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LPDP :: Poèmes par thèmes : Une nouvelle pour l'été 2019 :: Le secret d'ariane Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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10 août
  Publié: 16 juil à 02:15
Modifié:  17 juil à 00:56 par Adamantine
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"La fête avait pris fin à trois heures du matin lorsqu’Isabelle s’était décidée à pousser les derniers bambocheurs vers la sortie.

Ariane, restée pour aider sa mère Isabelle à ranger l’appartement, était allée s’asseoir près d’elle sur le canapé où elle se reposait. Elles papotaient lorsqu’Ariane réalisa que sa mère avait sorti un album-photo de son enfance. Elle le prit en main, le feuilleta. Un peu agacée, elle le reposa sèchement et dit à sa mère :

« — Pourquoi n’y a-t-il pas de photo de ta grossesse ? Je n’en ai jamais vu aucune. Je voulais t’en parler depuis longtemps ».

Nous venons de fêter tes 18 ans, et je t’ai sentie heureuse avec tous tes amis autour de toi, j’ai sorti cet album photo, ne sois pas agacée, c’est intentionnel. Je crois que le moment est important pour moi, même s’il semble mal choisi, je ne veux pas que nous retombions tout de suite dans la routine quotidienne.
Je comprends que tu te poses des questions. Tu es blonde aux yeux bleus, ton père et moi sommes « noir corbeau » ! Tu te demandes si nous sommes tes parents biologiques…

Ton interrogation est légitime, et je vais y répondre. Il en reste dans la bouteille, versons-nous une coupe de champagne et rapproche-toi de moi.
Je vais t’expliquer pourquoi. Mais oui, nous t’avons adoptée, tu es entrée dans notre vie, à l’âge de 2 mois.

Nous n’avons pas voulu choisir une petite fille dont les traits auraient pu laisser croire que nous étions les parents biologiques. C’est l’inverse, que nous avons souhaité. Nous ne voulions rien masquer. Notre intention de toujours était, que tu saches la vérité. Tu as 18 ans, tu es majeure, c’est ce moment que j’ai choisi pour te révéler les conditions de ta naissance.

Je vais te parler de moi, de ma vie avant d’épouser ton père. J’avais 17 ans et l’insouciance qui va avec. Mes parents étaient cool, tu l’as constaté, d’ailleurs tu as toujours aimé aller en vacances chez eux. Bref, à Cette époque ils commençaient à m’autoriser à sortir le soir.

C’était un samedi soir, un petit bal volant s’était installé sur la place du village. Animation exceptionnelle, tout le village et les alentours s’essayaient à la danse. Je reconnais que ce que je te raconte aujourd’hui est désuet mais c’était à cette époque une animation bien sympa pour nous les jeunes. Le revers de la médaille, beaucoup d’entre eux se saoulaient à la bière et naturellement cherchaient querelle pour n’importe quel motif.
La bagarre avait commencé autour de minuit, toujours pour des futilités. Elle avait vite dégénéré et pour éviter de prendre des coups j’avais abandonné toutes les copines pour retourner à la maison.

Sur le chemin du retour, un véhicule s’était arrêté à ma hauteur, et avant que je réalise, je reçus un jet de gaz lacrymogène dans les yeux, un type est sorti de la berline et m’a jetée dans le coffre de la voiture. Après ! C’est le trou noir, les gendarmes m’ont retrouvée dans un chemin près du cimetière complètement hébétée. A l’hôpital, on m’apprit, que j’avais été violée sauvagement. Les violeurs n’ont jamais été retrouvés et l’affaire a été classée sans suite. Pour mon malheur, je suis tombée enceintes de ces deux salopards. Il m’était impossible de conserver cette engeance dans mon ventre. L’avortement, à cette époque, n’était toujours pas légalisé, j’ai donc avorté clandestinement, là encore la chance n’était pas de mon côté. L’avorteuse m’a mutilée à vie. Je n’ai jamais pu avoir d’enfant.

Il m’a fallu plus de 10 ans avec une longue psychothérapie et surtout tout l’amour, toute la patience de ton père pour sortir de ce tunnel, et tu étais au bout du tunnel tu étais la lumière de ma résurrection. Ta venue m’a redonné le goût de vivre et surtout d’aimer comme une vraie femme.

Tu pleures, ne pleure pas – j’ai tourné la page, tu es notre bonheur, tu es notre raison de vivre…

-Ariane – Maman laisse-moi seule s’il te plait…

Isabelle – d’accord je vais me coucher, nous en reparlerons demain avec ton père si tu veux bien.

- Ariane – allo Pierre viens vite, j’ai besoin de toi !
- Pierre – qu’est-ce qu’elle me veut ? Nous nous sommes quittés il y a deux heures ?

Pierre trouva Ariane assise sur le trottoir en face de chez elle une bouteille de champagne à la main ! la fraîcheur de la nuit s’était bien installée, avant de s’asseoir à ses côtés, Il lui mit son gilet sur ses épaules nues,

"La nuit était un peu saoule, comme nous, avec ces étoiles qui se faisaient filantes sous les coups d'épaule qu'elle me donnait lorsqu'elle voulait attirer mon attention. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle tentait de me dire et ce n'était sûrement pas très important, mais je sentais son haleine baignée d'alcool qui se mêlait aux effluves fruités de son parfum aux notes enfantines.

