Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 33
Invisible : 0
Total : 34
· mido ben
13124 membres inscrits

Montréal: 22 nov 11:33:48
Paris: 22 nov 17:33:48
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Nouvelles littéraires :: Les juju (2) Aprentis chimistes et chevaliers en donjons et Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Fried

Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
93 poèmes Liste
634 commentaires
Membre depuis
11 mai 2017
Dernière connexion
22 novembre
  Publié: 28 mai à 13:18
Modifié:  30 mai à 02:37 par In Poésie
Citer     Aller en bas de page

Je pense que c'était juste au début des vacances, on parcourait les rues du village. François, Benj et moi, on avait dégoté une carriole à deux grandes roues. De porte en porte, on proposait aux gens de les débarrasser des chiffons, bouteilles vides et cartons. Le ferrailleur de Tinqueux, nous rachetait ça au poids et les bouteilles de champagne vides, 20 centimes. On voulait se faire un peu d'argent de poche. On chargeait bien la carriole, et au bout de quelques trajets et âpres discussions avec le ferrailleur, on avait gagné en trois jours 150 Francs !

François avait acheté un cadeau pour sa maman, Benj et moi, des jeux. On avait mis fin à notre gagne-pain après avoir écumé le quartier. Un voisin nous avait informés que l'on faisait une rude concurrence, à un clochard qui n'avait que ça pour vivre.

Durant quelques jours de pluie, à la maison on ressortit un cadeau que l’on avait eu au pied du sapin, il allait faire des étincelles, à défaut de faire de nous des génies. L’équipement du petit chimiste !
Pour les premières expériences on fut strictement encadré, la famille commençait on ne sait pourquoi à nous redouter !
On avait commencé par réaliser des breuvages, on pouvait faire une potion effervescente avec un gout acidulé ! Tester l'effet du vinaigre sur de la craie, découvrir les propriétés d'un aimant sur de la limaille de fer. Une expérience nous plaisait beaucoup, en mélangeant charbon de bois, limaille de fer et un autre produit que l'on faisait chauffer, cela déclenchait une gerbe d'étincelles !

Puis vint le moment où l'on commença une expérience tout seul, maman était partie faire les courses. Dans un tube à essai on mit quelques morceaux de craie rose, du vinaigre puis un petit bouchon. Il y avait bien une réaction mais ce n'était pas spectaculaire, on a eu alors la bonne idée de chauffer le tube avec une lampe à alcool... "Splatch !!" le bouchon fut projeté jusqu'au plafond ! On reçut tous les deux quelques petites éclaboussures de craie, c'est alors que l'on entendit maman discuter avec la voisine, elle revenait du marché, vite on rangea tout dans la boite.

Le midi, après le repas dans la cuisine, papa alla s'asseoir au salon à son fauteuil favori, au moment de se détendre un peu, il pencha la tête en arrière, je le revois encore bouche bée, stupéfait de découvrir une partie du plafond tout tacheté de rose !
Évidement il y eu quelques explications qui tournèrent vite à notre désavantage, pour une fois les grands n'y étaient pour rien.

Ce n'est qu’aux vacances suivantes que l'on eut l'occasion de refaire des expériences terriblement amusantes. Lalou avait retrouvé la fameuse caisse de poudre à canon de grand père Fried, papa l’avait pourtant bien cachée dans le sous-sol. En grand frère soucieux des petits, il nous fit à Benj et moi, une démonstration de ce produit détonant.
Sur une grande table du sous-sol, il dessina un long serpent de poudre, je me souviens de cette forme en S qui prenait toute la table. Il nous fit reculer un peu du lieu de l'expérience, mis le feu à un bout du serpent !
Le temps d'un éclair et d'un "srouf !" fulgurant, nous étions enfumés et éblouis séance fumante. On ouvrit en grand les portes et fenêtres du sous-sol, puis on alla tousser dehors. La leçon de Jean-Louis, fut qu’il ne valait mieux pas que l'on s'amuse avec.

Quelques jours plus tard, François étant venu chez nous on voulut lui faire une démonstration avec la poudre. On fit cela dehors cette fois-ci, après en avoir fait brûler une petite quantité, on eut la bonne idée d'en tasser un petit peu au fond d'un tube en cuivre, puis de mettre une bille par-dessus la poudre, à l'allumage cela faisait un peu de bruit et projetait la bille pas trop loin... Pour améliorer l'expérience, on remplit l'intérieur d'un tube de stylo "Bic" que l'on mit dans le tube à la place de la bille. L'effet fut spectaculaire, nouvelle détonation, et stylo projeté à 10 m s'alluma et s'envola dans les airs pour atterrir dans le jardin voisin. On entendit alors justement un de nos voisins crier de manière inquiète :
- "les jumeaux ! Qu’est-ce que vous êtes encore en train de fabriquer !" Ben quoi, juste une fusée Bic.

Le beau temps revenu on décida d’aller se promener en vélo à la sortie du village il y a une colline, le Mont St Pierre qui domine les environs et donne une vue superbe jusqu´à la ville de Reims.
Tel napoléon, préparant la bataille de Friedland, nous venions y envisager nos excursions et ruminer d´autres explorations et aventures.

Notre vue donnait sur le parking du nouvel Hypermarché, magnifique colosse de béton, il ressemblait à un gros blockhaus.
Le bruit courait au village qu'il pourrait abriter la population en cas de catastrophe atomique ! C'était bien, ça nous rassurait.

