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18 septembre
  Publié: 9 juin à 02:09
Modifié:  9 juin à 11:50 par In Poésie
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Effacement

In memoriam Gilbert Payaud
mon oncle atteint d'Alzheimer.
J'ai choisi de lui laisser la parole.
Il s'adresse à son épouse.

-------------------------------------


Je ne me souviens plus de nos premiers mots dits,
Comme ceux au tableau effacés par l'éponge.
Je ne sens qu'une chose et qui n'est pas un songe,
C'est ta main sur la mienne, éternel ressenti.

Il y a très longtemps, nous nous sommes dit oui.
Chacun put être soi, sans endurer la longe
De l'autre à chaque pas. Mais en ce temps que ronge
L'insane maladie, ma vie doucement fuit.

L'avenir incertain redoute, un peu sauvage,
De n'avoir que vouloir pour ne pas être en rage.
Je suis comme un poisson retenu au filet

Quand j'aimerais plonger encor dans l'eau vivante
Des ruisseaux de ta voix. En écho aigrelet
Le souvenir s'éteint de ma mémoire absente.

Rochefort-du-Gard, le 8 juin 2019


 

  La vie commence à chaque instant.
samamuse

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  Publié: 9 juin à 02:37 Citer     Aller en bas de page

Elle s'appelle GINETTE,

Mon chéri, ta présence, me manque.
Des dames de l'ehpad, sont jalouses.
Tu es ce quelles n'ont plus, sans le dire.
Mes synapses me quittent, sans le dire.
Des visages n'ont plus de nom, "to lose".
Je suis heureuse, sans toi, tout me manque.
Ce n'est pas une maladie, c'est un état de vieillissement, comme les rides.
Vouloir ralentir les effets, c'est accepter une déchéance totale irréversible en 48 heures.
Tout comme pour les comas, ces présences sont conscientes très souvent de ces effets, dans les présences formulées des autres non concernés.
Merci JB, ces présences sont trop souvent tus, et mal vécues, comme d'autres handicaps, un aveugle voit différemment.
SAM

 
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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17 septembre
  Publié: 9 juin à 03:50 Citer     Aller en bas de page

Bonjour JB,

Par toi, c'est un magnifique hommage rendu à ton oncle. Je ne sais s'il est encore de ce monde ou pas, tu as noté "In memoriam", que je pourrai comprendre, même s'il est encore en vie...

Avec cette perte de mémoire due à cette affreuse maladie qu'est l' Alzheimer, les proches, perdons deux fois les personnes que nous aimons...
Pour l'avoir vécu, je sais et connais malheureusement cette déchirure.

Merci pour ce partage et de ces paroles que tu lui donnes et qu'il n'a peut-être pu adresser à ta tante. Tu viens de le faire pour lui.



Mawr



  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
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18 septembre
  Publié: 9 juin à 04:36 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous.

samamuse, hélas, il s'agit bien d'une maladie. Toutes les personnes âgées n'en sont pas atteintes. À quoi servirait là encore de mettre la poussière sous le tapis ?

Mawringhe, in memoriam... en principe fait référence à une personne décédée, épitaphe assez commune. Mon oncle était un "taiseux" très attentionné pour sa femme, ma tante et marraine.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
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10 septembre
  Publié: 9 juin à 05:39 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Jean-Baptiste,

Le titre, à lui seul, annonce ce qui caractérise la progression de cette maladie; un lent et inéluctable effacement des facultés.
Un poème à la grande dignité et tout en retenue.
Amitiés
jlouis

  Poésie, la vie entière
SHElene


"On ne peut voir la lumière sans l'ombre..."
   
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18 septembre
  Publié: 9 juin à 07:57 Citer     Aller en bas de page

Magnifique, du premier mot dit jusqu' au dernier peut-être murmuré.
J'espère que ta tante le lira.

Je t'invite à écouter "Si je perds" de Zaz, cette chanson me remue à chaque fois.

  SHElene
Adamantine  Cet utilisateur est un membre privilège

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  Publié: 9 juin à 08:48 Citer     Aller en bas de page

Ce poème m'a remuée. Il est magnifiquement bien écrit.

