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LPDP :: Poèmes tristes :: Le silence de l’importune Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Marie Fée


Tout ce que je ne crie à voix haute, sans faute, je l'écris
   
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Modifié:  3 jan à 18:45 par In Poésie
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Le silence de l’importune

Si mes lèvres s’éternisent sous ton ciel glacial,
Elles rapiècent les morceaux saccagés d’antan ;
Tremblantes telle une feuille sous les étoiles,
Sire autant, sirotant le goût triste du néant.

Elle serre follement ton image palpable,
Le satin de sa peau se mêle à la tienne ;
Effacés sont les jours, enterrés dans le sable,
Je suffoque, blessée que tu ne t’en souviennes.

Mes soirs, je les passais à chercher ton sourire,
Une autre l’a vu et l’a peut-être touché…
Mais moi, je m’attache bien à ton souvenir ;
Le cœur lassé de ton humour effarouché !

Qui d’autre veut bien rire de cette importune –
Dont la paille dans l’œil l’empêche de voir clair ?
Aussi bien que mon destin ne fut qu’infortune,
C’est le cœur qui se damne à n’aimer que l’hiver !


(Marie) ©

  L'amour est un triste arc-en-ciel où les couleurs suscitent le serpent à travers une vague de poussière
M@rselO


“ Les lèvres de la sagesse sont closes, excepté aux oreilles de la raison „ — H. Trismégiste
   
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  Publié: 15 jan à 03:29 Citer     Aller en bas de page

Ôtons la poutre de notre œil et brisons le silence de cette importune, qui mérite quand même quelques applaudissements pour ce Poème majuscule, remarquablement composé !

  M@rs
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