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LPDP :: Poèmes tristes :: Dans le désert de Sonora Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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libellules

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6 juin
  Publié: 14 mars à 16:11 Citer     Aller en bas de page

Dans le désert de Sonora

Quand la lumière chavire dans le désert
et qu’il sent poindre enfin la tristesse
diffuse du jour, il sort de sa tanière; il erre
comme un vieux loup morne et solitaire
amarré au naufrage de ses rêves brisés
mû par un chagrin sans fin que rien,
ni les pleurs, ni les cris, ni même la vengeance,
ne sauraient en ce monde apaiser.

À sa vie la mort n’a pas laissé de trêve;
quand les cadavres mutilés de sa femme
et de son enfant on lui a cruellement dévoilés,
meurtres insensés commis avec impunité,
la gangrène en lui s’est installée, tenace,
attisant sans relâche de sa morsure enragée
cette plaie purulente qui lui mine le cœur.

Il a désormais cessé de boire et de s’alimenter
mais ce n’est pas la mort qu’il recherche ainsi,
c’est un poison bien plus lent et doux,
abîme pesant et morbide dont la sève
abjecte s’insinue irrésistiblement
jusqu’au plus profond de l’être,
embrasant désespoir et détresse,
ces maîtresses qui jalousement
savent égrener les secondes
les minutes et les heures
infectées de douleur
qui le retiennent encore
cruellement prisonnier
de cette existence
mille fois reniée.

  Libellules
Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
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22 août
  Publié: 14 mars à 16:28 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Libellules

Quel texte!!! Le premier dans cette catégorie... mais aucune tristesse mélancolique juste une tristesse haineuse qui a élu domicile dans ses tripes.... Je trouvais le texte agressif lors de la première lecture mais à la seconde lecture,, il me semble impitoyable à l'image de ce désert de Sonora... où la vie ne s'anime que la nuit...

Magnifique texte ... Merci beaucoup Libellules

Mon amitié

V

 
libellules

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6 juin
  Publié: 14 mars à 17:16 Citer     Aller en bas de page

Un grand merci à vous Vahr
Vous avez tout à fait raison. Il n'y a aucune tristesse mélancolique. Je l'ai écrit la rage aux tripes en pensant à tous ceux et celles qui ont perdu une femme ou une enfant à Ciudad Juarez.

Ciudad Juarez, c'est la 6ème plus grande ville du Mexique, une ville frontière avec les États-Unis, près d'El Paso. C'est la ville de la honte, un point de passage de la drogue à cause de sa proximité avec la frontière américaine et depuis 1993, plus de 2000 femmes ont disparu et des centaines ont été assassinées (bon nombre de ces assassinats n'ont jamais été élucidés.) Le désert aux alentours est en fait le désert de Chihuahua mais j'ai pensé que le poème perdrait de son impact si je lui donnait pour titre "dans le désert de Chihuahua" car beaucoup trop de gens ont le sourire aux lèvres en pensant à ces adorables petits chiens qui viennent de cette région du nord du Mexique.

Amitiés

  Libellules
zacvarsuite

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  Publié: 15 mars à 03:19 Citer     Aller en bas de page

Très beau texte, presque un documentaire, qu'il va falloir que je relise encore.
Merci pour ces mots.

 
Maschoune

Modératrice
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Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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21 août
  Publié: 15 mars à 04:10 Citer     Aller en bas de page

Belle écriture pour un sujet malheureusement tragique ...

Merci à toi

  ISABELLE
Galatea belga
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Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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22 août
  Publié: 15 mars à 04:11 Citer     Aller en bas de page

Quand la lumière chavire dans le désert
et qu’il sent poindre enfin la tristesse
diffuse du jour, il sort de sa tanière; il erre
comme un vieux loup morne et solitaire
amarré au naufrage de ses rêves brisés
mû par un chagrin sans fin que rien,
ni les pleurs, ni les cris, ni même la vengeance,
ne sauraient en ce monde apaiser


J'aime quand notre humanité sait cueillir et revivre un peu la conditon difficile et sans sortie d'un autre.
Merci pour cette belle sensibilitè bien exprimée.




gala

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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22 août
  Publié: 15 mars à 09:03 Citer     Aller en bas de page

Bonjour libellules
La poésie sert aussi à dénoncer. Voilà qui est fait d'une forte manière.
Amicalement

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
libellules

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  Publié: 15 mars à 10:50 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous tous, Zac, Isabelle, Gala et Jean-Louis d'avoir lu ce texte que je voulais avant tout 'impitoyable' pour reprendre le mot de Vahr

Quand il n'y a pas de justice rendue et que les meurtres continuent ininterrompus, comme ce fut le cas pendant longtemps à Ciudad Juarez, j'imagine que la condition humaine n'est vécue que comme un poids énorme, amer et plombé qui vous attire irrésistiblement par le fond. Une de mes amies a perdu sa fille et ses 3 enfants il y a quelques années à Chicago, tous les 4 abattus par balle. La justice américaine a été lamentablement longue, mais il y a eu justice et bien que cela n'enlève pas la peine, voire le désespoir, cela les atténue.

Amitiés,
Libellules

  Libellules
Lucas


Prisonnier du temps, enchaîné à la vie et condamné à mort.
   
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22 août
  Publié: 16 mars à 05:59
Modifié:  16 mars à 06:00 par Lucas
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La poésie est un cri et, à ce titre, il est bon qu'elle porte et dénonce aussi les blessures profondes de ce Monde qui ne nourrit pas, à son sein, que des humains, il y a aussi nombre (trop !) de bêtes-humaines.
Votre texte est calligraphié en pointe de couteau, ce n'est point hasard.
Belle évocation libellules.

