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· Lachésis (Moirae) · josette
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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Le destin d'une famille (fin du chapitre 4, épilogue) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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josette


la vie est une belle rose qui s'épanouit lentement
   
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22 juillet
  Publié: 19 mai à 06:08 Citer     Aller en bas de page

Eugénie en fut très heureuse, et son état s'améliora rapidement.

Madame Luce arriva et accepta de prendre l'enfant en charge.
C'était une personne de soixante six ans, veuve, et très disponible. Dès le début, elle aima le petit garçon. Au début, Paul se cachait en la voyant, mais à force de patience, il accepta de jouer avec elle.
Peu à peu la brave femme lui enseigna quelques mots,et à la fin de la journée, il semblait triste de la voir partir.
Entouré par les siens, il redevint propre, et ses pauvres parents reprirent espoir.
Quand il eut dix ans, c'était un garçon très gai, qui aimait Madame Luce comme sa mère, et commençait à prononcer"papa, maman".
cependant il ne progressait plus. Jaques décida de l'emmener avec lui dans ses tournées, et comme le petit garçon était robuste, il y prit beaucoup de plaisir.
Quand vint l'adolescence, sa conduite changea brusquement.
Il refusa d'apprendre, et se montra agressif avec la pauvre madame Luce. Ne pouvant dominer ses pulsions, il tenta de l'embrasser sur la bouche et de lui toucher les seins.
Tristement, madame Luce préféra les quitter.


----------------------------

Un destin brisé

------------------------------

A seize ans, Paul ne comprenant pas tous ces interdits, poursuivit ses propres parents de ses avances.
Jacques consulta un spécialiste, et celui-ci fut pessimiste.
Malgré le petit apprentissage qu'il avait suivi,il était très retardé mentalement,et ne pouvait freiner ses pulsions.Le médecin lui donna un traitement pour le calmer, et conseilla encore le centre spécialisé.
Ses parents refusèrent, et Jacques décida de lui apprendre son métier.
Eugénie tenait seule l'épicerie, mais s'y plaisait beaucoup.
Un dimanche, des amis les invitèrent. Le repas fut très agréable, mais au moment du dessert, le jeune homme avait disparu avec la fille de la maison. On les chercha partout, mais beaucoup plus tard, Hélène revint en pleurant, car Paul venait de tenter de la violenter.
A partir de ce jour là, le couple refusa les invitations.
Paul aimait le travail de la vigne, et parvenait à se faire comprendre . Pour le récompenser, Jacques lui apprit à conduire le fourgon.
Peu à peu, il devenait très robuste et ressemblait fortement à son père. Dans le village, on le craignait, car il était brutal et poursuivait les filles dans les rangs de vigne.
Quand il eut vingt et un ans, son père lui acheta sa première mobylette, et lui apprit à la conduire.
Désormais, pendant ses tournées, il le suivait à bord de son engin.
Un matin, ignorant le danger, il tenta de doubler le camion de son père, et alla s'écraser contre un arbre. Le pauvre homme, en attendant les secours, essaya de le maintenir en vie, mais ce fut en vain. Il mourut sous ses yeux d'une fracture du crâne.
Tandis que l'ambulance emportait le corps de son fils, effondré, il se retira dans sa fourgonnette, pour pleurer.
Comment annoncer ce grand malheur à sa femme?
Tous deux, n'ayant plus aucune famille, n'avaient vécu que pour lui..
A cause de son handicap, ils l'avaient aimé et aidé de leur mieux, durant sa courte vie. Maintenant, il ne restait plus qu'un grand vide....
En début d'après-midi, il pensa à Eugénie, qui devait s'inquiéter, et il se décida à rentrer.
Sa femme avait fermé l'épicerie, et, soucieuse, les attendait devant la porte
Quand elle vit le vit arriver seul, elle pensa que Paul, faisait une virée avant de rentrer, mais le visage de son mari, rouge et torturé, l'inquiéta.
En tremblant, elle lui demanda ce qui se passait, mais Jacques, ne pouvant parler, s'effondra sur une chaise, le visage entre ses mains. De gros sanglots le secouèrent. Sa femme, comprenant qu'il s'était passé quelque chose de grave, le pressa de questions.
Finalement, il finit par lui avouer l'affreuse nouvelle!
--------------------------------------
Un choc trop profond
---------------------------------------------

