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LPDP :: Poèmes tristes :: L'enterrement précoce du petit garçon d'afrique Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Wolfgo
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14 juillet
  Publié: 14 juin 2016 à 13:40
Modifié:  22 juil à 12:37 par Bestiole
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L'enterrement précoce du petit garçon d'Afrique

Il faisait chaud, nous fondions sous la carcasse métallique.
Notre vision était trompée par des mirages légers,
Mais nous continuâmes d'avancer sur ce lit terreux,
Avec un paysage aussi somptueux que dangereux.
La jeep se perdait dans l'infini que posait le désert.
Dans l'arrière pays, la terre y était aride et sèche,
Quelques verdures parsemées enjolivaient la surface.
Au loin dans l'horizon se percevait une masse noire.
Intrigués par la forme, nous marquâmes un arrêt brusqué.
Un petit garçon était allongé, il me contemplait.
Immobile, les membres roides, ce petit être n'était
qu'un squelette terreux, presque mort, il tenait vaillamment.
Ses côtes sortaient du corps, achevé par la famine et
Ses os criaient à la faim depuis des mois visiblement ;
Les vautours s'impatientaient à la vue de cette chair.
Il rampait difficilement en notre direction ;
Ses fines jambes osseuses traînaient comme la queue d'un serpent.
La bouche ouverte, et le ventre déchiré par les roches,
Il me parlait. Ses paroles silencieuses hurlaient
A l'aide. Son œil farouche était le seul aspect encore
humain. Son bras se tendait vers moi. Face à son impuissance,
Une larme aussi douloureuse qu'un poignard s'arracha
De mes yeux et glissa lentement sur mon visage pâle.
Nos regards profonds se confondaient spirituellement.
C'était un enfant. Seul. Je lisais dans ses expressions
La volonté légitime de rejoindre les cieux.
Je m'agenouillai près de lui, et caressai son bras mort.
Je plongeai dans son monde plus obscur que la nuit tombée.
Aucune flamme ne pouvait réchauffer son cœur gelé,
Aucune plante ne pouvait soigner ses plaies de guerrier,
Aucune voix ne pouvait l'encourager à se lever,
Aucune main ne pouvait l'aider. C'était fini pour lui.
Dans un silence macabre, au seul chant de la nature
Je pris cette pierre si lourde, je la levai en l'air.
Ces dernières larmes d'adieu obstruaient ma vision,
Là mes bras tremblaient, mon cœur battait au rythme d'un tambour,
Mon souffle était coupé, mes pensées étaient lâches et vidées.
« Que c'est dur » me dis-je tout en sanglotant et suffoquant.
Une dernière aspiration, je laissai tomber le poids.
Son crâne était écrasé sous la pression aussi soudaine
que l'éclair. Une auréole de sang encerclait sa tête.
Abattu, mon visage livide, trempé de chagrin
Relatait le dur événement de la dernière minute.
Je dus creuser un trou avec mes mains ; un chien déchaîné.
Je tirai ses pieds, je sentis ses os se disloquer.
La pierre retint la bouillie, ne me laissant traîner
qu'un corps rachitique sans tête, dégoulinant de sang,
Jusqu'à la fosse où je le déposai religieusement.
Après l'avoir enseveli de terre, il n'était plus.

"Pensées à ces enfants nés au mauvais endroit, à qui la vie n'a simplement pas souri et qui se voient contraints de préférer la mort à leur vie misérable."

Wolfgo

  Wolfgo
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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20 novembre
  Publié: 14 juin 2016 à 15:19 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir,
J'ai compris le poème que vous nous donnez à lire. Il est à la hauteur de l'idéal qui vous anime mais c'est malgré tout un cauchemar.
Bienvenue
Amicalement

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
mido ben

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20 novembre
  Publié: 15 juin 2016 à 17:38 Citer     Aller en bas de page

un texte riche en émotions
amicalement

  mes mots viennent de l'encre de mes souvenirs et quotidien
❀ninette1952


L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant
   
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25 juillet
  Publié: 20 juin 2016 à 07:20 Citer     Aller en bas de page

Tristement beau et horrible à la fois votre texte qui me donne la chaire de poule
Ou était la maman? morte surement aussi
Quand donc cesseront la guerre la famine etc..faisant de innocentes victimes
Peace & love

  Il faudrait vivre ses rêves avant d'avoir trop de regrets
Wolfgo
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7 juin 2016
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14 juillet
  Publié: 20 juin 2016 à 08:02 Citer     Aller en bas de page

Morte ou partie laissant son enfant seul. Malheureusement oui nous sommes bien loin d'un monde idéal...

  Wolfgo
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