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DⒶturⒶ


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  Publié: 16 août 2017 à 12:23
Modifié:  20 août 2017 à 14:14 par Maschoune
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PREFACE


Il avait le visage décomposé. Toute l’horreur possible y transparaissait alors je l’ai pris dans mes bras. Il a bien tenté de reculer mais je voulais le consoler. Savoir pourquoi il semblait souffrir à ce point. Lorsqu’il s’est détaché de mes bras, c’est à ce moment là seulement que j’ai mesuré de quoi il souffrait. Ses habits étaient tachés de sang. J’ai moi-même pris cet air horrifié qu’il avait lui-même seul. J’ai dit que j’allais appeler un médecin que tout irait bien, Je lui ai demandé où il était blessé, d’où venait tout ce sang. Je me rappellerai toujours de sa réponse. Il a dit : « Mais… c’est le vôtre » Je ne sais pas pourquoi mais d’une certaine manière ça m’a rassurée


1 - NEIGE


Il s’appelle Jean mais nous ici on l’appelle Neige. Il écrit de la poésie et parfois même il nous en lit des morceaux … il appelle ça des bouts de rêves. C’est beau la poésie. C’était l’un des seuls aussi à ne pas nous regarder comme des bêtes curieuses… le seul qui voyait autre chose en nous que ce en quoi on nous enferme. Peut-être que c’est ça le sens de mettre des phrases qui vont bien entre elles pour autre chose que ce qu'elles veulent dire. On apprend à voir au-delà. Moi aussi j’en ai fait avec des bouts de mots que je découpais dans le dictionnaire. Elle s’appelait comme lui, Neige. Peut-être qu’un jour je vous la ferai lire.
Lui, le vrai Neige, avait les cheveux blancs comme les derniers flocons et des allures de père Noël, c'est pour ça que ça lui allait bien et je crois que ça lui ferait plaisir aussi de savoir que j’écris. A chaque fois que je le regarde ça me fait penser à avant, quand j’étais plus petite mais je m’en souviens pas très bien, c'était il y a longtemps. Lui il me dit des choses gentilles et ça me fait chaud au cœur. Neige il m’a dit un jour qu’il avait une fille qui aurait eu mon âge et parfois je suis un peu jalouse d’elle mais quand Neige en parle il a toujours des larmes qui font que j’ai jamais osé lui dire… Je pense que Neige veut nous sauver peut-être comme il veut sauver plein de choses… peut-être même le monde. Moi j’ai appris qu’on pouvait pas sauver la planète quand on est toute seule à vouloir, surtout quand on est trop petite. Mais Neige lui il sait pas ça et il s'est mis dans la tête de nous guérir mais il se trompe … si nous sommes ici c’est que nous le sommes déjà… guéris je veux dire… guéris de ce qui nous faisait mal. Un jour je demanderai à Neige pourquoi il n’est pas fou, comme nous, au moins il serait moins triste. On nous donne des manteaux et plein de trucs et on nous apprend à oublier. Mais peut-être que la neige ne doit pas s’oublier ou que lui ne veut pas devenir fou. Les gens ils aiment pas qu’on soit comme ça, mais je pense pas que Neige soit pareil... seulement peut-être que lui il peut pas. Il sait plus fuir comme il est trop vieux, alors il est juste triste.
Empty Sweet dit que dans un monde profondément irrationnel ils enferment les seuls esprits irraisonnés. C'est ça qu'on est, des aliénés comme dans Predator. Des mutants qui font peur. Mais malgré tout ça, il y a la poésie, Neige et les autres... et je pense que notre chemin est plus beau... qu'on n’est pas malades comme ils disent. On fait des choses qui n'ont pas de sens mais je suis persuadée qu'en les mettant ensemble... on fera comme les poèmes de Neige.. une belle musique qui va plus loin que ce qui veut dire juste des mots.
Alors c'est pour ça que vais écrire sur ici, sur moi et sur les amis. je vous parlerai d'Empty Sweet aussi... Il est persuadé que tout le traverse. Il croit qu’il est vide. Une sorte de concept comme il dit. Là il est à l’infirmerie je crois… il s’est enfoncé un crayon dans la main…
Enfin voilà je vais faire ça et ensuite je la montrerai à Neige.. peut-être qu'il saura... que la poésie nous parle... car c'est ce que nous sommes... juste différents.. pas fous.. je suis un poème... j'ai eu la révélation hier... les gens sont des poèmes... il faut juste les écrire pour qu'on cesse de vouloir les comprendre

2 - BAMBAM

Hôpital psychiatrique du Papillon Blanc, 8h09.