Elle resta comme pétrifiée, se réfugia dans un coin de la pièce, le visage blême, les yeux fixes, semblant ne plus rien voir.
La nuit les surprit tous deux. Elle n'avait pas bougé.Tendrement, il l'embrassa, la conduisit à sa chambre, et l'aida à se coucher.
Toute la nuit, il fut si tourmenté, qu'il se réveilla très souvent. Sa femme ne dormait pas, mais restait immobile, les yeux dans le vague. Aucune larme ne les mouillait.
Pour elle, le temps s'était définitivement arrêté.
Le lendemain, la voyant dans le même état, il fit appel au médecin de famille. Celui-ci parut très soucieux.
Après l'avoir examinée, il lui expliqua que le traumatisme subi était si brutal, qu'elle faisait une grave dépression. Il lui donna un traitement, et proposa à Jacques de ne pas la laisser seule. Il ouvrit son épicerie et demanda de l'aide à Madame Luce. Celle-ci accepta volontiers de s'occuper de la pauvre femme.
Tout le village vint soutenir le malheureux père. Les femmes pleuraient, et les hommes montraient leur désarroi devant cette tragédie.
Le jour de l'enterrement, Eugénie ne fut pas avertie, comme avait conseillé le médecin. Ce fut une cérémonie extrêmement triste, et Jacques resta seul, dans le petit cimetière, pour se recueillir.
Sa femme n'allait pas bien. Elle ne mangeait plus,et ne se lavait plus. Madame Luce avait bien du mal à s'occuper d'elle.
Son état empira brusquement. Elle ne quitta plus son lit. le médecin craignant pour sa vie, la fit transporter à Libourne, dans une maison de santé.
Jacques se retrouva vraiment seul. Il abrégea ses tournées, afin de lui rendre visite chaque jour, avec son bouquet de fleurs préférées. Ce fut vain. Elle semblait indifférente à tout ce qui se passait. Le Psychiatre décida de lui faire subir une cure de sommeil
Quand le traitement fut terminé,la trouvant beaucoup mieux, on la laissa retourner chez elle.
Jacques avait transformé la maison pour la rendre plus accueillante, et par mesure de précaution, serré les affaires de Paul, dans une malle, au fond du grenier.
Eugénie semblait avoir tout oublié, et paraissait même très gaie.
La vie reprit presque normalement pour le couple. Elle alla retrouver son mari dans le magasin, à la grande satisfaction de ses clientes. Jacques reprit confiance. Hélas, le pauvre homme la croyant guérie, l'emmena sur la tombe de son fils. Là, le traumatisme se manifesta brutalement, et il dut la raccompagner à la clinique.
Très culpabilisé, et malgré le réconfort du médecin, il partit rapidement. Eugénie entama une deuxième cure de sommeil, mais Jacques ne put la voir.

--------------------------------
Un couple face à son destin
-----------------------------------------
Il téléphona tous les jours, pour prendre de ses nouvelles, mais se sentait seul et désespéré.
Enfin il put rendre visite à sa femme. Elle paraissait très calme, et pour la première fois, osa parler de Paul, tandis que de grosses larmes inondaient son visage. Le Psychiatre recommanda de lui laisser exprimer ses émotions et son chagrin . Jacques eut enfin le droit de l'emmener, avec maintes consignes , passer le dimanche chez eux. Elle ne demanda pas de retourner au cimetière, et le soir, rentra à la clinique sereinement.
Après quelques semaines, le spécialiste envisagea de la laisser sortir. Cependant, Jacques avait de gros problèmes de santé.Souffrant des reins, il urinait difficilement malgré le traitement, et avec le retour de sa femme, refusa de passer des analyses.
A la fin de la semaine, comme prévu, elle regagna la clinique. Cependant, le lendemain, très tôt, la clinique téléphona. Durant la nuit, sa femme avait tenté de se suicider. D'après les médecins, elle avait emporté de chez elle, un tube de somnifères et quelques affaires de Paul. Sa santé n'était pas en danger, mais le Psychiatre semblait très inquiet. Ce passage à l'acte, prouvait qu' elle ressentait des pulsions et un désarroi inavouables. On lui fit subir des électrochocs, afin de réduire ses périodes de mélancolie.
Jacques alla la voir très souvent, mais elle ne lui parla plus. Il la sentit si loin de lui, qu'il partit en pleurant.
De son côté, il souffrait tellement, que les analyses révélèrent que ses reins ne fonctionnaient presque plus, et que, malgré la dialyse, il urinait du sang.
Sa femme allait de plus en plus mal. Les électrochocs ayant échoué, dans peu de temps, elle allait sombrer dans la folie.
On lui parla d'un nouveau traitement encore expérimental, la Lobotomie. Si tout se passait bien, elle ne ressentirait aucune émotion, et pourrait retourner chez elle.
Au désespoir, le pauvre homme signa l'autorisation d'opérer, et mourut peu de temps après, dans d'atroces souffrances.

