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Cod Kinay
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8 juillet 2016
  Publié: 6 juil 2016 à 08:14
Modifié:  8 juil 2016 à 06:08 par Cod Kinay
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Cécile

Jeudi matin,
Sur mon chemin,
J'ai vu de la vie
Dans la lie du parvis.

Une âme pure
Perdue sous le sale,
Des ordures.
Une femme seule,
Qui avait à ses cils
La saveur du sel,
Celle de la rue.

Elle s'appelait Cécile,
Enfin, je crois…
Elle n’avait pas de domicile,
Et Cécile, elle avait froid….

Pourtant, vous savez,
Sous ses paupières noircies
Cécile, elle rêvait.
Elle rêvait d'ici
Et d'ailleurs.
D'ailleurs
Assise immobile,
Elle rêvait surement plus que nous.

Je le sais parce que Cécile,
Elle avait déjà pris beaucoup
De clous dans le cœur et de coups
Et longtemps vécu à genoux;
Parce qu'elle avait les yeux dans le flou...

Elle ne rêvait pas de milles
Et de cents,
De luxe incandescent.
Non, Cécile,
Elle rêvait juste d'un logement décent.
D'un petit coin à elle
Pour être au chaud le soir,
D'un repas sans avoir
A faire les poubelles.



Et moi, je me suis accroché
Au battement de ses cils,
Quelques secondes avant de ricocher
Sur les vitrines du centre-ville.
Et pourtant je l'ai vu l'abattement de Cécile,
Au secret
De ce ces sil-
-ences qui en disent long quand ils se créent.



Elle en avait du courage Cécile
Dans cette jungle hostile
Pour garder un peu d'espoir,
Et survivre à la loi du plus fort.
Et lorsque venait le soir
Elle poursuivait ses efforts
Même si, parfois, on la voyait boire
Pour y chercher du réconfort.
Car, Cécile, vous savez,
Elle faisait comme elle pouvait…

Elle paraissait tellement fragile,
Mais elle était forte Cécile,
Parce qu'elle en avait pris dans le regard,
Du jugement, des imbéciles,
Des arrogants et des gros salopards !
Vous ne pouvez pas imaginer
Tout ce qu'elle a pu voir,
Pendant ces longues années
Assise sur le trottoir.

Et pourtant même quand ça empirait
Cécile, elle, espérait.
Et quand ça devenait trop difficile,
Cécile,
Elle s'inventait des histoires
Pour se motiver.

Vous savez,
Ces histoires qu'on raconte
Dans les livres de contes.
Ces récits ou l'héroïne
Ne se brûle pas dans la cuillère
Et où les pierres cristallines
Sont moins fumée que joaillières.
De ces "il était une fois"
Au parfum des fées
Où l'on dort sous un toit
Et des draps blancs tout juste défaits.

Et même s'il
N'y avait personne pour les écouter
Elle s'en foutait
Cécile,
Car vous savez,
Elle en avait tellement bavé,
Que la solitude
Était devenue rassurante
Et le silence de l'attente
Une habitude.


Et moi, je me suis accroché
Au battement de ses cils,
Quelques secondes avant de ricocher
Sur les vitrines du centre-ville.
Et pourtant je l'ai vu l'abattement de Cécile,
Au secret
De ce ces sil-
-ences qui en disent long quand ils se créent.



Hier c'était un jeudi,
Un de ces jours banals
Où le froid raidi
Au souffle hivernal
Les eaux du canal.
C'était un jour d'hiver banal,
Où la météo avait prévu
Un ciel couvert
De la neige et moins trois.

Juste un soir ou personne n'a vu
Que Cécile était morte de froid
Seule sur les pavés,
Au milieu de la foule,
Sans qu’une larme ne coule.

Elle ne bat plus des cils
Cécile…

Elle est de celles que l'hiver emporte,
Seuls, sur le pas de nos portes…

Et vous savez
Je crois, que j'aurais pu la sauver....

Cod Kinay

 
ode3117

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24 novembre
  Publié: 6 juil 2016 à 10:15 Citer     Aller en bas de page

Sublime poème, malheureusement triste réalité. C'est peut être vrai, tu aurais pu la sauver, mais...On n'est pas toujours là au bon moment et il y a tant d'obstacles qui nous barrent le chemin. Cécile, superbe chanson de notre cher Nougaro.
Ton poème Cécile, me fait penser à une chanson de lui, " Une petite fille en pleurs.
Bien amicalement ODE 31 - 17

  OM
Wolfgo
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Rien n'est impossible
   
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14 juillet
  Publié: 7 juil 2016 à 05:29 Citer     Aller en bas de page

Super poème, très rythmé, mélodieux, un poème à chanter et derrière ses formes musicales se cachent la réalité et ses ombres. Je n'ai pas réellement ressenti de la pitié ni du dégoût mais de l'attachement amical pour cette rêveuse.
BRAVO !

Wolfgo

  Wolfgo
Cod Kinay
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8 juillet 2016
  Publié: 8 juil 2016 à 06:07 Citer     Aller en bas de page

Oui, la réalité est triste et notre fréquente indifférence quotidienne encore plus.
Et pourtant, un sourire, une poignée de main, un peu d'humanité échangé, ça ne coûte rien... Et ça peut déjà faire un peu de bien.

Merci beaucoup pour vos commentaires. Et je suis très content que ce soit surtout l'attachement à Cécile qui se crée car c'était le but.

Bises mes amis de la plume

 
Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
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22 novembre
  Publié: 8 juil 2016 à 11:35 Citer     Aller en bas de page

Touchant...

C'est fatalement le lot de toutes les malheureuses, qui survivent dans l'indifférence la plus totale...

Victime d'une société à plusieurs vitesses, qui ne fait plus dans le sentiment...

Amitiés...

Hubix.

 
NicoNavel


La poésie est cette musique que tout homme porte en soi
   
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22 novembre
  Publié: 24 mai à 15:59 Citer     Aller en bas de page

Magnifique

 
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