Je suis une HL, une hospitalisation libre comme on dit en HP. Dans la pièce qui nous sert de chambre Bambam n’arrête pas d’avancer puis de se cogner contre le mur du fond. Il avance… puis se cogne… avance et se cogne encore. Bambam avait peut-être un nom avant… je ne le connais pas, pas plus que je ne sais ce qui le pousse à se jeter inlassablement sur le même pan de murs. A force de se cogner comme ça il doit l’avoir oublié lui-même. Parfois quand je m’endors au son régulier de ses tentatives, le goût âcre de mes cachets encore en bouche, j’imagine qu’il réussit à faire s’effondrer sa prison et qu’il réussit aussi à trouver ce qu’il recherche. Je ne sais pas ce que Bambam ferait s’il était à nouveau dehors. Peut-être trouverait-il un autre mur ? Je ne sais pas s’il y a une fin à son supplice. Y en a-t-il une au mien ? Parfois je lui parle mais il ne me répond jamais. Bambam ne mange que par intraveineuse si on peut encore appeler ça manger et s’il a évité la camisole c’est juste car le personnel trouvait marrant de le regarder se jeter sur son mur et prenait des paris pour savoir quand il tomberait. Bambam heurte son mur comme mes idées se cognent dans ma tête. Nous nous ressemblons et j’aimerais tant le sauver pour me sauver moi-même. Parfois quand je le regarde je vois la futilité de ce que je suis et il m’arrive parfois de faire comme lui. Je cale mon pas sur le sien et moi aussi je vais me cogner contre ce mur. Au début on a de l’appréhension, on sait que ce que l’on fait ne peut nous amener que la douleur, que c’est idiot et futile… oui idiot et futile comme tout ce à quoi on peut penser. Ensuite on a mal et on se reproche d’avoir été stupide… et pourtant… pourtant on recommence. Bambam résume ma vie et parfois moi aussi je me cogne avec lui. La première fois et la seule fois où j’ai vu Bambam pleurer c’est quand je me suis moi-même jetée pour la première fois contre le crépi grisâtre. Il m’a regardée, a secoué la tête comme dans un mauvais rêve trop longtemps maintenu… aussi brumeux et bizarre qu’un cauchemar médicamenteux. Il pleurait en me voyant et il a pleuré en se cognant à son tour. J’ai pleuré avec lui. Ça ne l’a pas guéri comme ça ne m’a pas guéri moi. Le mur reste là, tristement froid avec une tache de sang séché là où je me suis fendu la lèvre. Je manque encore sans doute d’expérience pour me faire mal sans que ça se voit. J’apprendrai. Un jour peut-être je serais comme Bambam, aussi froide que la pierre et aussi insensible qu’elle. Peut-être ne se comprend-on vraiment que quand plus personne n’est plus capable de nous comprendre vraiment. Je suis une HL, une hospitalisation libre. J’ai choisi de m’enfermer ici pour m’évader de moi-même. Ici nous sommes tous fous, Bambam le sait. Qu’il est bon d’être enfin parmi les siens.

3 – SNAIL


Snail faisait tout avec une lenteur excessive. Il ne parlait pas, du moins c’est ce que tout le monde croyait. Ses parents, les infirmiers, le psy. Snail est en retard. C’était tout ce qu’il fallait savoir sur Snail apparemment. Snail était incapable de prendre soin de lui. Snail ne pouvait pas se déplacer. Snail est une charge pour nous. Au détour d’un couloir j’ai entendu son père dire « je crois qu’il le fait exprès ». Snail au milieu de toute cette frénésie. La grêle des mots, par le passé celle des coups, les instants froids. Snail sans bouger. J’ai pris sa main et tout doucement, si doucement pendant que le monde entier devenait misérable il a pris la mienne. Il a fallu plusieurs heures pour qu’elle se réouvre, qui sait le temps qu’il faut pour dire je t’aime, qui sait le temps qu’il faut pour voir tomber une seule goutte au milieu de l’orage entier, qui sait le temps qu’il faut.
Snail regardait la pluie tomber derrière ses grands yeux gris. Le temps d’un sourire.
Snail émettait des sons lents qui pouvaient courir plusieurs heures. Personne n’y prêtait attention. Arrête de beugler ! C’était le seul écho. Snail avançait dans les brumes et voyaient s’agiter les fourmis. Rien ne pouvait empêcher Snail de dire ce qu’il avait à dire. Car chaque son était la part d’un mot, chaque mot la part d’une phrase, et chaque phrase la part d’un tout.
Et quand on les entendait, quand on les comprenait, quand on prenait le temps qu’il fallait, ce vrai temps qui nous correspond et qui n’est pas seulement le pas de la foule, on savait que Snail était l’enfant de Dieu.
Il disait quelque chose de trop beau pour être dit brusquement. Peut-être trop beau pour être entendu.
Mais personne n’entendait. Personne n’entendait ce que Snail ne cessait de dire.
Qui donnerait autant de son temps pour écouter un fou ?
Les autres dormaient. Arrête de beugler ! fut beuglé une dernière fois.
Snail et avec lui l’éternité s’endormit à son tour.


