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· Yvan Bert
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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Luzern - Chiasso : un bref aller-retour Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

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Il suffit d'oser ! (photo d'un poème d'Apollinaire, Tout terriblement)
   
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17 septembre
  Publié: 23 jan à 04:22
Modifié:  23 jan à 07:48 par Maschoune
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Luzern - Chiasso : un bref aller-retour
 
Le lecteur de la pochette à billets était perplexe. Bien concentré, il relut pour la septième fois les mots inscrits noir sur blanc : aucun TGV ne s’arrête dans cette gare et pourtant rien ne vous empêche de prendre un TGV en partant de cette gare ? …

- Encore un cheminot qui n’aura pas fait ses Humanités, pensa-t-il.

Il décida de ne plus occuper son esprit à tirer ceci au clair, car, bien qu’il ait mis en action l’ensemble de ses capteurs de sens, aucune risée ne venait troubler la plate tranquillité de sa plus totale incompréhension. Il sera toujours temps de s’informer sur cette ineptie à son retour en France.

Il attendait sur l’embarcadère de Luzern le départ de l’Uri, un magnifique vapeur tout juste restauré, pour le conduire jusqu’à Flüelen, d’où il prendrait un train pour Milano. Il remisa la pochette à billets dans sa mallette, s’assurant par trois fois qu’elle était bien refermée. Depuis qu’il n’entendait plus très bien, le clic de la fermeture lui échappait. C’est qu’il y avait pas mal d’argent tout frais retiré de son coffre au Crédit Suisse ! Vieux certes, mais riche. Il ne regrettait en rien d'avoir planqué quelques noisettes en Suisse, pays où l’écureuil fiscal est moins gourmand que partout ailleurs.

Il rêvait d’un voyage spatial qui lui permettrait d’admirer le clair de terre, un spectacle hors du commun. Il avait l’argent pour le faire, et, plus encore, pour exaucer mille désirs. Hélas, désirer ne suffisait pas ; son cœur n’aurait pas suivi.

Tout en lui, du cheveu rare jusqu’aux neurones, avait besoin d’une cure de jouvence. Tout comme son âme. Ce séjour en Italie allait lui faire le plus grand bien, d’autant qu’il envisageait d’y mener grand train. Sa fortune ne serait pas pérenne. C’était décidé.

Depuis le salon de première classe à l’étage du bateau, les paysages entourant le Lac des Quatre Cantons prenaient des airs de vieille Europe, au rythme lent des vagues nées à l’étrave. Le lac avait vu les exploits de Guillaume Tell, et, au cœur de la Suisse centrale, avait le pouvoir de faire vibrer encore le passé et le souvenir de l’inaltérable héros cher au cœur de tous les Helvètes. Cette vision, associée à sa volonté de vivre une existence assagie et de ne plus subir le stress des affaires, lui procura un sentiment apaisant, comme si le temps s’endormait à ses côtés.

Cette volonté semblait opérer une transmutation en lui, un besoin de méditer. Qu’avait-il besoin de transformer sa vie, puisqu’elle, sans son accord, le modifiait à chaque instant ? Relativement il y avait donc un changement continu. Il ressentit comme un frisson : changer !

À Flüelen il se dirigea aussitôt vers le quai, en direction du Gothard. Le train était évidemment à l’heure. Suisse oblige ! Plus loin, depuis son compartiment cossu, il admirait la lente montée vers le tunnel sommital, lorsqu’entra une élégante jeune femme qui prit place face à lui. Il lui semblait l’avoir déjà aperçue. A Luzern peut-être… Sur le bateau ?

Il aurait bien engagé la conversation, mais habitué à des amours tarifées avec des escort girls aux quatre coins de la planète, il ne savait comment s’y prendre en l’absence de liste des prix. Pourtant, il était certain qu’elle le regardait, à la dérobée. Comment lui, le vieux bedonnant, décrépi, pouvait-il allumer une lueur d’intérêt dans les yeux de cette jeunesse de… allez, 25 ans ! Mais où l’avait-il vue ? N’était-ce pas à l’entrée de la banque ? Satanée mémoire fuyante !

