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11 octobre
  Publié: 10 jan 2015 à 11:11
Modifié:  10 jan 2015 à 15:22 par Emme
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Je venais de dégringoler d'un tas de foin,
mon chapeau enfoncé sur les yeux,
et l'épouvantail se foutait de ma gueule,
des oiseaux plein les hélices,
comme un avion de l'automne
et d'une grappe de nuages s'écoulaient de fines gouttelettes
d'un sublime vin rose
que mes mains en coupe cueillaient,
car je suis aussi une amphore,
une lyre pour la mutinerie des songes
et une arbalète à combine.

Dans un rocking-chair,
un vieil homme aussi bourré que sa pipe,
laissait une lueur bleue nuit creuser son oeil,
avec assez de malice,
pour que je l'appelle pépé.
et comme j'avais l'air de dégringoler d'un endroit que je venais de quitter,
il me montra la porte de la chapelle
avec son pouce,
et son sourire qui ne comptait plus que sur trois dents pour briller, donnait aux ombres un air de bateau hanté.

Je poussais la porte,
et Dieu entouré d'une poignée d'anges,
vautré sur un canapé,
bouffait un trou avec une tête d'autruche à l'intérieur
en tripotant le disjoncteur des gamines
un long filet de salive en guise d'armoiries
au revers de sa robe de chambre.

"putain, j'y crois pas !
dis-je.
-blasphème, me répondit il.
Envoyez-le sur terre, pour le punir.

et voilà comment je dégringolais pour la deuxième fois,
dans le même récit.

Magnanime, cependant, Dieu arracha un pouce
dans la bouche d'un enfant,
et le jeta dans un champ plein de druides
qui s'empressèrent d'en faire un stylo d'encre vierge,
car chaque histoire mérite d'être écrite.

J'en pris Possession,
et commençait à marcher
vers ce qui semblait être une ville.

Là-bas, je croisai des hordes de renégats patibulaires,
des boulangères enfarinées de la tête aux pieds,
des tiroirs à caissières,
des jongleurs d'amour propre,
des pistoleros albinos et des tronches de poireaux
avec des coeurs d'artichauts
et tous,
croyant dur comme fer,
qu'ils monteraient au ciel, une fois que leur coeur cesserait de se débattre,
alors que j'étais bien placé pour savoir que c'était le contraire,
ils venaient du ciel comme moi,
et le terminus serait la terre.

Puis je croisai ces trois asticots,
armés jusqu'aux dents,
enroulés dans la carcasse d'un oeil crevé,
et deux d'entre eux apprenaient à se pisser dans la bouche,
pendant que l'autre se vernissait les ongles des pieds.

Ils portaient tous un t-shirt,
où était écrit
"j'aime rien d'autre
que la haine qui m'empêche de t'aimer"

et là-haut,
même l'épouvantail avait déjà cessé de se marrer.


un peu plus loin,
dans la rue,
des gyrophares hurlaient du bleu,
et par la fenêtre des milliers de feuilles blanches s'envolaient
par les fenêtre brisées,

j'en attrapai une,
au hasard,
car il est un ivrogne très réputé,
et j'entrai dans un bar,
car il faut bien s’asseoir quelque part,
juste avant de tomber
et commençai à écrire ceci,
pour vous,
avec mon pouce de gosse tranché
car il m'a fallu beaucoup grandir en un jour,
pour vous dire tout ceci.

à la radio,
un poète chantait:

"
Sous le lampadaire qui l'étalait,
d'un swing électrique,
J'avais trouvé à mon ombre,
un air de famille avec la dédicace d'une fuite,
griffonnée sur l'aile carbonique,
du bout de la nuit.

Comme si j'étais le synonyme de massacre.

Rêves gothiques et gargouilles,
sont les mots d'amour des fantômes,

Quand la lune chavire,
un flibustier dans le taxi,
invente une énigme,
dans le rétroviseur,

son visage a jonglé avec un cri,
le jour où le cliquetis a craché la douille
de son sursis.

aimer un tueur,
haïr son crime,
de la roulette russe plein les ongles,
de la viande lacérée comme vernis.


Comme si nous étions le pseudonyme de massacre.

Le siège passager comme un brancard,
ma tire longeait un des hiéroglyphes de l'impasse,
la ville bradait les pioches,
et l'aube creusait,

Mais,
ma main en guise de plaisanterie,
mon abruti de front arrachant à mes cils,
un des brelans de la famine,
en laissant de la pénombre
recouvrir ton sublime,
je catapultais trois millions de promesses
que tu ne pourras pas tenir.

Nous aimer,
encore un peu,
à en éplucher les couteaux
avec la peau de nos fruits,

Nous aimer,
encore un peu,
pâleur vide,
bordée d'un bleu nuit
un rat dément dans une marmite
ta langue l'aidant à fuir de mon regard,
et ainsi de suite

alors qu'à la pointe des arbres
se griffe la nuit.







Je ne les connaissais pas,
enfin, si ,
peut être un,
Wolinski, ou un truc comme ça,
alors ce texte est pour lui.
Entre autre.
Et pour les deux flics, aussi.


 
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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13 novembre
  Publié: 10 jan 2015 à 14:00 Citer     Aller en bas de page

Un des plus beaux textes que j'ai lu à ce triste propos, un des plus délirants aussi, plein d'images surréalistes que j'ai VUES.

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Emme

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  Publié: 10 jan 2015 à 15:25
Modifié:  10 jan 2015 à 15:58 par Emme
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J'ai lu et relu, puis ça m'a pris aux tripes,
"Le coeur au bord des yeux", devant ces images fortes, mes yeux saignent, mon âme chavire.
Des émotions qui m'ont remuée, je dis simplement merci
Amitiés.
Emme. (je suis CHARLIE)

  la vida son dos dias...vivelos !
QUOIQOUIJE
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13 novembre
  Publié: 10 jan 2015 à 16:57 Citer     Aller en bas de page

Ton texte ne rime pas mais je ne dirai pas qu'il ne rime à rien.

Sa longueur m'a parfois dépassé, mais je m'y suis accroché pour être à sa hauteur.

Un fort bon roman d'aventures, de bonnes paires rieuses



 
Sybilla

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13 novembre
  Publié: 10 jan 2015 à 17:50 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir mandrinmodern,

Un texte à la fois très émouvant et plein de sagesse !
Bravo !


Mes amitiés

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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13 novembre
  Publié: 11 jan 2015 à 02:28 Citer     Aller en bas de page

Bon dieu de merde que c'est bien dit - bravo MONSIEUR,

Yvon

  YD
Bethsabée Mucho

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19 août
  Publié: 11 jan 2015 à 05:31 Citer     Aller en bas de page

,
Merci.

 
Lis tes ratures

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11 octobre
  Publié: 11 jan 2015 à 13:53 Citer     Aller en bas de page

bonsoir.
Je connais pas tout le monde par ici.
Aude, bien sûr, Hubix...
Mais je vous aime tous.

Toutefois, je ne tenterais pas ici une de mes habituels vrilles et salto en jonglant avec des bananes fluorescentes pour vous faire rire,

Simplement murmurer cette chanson, qui a un moment dit ceci :

"ami si tu tombes,
un ami, sort de l'ombre,
a ta place..."

mandrinmodern

 
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