aussi, s'imprégnant et faisant sienne cette culture au point de répliquer à Ruskin (son pire détracteur), qu'il se sentait russe d'adoption. C'est l'une des raisons de mon engouement pour cet artiste. Son esprit libre et innovant, son sens de la répartie, le cercle dont il aimait s'entourer (called "underground" today).
Il y a le facteur purement artistique, précurseur du symbolisme avec tt ce que cela implique et impressionniste...(cf. le tableau de la Dame en Blanc au Salon des Refusés et les polémiques suscitées par ses séries "Harmony").
Merci d'avoir apporté ton éclairage...et posté le painting en son cadre tel qu'on peut le voir à Boston. Ce cadre imposant n'écrase pas le tableau je trouve, il l'accentue par un effet de profondeur (qui n'est pas sans rappeler les "Infantes" de Velasquez admiré par A.W.)...
Amicalement.

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
144 poèmes Liste
3329 commentaires
Membre depuis
3 août 2012
Dernière connexion
31 août
  Publié: 16 août 2014 à 09:32 Citer     Aller en bas de page

Citation de Marchepascal
Elle aime la façon dont tu lui donnes la parole! Je l'ai vu sourire...
Comme ça lui a fait du bien de s'exprimer par tes mots!
Elle me l'a dit, se taire devant la foule l'agace fortement!
Heureusement après 18h00 s'en va courir les champs d'iris, où l'autre fois sa rencontre avec Vincent l'a impressionné...
Le monde est petit non?

Cher Riagal énorme plaisir à lire ta peinture




Marche pascal dans tes sentiers fleuris


;-) Marché...on en revient à un certain fil sur Vincent. Mais lui pouvait envoyer ses lettres à Théo. Pas elle.
Encore des Iris qui ns rassemblent...tu l'as vraiment vu sourire ? :-)


@ Un grand merci pour ta lecture et ton "comment'" Ange Blanc !
Amicalement.

@ Hibiscus : Un merci idem...là ça bug trop sérieusement, Arf !
Mais tes passages sont toujours appréciés (btw : Chamane, comme the Four agreements de Ruiz ou les sagesse des Toltèques...pas sûr du tout ^^).

Rosie Randall avait huit ans quand elle fut peinte dans la ville de Lyme Regis en 1895. L'innocence et la vulnérabilité...Pourtant : Elle regarde - un regard "pointu"-le specateur droit dans les yeux...comment ne pas tenter de la rejoindre ?

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 972
Réponses: 9
Réponses uniques: 7
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0472] secondes.
 © 2000 - 2019 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.