Elle sortit une petite trousse à maquillage de son minuscule sac à main. Étrange d’ailleurs, qu’un si petit sac contienne autant de bazar. Maintenant c’était au tour d’un vaporisateur. Enfin, elle parla… de lumière. Bien sûr, elle pouvait l’éteindre puisqu’elle lui fatiguait les yeux. Il n’y avait de toute façon personne d’autre que cela put déranger.

Enfin le train pénétra dans le grand tunnel du Gothard. Dans la lumière qui peu à peu faiblissait, il la vit mettre devant son nez un mouchoir, sortir son parfum et diriger vers lui le jet du vaporisateur. Pschit ! Pschiiiiiiiittt…

Lorsque le douanier le réveilla à Chiasso, il eut un premier regard vers sa mallette, pour constater qu’elle avait disparu, tout comme la charmante brune si tendrement parfumée. Il montra ses papiers, déclara… rien du tout, et qu’il devait descendre de toute façon. C’était cher payé pour un sourire et l’espoir d’avoir pu séduire encore.

Non, décidément, pensa-t-il, aucune vie ne s’arrête dans cette gare et pourtant rien ne m’empêche d’en prendre une autre en partant de cette gare. Où diable avait-il lu quelque chose de semblable ? Cette idée lui plaisait bien, du moins lui paraissait-elle compatible avec son humeur du moment. Il prit le train en sens inverse. Il devait retourner au Crédit Suisse à Luzern.
 
 
 

  La vie commence à chaque instant.
Galatea belga
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Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 23 jan à 07:32 Citer     Aller en bas de page



Piaciuto...piaciuto ! Anche il tocco alla Hitchcock con un JB habitue' di treni....

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Maschoune

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Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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  Publié: 23 jan à 07:50 Citer     Aller en bas de page

Ton histoire résonne comme une histoire sans fin pour ton "héros"

Un plaisir de lecture, merci à toi

  ISABELLE
FeudB

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  Publié: 23 jan à 08:21 Citer     Aller en bas de page

comme dit Galatea j’y vois un film mais plutôt jamesbondien que hitchockien’ ... je crois qu’il faut une suite à ton histoire !!! et pour ce Qui est de la tirelire du monsieur,´´ quand le franc est lourd c est qu il est suisse ´´ je crois qu il n’a plus court depuis l’euro

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

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17 septembre
  Publié: 24 jan à 09:20 Citer     Aller en bas de page

@ Barbamimi, Galatea Belga, Maschoune, FeudB, mercide vos mots.

Hitchcockien, je ne sais. Ce qui est certain c'est que c'est un texte que j'ai écrit pour un atelier d'écriture, la première phrase avec cette stupidité sur les TGV était donnée. Ceci dit, je m'étais fort amusé à écrire cette nouvelle. J'étais sur le bateau entre Luzern et Weggis, et un vieux monsieur reluquait méchamment une belle jeune femme... ceci plus cela m'a inspiré cet écrit sans prétentions aucunes.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Merum
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  Publié: 24 jan à 15:21 Citer     Aller en bas de page

j'adore

 
Xenia

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15 octobre
  Publié: 25 jan à 04:26 Citer     Aller en bas de page

j'ai passé un bon moment de lecture, tous les bons ingrédients de la bonne "nouvelle" sont là
merci pour cet agrément

  Critiques acceptées
PA... Cet utilisateur est un membre privilège

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28 février
  Publié: 25 jan à 05:45 Citer     Aller en bas de page

Salutation In Poésie

Bonnes nouvelles pour une nouvelle
L'histoire, l'ambiance, la description des détails et s’il y avait une suite ?




PA…

 
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17 septembre
  Publié: 28 jan à 11:17 Citer     Aller en bas de page

@ Merum, Xenia, PA, merci de vos mots.

Je ne pense pas qu'il y aura une suite. C'est un vieux texte écrit pour un atelier d'écriture.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
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