 
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Il suffit d'oser (In Poésie)
   
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  Publié: 16 mars à 15:37 Citer     Aller en bas de page

Belle évocation d'un drame à travers ce beau poème social. La poésie, c'est mon leitmotiv, peut tout dire.

Ce n'est pas un mur qui va arrêter cela.

Merci pour eux de l'avoir écrit... si bien.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
libellules

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6 juin
  Publié: 16 mars à 17:31
Modifié:  19 mai à 19:14 par libellules
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Merci à tous deux, Lucas et Jean-Baptiste pour vos commentaires touchants et avisés.
Pablo Neruda disait que "la poésie est une insurrection".

Je dois avouer que j'ai pas mal de poèmes plutôt 'sombres' que je n'ose pas tellement publier de peur de me faire fustiger. Je me suis inscrite sur un autre site et j'y vais à petits pas; sur celui-là on n'est pas autorisé à utiliser des gros mots même en abrégé . . . merde alors!!! C'est pas grave, No big deal.
I can live with that.

Amitiés

  Libellules
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Il suffit d'oser (In Poésie)
   
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22 août
  Publié: 16 mars à 21:42 Citer     Aller en bas de page

Oui, ben la différence, c'est que nous, nous sommes poètes. Poët-poët !

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
RiagalenArtem


"Vivre éternellement serait aussi difficile-me semble-t-il-que dormir toute la vie" эт&#
   
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  Publié: 18 mars à 07:47
Modifié:  18 mars à 07:49 par RiagalenArtem
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Oser et défoncer...y'a pleins de murs à détruire anyway là et ailleurs...ils poussent comme des champignons empoisonnés ces "walls" de briques, de ciment et de barbelés...
Et y'a du style dans l'écriture......

Amicalement...
Riagal...


  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Cedoit être un four invisible." Gustave Flaubert
Le Poète Masqué


Bonjour/bonsoir chers amis. Merci de votre présence sur mon profil !
   
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  Publié: 19 mars à 23:59
Modifié:  19 mars à 23:59 par Le Poète Masqué
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Bonjour Libellules,

Un texte très fort que j'ai pleinement apprécié.
Pauvre homme, voué à finir entre les bras de maîtresses qui le retiennent à la vie par un fil assez mince, on l'imagine...

La perte d'une femme et d'un enfant, ça m'a fait un peu penser à Mad Max 2... Une tristesse profonde, mêlée de haine.

J'ai lu vos explications concernant ce "point de passage" situé au Mexique : un vrai coupe-gorge, semble-t-il...

Amitiés

  Vous pouvez prendre connaissance de mon système de versification, si vous le souhaitez (système personnel qui s'écarte des règles purement classiques).
libellules

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6 juin
  Publié: 21 mars à 10:09 Citer     Aller en bas de page

Citation de In Poésie
Oui, ben la différence, c'est que nous, nous sommes poètes. Poët-poët !


Very funny JB
Le fait est que sur le site anglais il y a de vrais poètes en herbe dont les connaissances de la langue sont malheureusement limitées. Et il n'y a aucun correcteur, quel malheur! Mais ce n'est pas un correcteur qu'il faudrait mais au moins une dizaine car, en l'espace d'un quart d'heure, j'ai compté aujourd'hui plus de 40 nouveaux poèmes venus des 4 bouts du monde. Les genres de poèmes sont aussi variés que tout ce riche monde bariolé et il y a des jours qui regorgent de perles dans cet océan chantant.

Citation de RiagalenArtem
Oser et défoncer...y'a pleins de murs à détruire anyway là et ailleurs...ils poussent comme des champignons empoisonnés ces "walls" de briques, de ciment et de barbelés...
Et y'a du style dans l'écriture......



C'est vrai Riga, oser et défoncer . . . si ce n'était que les murs . . . ils ne me font pas peur, mais les gens qui se cachent derrière et ici, pour certains, sont armés jusqu'aux dents, ça c'est autre chose . . .

Citation de Le Poète Masqué
Un texte très fort que j'ai pleinement apprécié.
Pauvre homme, voué à finir entre les bras de maîtresses qui le retiennent à la vie par un fil assez mince, on l'imagine...
La perte d'une femme et d'un enfant, ça m'a fait un peu penser à Mad Max 2... Une tristesse profonde, mêlée de haine.
J'ai lu vos explications concernant ce "point de passage" situé au Mexique : un vrai coupe-gorge, semble-t-il...


Merci d'avoir apprécié
Cet homme est voué à finir entre les mains de 2 maîtresses infernales, le désespoir et la douleur, en attendant qu'arrive la fin. C'est vrai, il y a peut-être un peu de Mad Max 2 au fond dans cette histoire car dans son errance il peut tomber sur un de ces gangs sanguinaires qui laissent leurs victimes démembrées en plein désert.
(Pendant des années, Ciudad Juarez était la ville la plus dangereuse du monde.)

Amitiés à tous

  Libellules
froggy33

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  Publié: 25 mars à 22:34
Modifié:  25 mars à 22:35 par froggy33
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J'ai lu ton poème dans un contexte différent (le désert de Sonora je ne connais pas).

Il m'a fait penser a toutes atrocités commises par les Américains au Moyen Orient depuis au moins quinze ans.

Amitiés.

 
libellules

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6 juin
  Publié: 26 mars à 19:05 Citer     Aller en bas de page

La cruauté et l'injustice des hommes ne connait pas de frontières alors je comprends ta lecture.

Amitiés

  Libellules
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