4 – EMPTY SWEET


Empty Sweet allait souvent à l’hôpital de l’asile. C’était devenu comme un rituel pour lui mais je me demande s’il savait vraiment ce que ça voulait dire. Je crois que quand les infirmières lui enfonçaient les tuyaux dans la bouche ça n’avait pas vraiment de réalité pour lui, pas plus qu’il ne s’en accordait lui-même. Il ne mangeait pas vraiment. Il oubliait. Il n’existait pas vraiment, du moins je crois qu’il le pensait sincèrement. Pour exister il disait toujours qu’il fallait des passions, que lui n’en avait aucune, qu’il fallait des sentiments, qu’il en était dépourvu. Empty Sweet disait qu’il était vide, juste vide et que tout son corps et son esprit tendaient à le ramener à cet état, que c’était un fantôme qui serait en avance sur son temps, peut-être même une curiosité scientifique. Empty Sweet disait qu’il ne ressentait rien, pourtant il pleurait parfois… je l’ai vu une fois et quand je lui ai demandé pour quelle raison, il m’a dit qu’il ne savait pas et il a pleuré à nouveau. Empty Sweet disait qu’il n’aimait personne... pourtant quand il me prenait dans ses bras en disant que tout cela était juste un rêve… moi je l’aimais moi. Empty Sweet inventait des histoires pour comprendre son vide. J’aimais les entendre ses histoires. C’était des histoires imaginaires mais quand il en parlait d’une certaine manière il y croyait vraiment aussi et moi j’y croyais peut-être encore plus fort que lui. Je me disais que c’était peut-être ça la raison, la réponse, mais à la fin, il hochait la tête avec un air triste et il disait… tu vois, c’est une belle histoire mais ce n’est pas ma vie.

5 – SCARED


Vous devez pas connaître Scared. Vous êtes nouveau ici. L’immense employé passa la porte capitonnée et désigna une ombre dans son coin. Blanche et blanche était la prison et les loups dansaient dans la toundra. Des torrents de neige tourbillonnaient partout et Scared étaient blottie pour qu’on ne la trouve pas. La neige dansait autour des intrus et ils ne semblaient pas la reconnaître. Seule la nuit et la lune éclairaient par moment de petits carreaux de givre qui se découpait sur le sol. Si finement réguliers, réguliers, si terriblement réguliers. Elle les suivit de sa main tremblante. De la glace mais sans reflet. Surface douce et rassurante. Elle la suivit encore, le contact était doux au toucher. De l’eau coulée. Ploc, ploc, ploc.. Scared grogna. Elle était blessée, elle était si parfaitement seule et elle avait froid. Eux, insensibles créatures transperçaient sa nuit...Sa douce et calme nuit. Et le tombeau de sa tête répétait Qu’ils n’approchent pas.. qu’ils n’approchent pas… jamais. Scared avait ces entailles sur ses bras comme un prisonnier qui aurait lancé ses traits vers la nuit mais n’aurait pu les retourner que sur lui. Scared poussait un long cri de l’intérieur qui s’arrêtait au bord de son monde. Scared se battait contre une panthère invisible, Scared se façonnait à son image. Ici pour tous Scared était folle de toutes façons. Scared n’était pas « normale », Scared avait besoin « de se faire soigner » Scared, « qu’estcequinevapasdislenousaumoins » Scared «mapovfille » Scared «questcequonpenseradenousavecunefilleàlasile »

Scared…

Ouhhhh et les loups les loups pleuraient

Scared, si le mal s'écrit elle en a couché des lignes sur sa vie

- ouais pauv’ fille, une véritable loque… ça fait longtemps qu’elle est comme ça ?

l'autre hocha la tête avec un air attristé..

 
Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
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  Publié: 19 août 2017 à 07:03
Modifié:  19 août 2017 à 07:04 par Varh
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J'ai sincèrement apprécié la description des différents personnages qui donnent finalement les contours du lieu dans lequel ils sont retenus... Etonnammant, les mots simples employés rendent l'atmosphère légère et m'ont focalisée sur les manies et le profond de chacun d'eux.
Une phrase m'a marquée : "J’ai choisi de m’enfermer ici pour m’évader de moi-même" ... mais peut-on se sentir enfermé dans un hôpital psychiatrique appelé le Papillon Blanc?

Merci Datura
Je relirai ce texte qui m'a touchée

V

 
Maschoune

Modératrice


Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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18 janvier
  Publié: 20 août 2017 à 14:16 Citer     Aller en bas de page

Eprouvant ...et émouvant !

Merci à toi

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
Naej

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11 novembre 2020
  Publié: 22 août 2019 à 05:07 Citer     Aller en bas de page

Voilà ! J'ai ("En-faim") trouvé (retrouvé?) Datura... sa personnalité et son écriture qui m'ont beaucoup
manqué durant "mon exil" volontaire !
Une phrase de ton exposé m'a troublé dans le paragraphe intitulé " Neige " :
"Il s'appelait Jean mais nous ici on l'appelle Neige." ....
Je n'ai pas la prétention de m'identifier à ce personnage, à moins que tu le confirmes
mais cela m'a interpellé sans me perturber. cependant... ...
Peut être, enfin j''espère, que tu auras l'idée de me l'infirmer ou de me le confirmer ?
En tout cas, je suis très heureux de te retrouver car , et tu le sais, j'adore ton écriture
et la personne que j'ai imaginée à travers Elle ...
A bientôt j'espère sur LPDP...
Naej

  Carpe diem...
DⒶturⒶ


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18 janvier
  Publié: 3 sept 2020 à 14:50 Citer     Aller en bas de page

Alors je te confirme. Merci d'être revenu par ici Jean.

 
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