___________________

Une famille disparaît
----------------------------------

Tous le village assista à ses obsèques, et les hommes eux-mêmes pleuraient leur épicier et leur ami. Ils promirent désormais de s'occuper de sa femme.
L'intervention se passa bien, mais elle mourut peu de temps après, d'une hémorragie cérébrale!
Ainsi s'éteignit une famille, frappée par un destin vraiment trop cruel.

FIN

 
Le Poète Masqué


Bonjour/bonsoir chers amis. Merci de votre présence sur mon profil !
   
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25 juillet
  Publié: 19 mai à 10:08 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Josette,

La poursuite des filles dans les rangs de vigne m'a d'abord fait sourire, mais l'accident terrible en mobylette est un fait dramatique !

Le choc psychologique a été très profond. Heureusement que le psychiatre a pensé a administrer une cure de sommeil.

On a dû avoir recours aux électrochocs, ce n'est pas anodin.
Ensuite, une lobotomie a été nécessaire. C'était un nouveau traitement, à l'époque, mais cela nous effraie toujours. De nos jours, ce sont des « calmants », je pense, ou en tout cas, des médicaments qui endorment un peu l'esprit, pour l'empêcher de ressentir des émotions négatives.

Un destin tragique, en tout cas... Pauvre famille !

Vous nous avez conté ce destin d'une façon magnifique, malgré le caractère tragique de l'histoire.

Cela m'a rappelé mes lectures des romans de Zola.

Amitiés

  Vous pouvez prendre connaissance de mon système de versification, si vous le souhaitez (système personnel qui s'écarte des règles purement classiques).
josette


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22 juillet
  Publié: 19 mai à 12:12 Citer     Aller en bas de page

combien je suis touchée par ton adorable et pertinent com, Le Poète Masqué!
j'avoue humblement, que j'ai assisté peu à peu à l'atroce destinée de cette pauvre famille, et ce dernier chapitre m'a fait revivre des souvenirs vraiment déchirants...
cependant, je ne regrette pas d'avoir publié ce délicat récit, en hommage à ma Marraine et à sa famille.
merci infiniment pour ta fidélité!

délicieuse soirée,

sincères amitiés,

Josette


 
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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25 juillet
  Publié: 20 mai à 04:19 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Josette,
C'est encore plus triste que ce que j'aurais pu imaginer. Que dire de plus devant un si funeste destin familial... Tu es courageuse de l'avoir évoqué à nouveau pour nous.
Amitiés

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
josette


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  Publié: 20 mai à 06:53 Citer     Aller en bas de page

merci infiniment pour ton adorable et touchant com, Jean-Louis.
en écrivant cet ultime chapitre, je fus effectivement très attristée, car ce sont des souvenirs fort douloureux!

comme je l'écrivais au Poète Masqué, je suis heureuse d'avoir rendu cet ultime hommage, à cette pauvre famille, témoin de mes jeunes années, qui m'a donné tant d'affection...

merci infiniment pour ta fidélité qui me touche beaucoup!
désormais, je vais me consacrer à des poèmes plus gais, avant de publier, plus tard, des souvenirs de ma prime jeunesse, beaucoup moins tragiques...

délicieuse journée,

sincères amitiés,

Josette







 
Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
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24 juillet
  Publié: 20 mai à 18:14 Citer     Aller en bas de page

Chère Josette,

La vie est parfois injuste en s'acharnant sur la même famille ... et les souvenirs des disparitions en sont souvent plus tenaces puisqu'ils sont irrémédiablement associés à cet acharnement...
Merci beaucoup de cet hommage que vous avez partagés avec nous à l'aide de votre magnifique plume...

Avec ma sincère amitié
Bises

V

 
josette


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22 juillet
  Publié: 21 mai à 04:21 Citer     Aller en bas de page

merci infiniment Varh, pour ton adorable et chaleureux com, qui me touche beaucoup!

c'est vraiment très gentil!

délicieuse journée,

sincères amitiés,

Josette

 
Cidnos
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24 juillet
  Publié: 22 mai à 07:24
Modifié:  22 mai à 17:11 par Cidnos
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Bonjour Josette
J'ai très peu de mots pour exprimer ce que je ressens.
Il y a une forme d'acharnement sur cette famille. C'est terrible.
Finalement, ma vie est bien belle comparé à la leur.
Je suis chanceux
Amicalement
Christophe

 
josette


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22 juillet
  Publié: 24 mai à 06:34 Citer     Aller en bas de page

merci infiniment pour ton adorable et chaleureux com.

Christophe.

j'en suis très touchée!

merci pour ta fidélité,

délicieuse journée,

sincères amitiés,

Josette



 
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