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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Récit d'un songe lucide Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Acide Sulfurique

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9 mars
  Publié: 28 déc 2017 à 18:15
Modifié:  29 déc 2017 à 17:17 par Acide Sulfurique
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Autrefois, en des temps lointains, nous nous étions donnés rendez-vous devant l’Église de Salta le jour où tout partirait en vrille. Cette hypothétique assignation à se retrouver n’avait pas de date, elle était contextuelle. C’est pourquoi je m’étais retrouvé là assis sous le porche de ce bâtiment religieux, cristallisé dans l’insupportable espérance de t’apercevoir. En ce lieu symbole de nos souvenirs bienheureux, la vie s’était évanouie, le ciel s’était noirci, mais je restais là, impassible.

Dans un rêve notre mission n’est jamais claire, nos envies ne sont pas définies, nous errons dans l’onirisme de notre conscience, anticipons et créons à chaque pas le monde qui nous entoure. Mais je me refusais de créer, tout était flou et obscur autour de moi, comme si mon cerveau n’avait daigné fabriquer le monde alentour afin de ne se focaliser que sur ta venue.

Je crois me souvenir que tu entras en scène dans la nuit (ou étais-ce la journée ?). La vie, immobilisée dans l’expectative de ton arrivée, ressurgit enfin lorsque tu apparus dans un éclair aveuglant. Le soleil revint, la chaleur fût, le ciel s’éclaircit.

Tu marchais vêtue de ton long manteau bleu, celui je t’avais offert à l’époque de notre éclat. Tes cheveux longs se balançaient au rythme de tes pas et ta silhouette semblait glisser le long du paysage telle une ombre majestueuse que le soleil récemment rallumé n’osait effacer .
Fixé sur la grandeur du bâtiment qui me surplombait, ton regard lancinant m’ignora. Tes yeux restèrent voilés, comme s’ils s’efforçaient de transcrire le dédain que tu portais envers ma personne. Leur mépris me blessa bien plus profondément que toutes les fois où tu m’avais meurtri.

Tu restas plantée devant ce lieu de rendez-vous, sans m’attendre alors que je t’attendais, sans me chercher alors que nous étions face à face. Combien de temps suis-je resté à te regarder sans être aperçu? Je ne saurais le dire, mais les secondes, les minutes, les heures, défilaient à une vitesse folle, et de peur que le temps me fasse te perdre à nouveau je suis venu à ta rencontre.

- Je suis là.

Ton ouïe se heurta à l’affront de ma voix et ta vue se crispa. Ton regard impétueux se posa enfin sur moi. Mais ce n’était pas ton regard, et tu n’étais pas toi. Quand nos yeux entrèrent en contact je suis resté pétrifié. Tel un aventurier faisant face à Méduse, j’ai admiré les vipères qui ornaient ton nouveau visage, contemplé les doigts acérés avec lesquels tu m’avais arraché le cœur et constaté le corps de serpent avec lequel tu avais pris la fuite. Le temps s’est arrêté. Il fallait que je disparaisse, que je quitte ce lieu ainsi que la créature infâme que j’avais face à moi. Je devais te retrouver toi.

Je me suis éclipsé, m’affranchissant du présent en me projetant dans notre passé. J’ai atterri dans tes bras à l’époque de notre tendresse. La chaleur de ton corps et l’odeur de ton parfum me plongèrent dans une transe infinie. Nous étions enfin réunis. Soudain j’ai commencé à suffoquer, et j’ai constaté avec horreur que tu ne me serrais pas passionnément, tu m’étranglais.
Paniqué, j’ai alors couru désespérément à ta rencontre à l’époque de notre amour, mais au lieu de m’accueillir affectueusement tu as tendu la jambe et je me suis écroulé violemment par terre. En larmes, j’ai pleuré allongé sur le sol. Il était mou, il devint liquide, et j’ai commencé à sombrer. Combattant, j’ai alors nagé dans cette eau terreuse jusqu’à la nuit où nous scellâmes notre union afin de te déclarer à nouveau ma flamme, mais tu tentas de me noyer afin que je me taise.

Quand le dernier de mes efforts sombra avec moi dans l’océan de mon échec, lorsque je me rendis compte de l’ampleur de ma défaite, j’ai accepté l’affront de tes refus et me suis retrouvé pris dans les abîmes avec pour seule compagne la noirceur de ma tristesse. A bout de souffle, j’ai capitulé et respiré à pleins poumons l’eau sombre de ton abandon. Mais l’asphyxie ne vint pas, il n’y eut pas non plus de dernier râle, ni de dernier soupir. L’action qui aurait dû me coûter la vie me fit me rendre compte de la simulation de celle-ci. J’ai pris conscience d’être prisonnier d’un songe, et me suis décidé à voler.

J’ai décollé des abîmes et suis revenu au présent afin de t’affronter. Lorsque je me suis retrouvé à nouveau devant toi l’illusion chimérique du rêve s’était évanouie, et à te contempler enfin dépourvue de l’apparat mythologique que mon inconscient t’avait octroyé, j’ai réalisé que j’étais face à une femme ordinaire.

Alors, sans palabres, sans fioritures, sans prétention, je t’ai demandé simplement de m’aimer, et je me suis réveillé.

 
Danalore

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27 juillet
  Publié: 29 déc 2017 à 06:09 Citer     Aller en bas de page


Un plaisir de lecture

 
QUOIQOUIJE

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21 septembre
  Publié: 29 déc 2017 à 10:47 Citer     Aller en bas de page

Tout le monde ne peut être 'beau de l'air'
dont le pote disait

Citation de Verlaine
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

 
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