 
NicoNavel


La poésie est cette musique que tout homme porte en soi
   
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16 septembre
  Publié: 9 juin à 08:54 Citer     Aller en bas de page

Pudeur et sobriété s'entremêlent dans ce très beau texte...

Merci à toi

 
mido ben

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18 septembre
  Publié: 9 juin à 11:58 Citer     Aller en bas de page

très touchante lecture
mes grands parents
sont passer par là

  mes mots viennent de l'encre de mes souvenirs et quotidien
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  Publié: 9 juin à 12:04 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous.

Jean-Louis, je peux te dire que ce titre m'a fait mal à écrire. Il m'a ramené à tellement de souvenirs. J'ai volontairement évité l'apitoiement, qui pour aucune maladie n'apporte aide, ni au malade, ni aux proches.

SHElene, ma tante est en fauteuil roulant depuis 50 ans. Là elle est tombée et elle est en EHPAD, très choquée. Je vais éviter de remuer quoi que ce soit pour l'instant, mais je le ferai. C'est prévu.
Je connais cette chanson de Zaz, elle est sur le premier album d'elle que j'ai entendu.
Magnifique...? Touché que tu apprécies.

Adamantine, là aussi touché par ton compliment. J'espère que le remuage n'aura pas porté à conséquences.

NicoNavel, merci. Le contraire eut été choquant, car je fais parler mon oncle.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Sybilla

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  Publié: 9 juin à 15:34 Citer     Aller en bas de page


Bonsoir JB,

Magnifique sonnet touchant !



Belle soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Chlamys


L'incertitude est l'essence-même de l'aventure amoureuse. Oscar Wilde
   
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  Publié: 10 juin à 07:22
Modifié:  10 juin à 10:06 par Chlamys
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Bonjour JB,
Une vie ne se résume pas à ses dernières années, qui laissent voir un tableau parfois bien triste. Ton poème est un magnifique hommage à la vie de cet homme à qui tu prêtes ta plume pour qu'il puisse encore exprimer son amour.
Bravo et merci.

  Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore - Anaïs Nin
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  Publié: 10 juin à 12:24 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous.

mido ben, je crois, hélas, qu'aucune famille n'est exempte de cette épreuve.

Sybilla, c'est un minimum pour un sonnet du genre triste, non ?

Chlamys, certes, la fin n'est pas la vie. Mais cette fin est particulièrement navrante.

Mon oncle a travaillé longtemps comme peintre-carrossier, dans les années 60. À cette époque, pas de protection comme aujourd'hui, alors que les peintures très toxiques faisaient leur apparition. Il a été obligé de changer de métier à cause de cela. Il y a de fortes chances pour que ce qu'il a inhalé longtemps ait favorisé cette maladie.

Il aimait profondément ma tante, elle même malade longue durée... et ne l'a jamais laissée tomber.

C'était un homme droit.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 10 juin à 13:10 Citer     Aller en bas de page

On a tous la trouille de finir avec cette maladie, Le malade ne se rend plus compte, mais c'est une véritable d'échéance...ne nous cachons pas derrière notre petit doigt - c'est la vie! et il faudra faire avec.

Amitiés

Yvon

  YD
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  Publié: 13 juin à 09:21 Citer     Aller en bas de page

Merci Yvon.
J'espère que mes proches n'auront pas à faire avec.
Pour une fois... sans serait un plus... comme on dit aujourd'hui.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Myo


Le bonheur se trouve comme un myosotis, tout petit, tout gentil dans un coin de la vie...
   
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16 septembre
  Publié: 22 juil à 13:35
Modifié:  16 août à 08:15 par Myo
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Bonjour JB,

Un texte qui me touche doublement, en tant que "blouse blanche" encadrant des résidents atteints de cette dégénérescence, en tant que nièce d'une tante qui en souffre.

Une très belle évocation de ce qu'on imagine derrière les arcanes de cette lente dégradation.

Amitié

Myo





 
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  Publié: Hier à 10:08 Citer     Aller en bas de page

À te lire, je comprends bien ce que tu peux vivre.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
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