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  Publié: 11 août 2012 à 16:25
Modifié:  14 août 2012 à 14:19 par Bestiole
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Si vous volez une fleur,
laissez lui au moins son parfum...

Femme fontaine,
tes paupières se souviennent
de l'éclair que j'ai dessiné
entre tes cils.
brûlant les ailes de leurs oiseaux
à des fins de naufrage.

D'un soubresaut d'orage
une pluie bavarde
ruisselle l'histoire d'un chat de gouttière
et le tramway file
comme une anguille bleue
dans le lagon de la nuit.

Penché sur ton chemin
cueillant ce qu'il y a à cueillir
je suis le passant de ton oisive cage
où sont captives,
tes hallucinations
ce que les ailes des papillons
tentent de chuchoter aux vents curieux
qu'aiguisent les sabres de l'automne.

D'une délicate cicatrice
que le crépuscule dessine
sur l'échine fraîche des collines
la lune glisse
aussi évidente
que le soupir rose
d'une vulve gothique
s'abreuvant au chant des tragédies...

Madame,voici des fleurs,
et ma terrible envie...

 
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