Ariane – Bois un coup et écoute-moi !

Pierre – Oui bien sûr, je ne suis pas revenu pour goûter l’air frais sur ton trottoir.

Ariane – Mes parents ne sont pas mes parents !

Pierre – Tu veux dire tes parents biologiques ! Il y a longtemps que je le sais – Simple déduction, tu es un champ de blé, eux, ils sont bruns avec le teint mat des gens du sud ! Pourquoi es-tu si bouleversée !

Ariane – je viens de l’apprendre, ma mère a souhaité que je connaisse son histoire et pourquoi ils m’ont adoptée. Sais-tu garder un secret ?

Pierre – dis donc ma belle tu as devant toi un mec, qui après une soirée mémorable avec toi commençait à s’endormir et qui, sans râler, s’est précipité dès ton appel à ton désir, j’appelle cette abnégation de l’amour… Dit-il dans un grand éclat de rire ! Bien sûr que je sais garder un secret surtout si celui-ci à de l’importance pour notre demain que j’espère pouvoir embellir des plus belles roses.

Ariane rapporta le récit de sa mère

Un grand silence s’était installé entre eux. Pierre le rompit.

Pierre – Quelle épreuve terrible pour ta mère mais je constate que c’est l’amour qui a triomphé. Regarde ce que tu es devenue – Tes parents t’adorent, tu es tout pour eux, ils ne te refusent presque rien (rire) – tous ces soins d’amour ont fait de toi une belle personne…

Ariane – j’en conviens, mais mon père ! Ce n’est pas mon père, mon vrai père comment je peux l’imaginer ?

Pierre – Tu peux imaginer tous les scénari – Ton géniteur est riche ou clochard, ta mère biologique, bourgeoise ou putain ou les deux à la fois, ils sont peut-être morts dans un accident d’avion ou de voiture, bref, Pourquoi savoir ; Tu es vivante, Les parents sont là pour faire grandir les enfants et puis les laisser partir faire leur vie… c’est le sens même de l’être !tes parents nourriciers t’aiment. Alors pour moi c’est clair, j’aurais préféré être adopté par une famille aimante que d’être le souffre-douleur de parents inconséquents.

Ariane – bien sûr, c’est facile de dire cela, tu n’as pas cette réalité dans ta tête, moi elle me ronge, depuis des années je me doutais, mais je n’osais rien dire, je n’osais rien demander à mes parents.

Pierre- Tu sais maintenant, tu vas devoir faire avec ! Pourquoi as-tu peur de l’avenir, que crains-tu de ta nouvelle relation avec tes parents ?

Ariane – je ne sais pas, tout est confus en moi, parfois, j’ai le sentiment d’être différente. Par exemple cette fête pour mes 18 ans, j’ai dû batailler pour l’avoir, mes parents sont plutôt casaniers, ils se méfient beaucoup, se livrent peu, tout le contraire de moi. J’aime les gens, je leur fais vite confiance, j’aime rendre service.

Pierre – Ho là ma belle, tu me suggères que vos différences de perception des choses de la vie seraient le fruit d’un atavisme, et que tu le recherches. Tes parents biologiques en seraient la cause, Ton angoisse est de découvrir tes tares (rire de Pierre). Il la serre dans ses bras, je crois que nous avons trop bu, le petit matin arrive et nous devons récupérer
Allez ! Lève-toi, je t’emmène chez moi, il est grand temps de dormir. Nous reparlerons de tout cela à tête reposée.

Pierre réveilla sa mère, ils installèrent Ariane dans la chambre de Pierre qui, lui, se jeta sur le canapé du salon.

Pierre dit simplement à sa mère, je crois que nous avons trop bu cette nuit et Ariane refusait de rentrer chez elle. Demain, non aujourd’hui sera un autre jour…

  YD
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

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Il suffit d'oser
   
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17 août
  Publié: 16 juil à 16:35 Citer     Aller en bas de page

Super.
Excellent traitement du sujet.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Franck

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13 août
  Publié: 17 juil à 11:35 Citer     Aller en bas de page

J'ai porté beaucoup d'attention et d'intérêt à ta nouvelle que j'ai trouvé fort bien écrit et rondement bien mené... Amitiés, Franck.






















 
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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17 août
  Publié: 18 juil à 15:12 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Prestidigitateur !

Jusque là, il n'y a que mon Saturnin pour combiner ces deux incipits, qui de pair nous font une excellente histoire ! Bravo Yvon... mais ta Lolotte n'a jamais douté de tes talents de narrateur

Tu as de fort belles idées, il faudrait même une suite !



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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10 août
  Publié: 19 juil à 10:04 Citer     Aller en bas de page

JB, Franck, Mawr

Merci de m'avoir laissé un commentaire,

Amitiés

Yvon

  YD
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