Comme de preux chevaliers, nous avions enfourché nos vélos et galopions vers ce magnifique terrain de jeux.
L'entrée de ce magasin était immense, nous observions ces nombreux clients, entrer, sortir....
je ne sais plus qui eu cette idée, elle avait germé au creux de nos cerveaux géniaux !

Nos observations portaient sur le système d'ouverture et fermeture automatique des portes à doubles battants.
Il y avait un tapis à l'entrée, c´est au moment ou l'on marchait dessus que les portes s'ouvraient pendant un temps minuté, puis se refermaient.
Un peu d'entrainement entre nous, nous permit d'essayer un nouveau jeu :
On repérait une personne qui se dirigeait vers la sortie, gentiment de l'extérieur on déclenchait l'ouverture un peu en avance. Le client sortait du magasin et crounch ! notre proie et son caddy étaient coincées dans les portes qui se refermaient sur eux !

Benj, François et moi on avait disputé quelques parties avant de se faire méchamment dénoncer auprès des surveillants, s'en était suivi une petite course poursuite sur le parking, le dédale de voitures nous avait sauvés.

Il nous fallut un autre jeu juste entre nous, François resta spectateur.
On improvisa un tournoi, digne de ceux du Moyen Age : nous étions Benj et moi face à face à bonne distance l'un de l'autre, à cheval sur nos vélos chacun un caddy à la main.
Au signal de François, on fonçait l'un vers l'autre, le caddy remplaçait la lance, on essayait de dégommer l'autre.
La plupart du temps seuls les caddys se percutaient à grand fracas !
Á un moment j'avais touché Benj à la jambe, un point pour moi !
François relança le tournois et Benj plein d'une furieuse énergie arriva à toucher ma monture ! Aie aie la patte avant (la roue) était toute tordue... je repartis à pied, en direction chez Gilles, un copain qui habitait tout près. Lui c'était un cycliste confirmé, il me l'avait réparé en maintenant à deux mains un côté de la roue pour taper fortement l'autre sur un établi, puis avec des clés, il retendit un par un les rayons de la roue.

On était reparti, on avait roulé vers les champs en direction du village d'Orme, la campagne c'était plus paisible.
Sur la route à travers champs, on avait remarqué des tas de bottes de paille près d'un hangar. on
s'était arrêté là. Il y avait de la paille sur une grande hauteur et par endroit des espaces, c'était génial pour y faire des cabanes.
On avait quitté ce hangar pour essayer d'escalader des bottes de paille empilées dans le champ, assez hautes de 3 à 4 mètres, c'était nos donjons !
François était assez habile, il était arrivé le premier en haut, Benj et moi on secouait ce donjon, à nous deux on réussit à le faire s'écrouler malgré ses cris !
Pour le consoler, c’était tellement amusant, j'avais escaladé le donjon d'à côté, c'était à son tour avec l’aide de Benj de me faire tomber dans une avalanche de paille.
Qu'est-ce qu'on s'amusait, on avait répété ce jeux durant une heure au moins....

A un moment il nous avait semblé entendre rugir un dragon au loin !
Un cultivateur descendu de son tracteur arrivait en courant et jurant: " bon diou de bon diou ! "
si je vous attrape !
On avait deviné qu'il ne nous proposait pas un nouveau jeu, et comme il avait donné l'alerte un peu trop tôt, nous avions enfourché nos montures et filé au galop !
Tagada tagada laissant derrière nous une plaine dévastée couverte de donjons en ruines après une rude bataille.
La plaine tremblait sous juillet.

 
Sybilla

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
94 poèmes Liste
14981 commentaires
Membre depuis
28 août 2012
Dernière connexion
21 novembre
  Publié: 28 mai à 15:14 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir Fried,

Je me suis beaucoup amusée en te lisant !
Ah, les expériences faites dans l'enfance !
Superbe !



Belle soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Maschoune

Modératrice


Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
207 poèmes Liste
11478 commentaires
Membre depuis
26 mars 2015
Dernière connexion
22 novembre
  Publié: 29 mai à 02:01 Citer     Aller en bas de page

Ah ! la belle suite à cette "saga" ! que de souvenirs ! Vous avez dû bien vous amuser, toi, ton frère, les copains... L'avantage d'habiter à la campagne sans doute

A suivre alors, avec envie

  ISABELLE
SHElene


"On ne peut voir la lumière sans l'ombre..."
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
102 poèmes Liste
964 commentaires
Membre depuis
27 décembre 2018
Dernière connexion
21 novembre
  Publié: 29 mai à 12:30 Citer     Aller en bas de page

Les petits génies plein d'astuces que voilà! J'adore, bien évidemment.
Le coup des portes de supermarchés, c'est certain j'aurai participé…
Merci Fried, pour ces souvenirs qui ne parleront peut-être plus à nos générations d'ados en ligne! Bouuuuuuh.

  SHElene
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

Modérateur


Il suffit d'oser
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
186 poèmes Liste
4860 commentaires
Membre depuis
22 octobre 2014
Dernière connexion
21 novembre
  Publié: 30 mai à 02:38 Citer     Aller en bas de page

Hi hi hi !
Gamins espiègles et sans méchanceté.
On aurait facilement pu jouer ensemble.

Bon, j'attends la suite des Jujus...

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Fried

Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
93 poèmes Liste
634 commentaires
Membre depuis
11 mai 2017
Dernière connexion
22 novembre
  Publié: 30 mai à 08:57 Citer     Aller en bas de page

Merci Sybilla, Machoune, Shelene et inpoésie,
Je mettrais un autre épisode plus souvenirs qu'action.

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 324
Réponses: 5
Réponses uniques: 5
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,2263] secondes.
 © 2000 - 2019 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.