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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 18 févr 2016 à 06:21
Modifié:  19 févr 2016 à 03:48 par RiagalenArtem
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Hantises




Sur la table d'un dimanche, les vanités défuntes s'installent sur le siège bancal des doutes et suspicions.
Le repas est frugal, les nourritures célestes sont servies dans l’assiette creuse des compromissions.

Les torches de suif flambent dans la geôle d'un cœur tremblant niché sous la latte d'un plancher.
Il est insupportable ce "tic tac" horloger qui s'obstine à meurtrir les oreilles décollées d'un mur qui réfléchit tout en restant muet.

Le dos sur le linteau, j'entrevois un par un défiler les convives qui salivent d'avance, le ventre rebondi de leurs tristes bombances.

Une carcasse se balance. Un chiffon, un mouchoir, un linceul, un drap blanc ? Une illusion de plus, ce n'est pas important...

Quel est ce freluquet dansant le flamenco dans les têtes brûlantes grillant sur un réchaud ?
La cuisine est sanglante, le bouillon des sorcières embaume la démence qui fleurit sur un Poe.

Les rideaux sont tirés dans le thorax d'une cave où muets comme des carpes les gisants se baladent.

A l'intérieur du crâne, une cervelle gigote et vomit dans les verres asticots et cloportes.

Les invités conversent, ils sont gestes-culs-lents, faux pas leur en vouloir, ce ne sont que pantins dont les membres girouettes sont tirés du pétrin.

Un œil globuleux crevé aux dents d'l'amer a noyé l'horizon, c'est Bosch comme un Vermeer !


Au Régal des squelettes, les os sur la peau roulent et du démembrement naît un monde terrifiant : rose bonbon, bleu layette, béat et tout content.

Les flûtes en bac à rat chantonnent sur leurs socles, c'est tout un univers qui sombre dans les enfers, ici, sur notre terre.

Chagrin, face de Carême, je repousse ta bobine, à peine franchi le seuil de mon domaine clos, je goberai ton deuil, tu courberas l'échine.

Ignoble ! Je te rature, les échardes aux pieds,
J'avance, je me mutile sans être anesthésié.

Les poissons fleuriront au verger Verhaeren quand je prononcerai la phrase abominable "Viens car je t'appartiens"...
Affreuse créature qui s'assied près de moi en me léchant les pieds
comme Hécate et ses chiens !




Riagal - le 18 février 2016-

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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TOTO La terreur des mulots
   
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  Publié: 18 févr 2016 à 10:47 Citer     Aller en bas de page

Sur la table d'un dimanche, les vanités défuntes s'installent sur le siège bancal des doutes et suspicions.
Le repas est frugal, les nourritures célestes sont servies dans l’assiette creuse des compromissions.


Ce départ m'a fasciné, j'ai aimé l'ensemble que je trouve original "où" va se nicher toutes ces idées que tu développes...

Amitiés poétiques

yvon

  YD
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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25 août
  Publié: 18 févr 2016 à 10:59 Citer     Aller en bas de page



Un poème manifesto...j'y trouve beaucoup de ton essence .

Un film avec des personnages importants et pas si sympathiques...il me semble...l'ambiance parfaite

Je frissonne ici...

Les poissons fleuriront au verger Verhaeren quand je prononcerai la phrase abominable "Viens car je t'appartiens"...
Affreuse créature qui s'assied près de moi en me léchant les pieds
comme Hécate et ses chiens !



Je l'emmène chez moi





lilia

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Catwoman

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« Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais. Andrée Chédid
   
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25 août
  Publié: 18 févr 2016 à 11:40
Modifié:  18 févr 2016 à 11:45 par Catwoman
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Hey mon Joulik,

Tu connais "Hey Cath", toi aussi ? Haha, peut mieux fer, j'suis d'humour égocentrique aujourd'hui.

Ben dis, le tableau est joli. Il m'a même fait sourire, par endroits . J'vais p-ê danser un tango (j'ai pas appris le Flamenco) avec un squelette, pourquoi pas ? Il semble que je dorme tel un gisant alors bon, je suis préparée.

KissCath

 
actuaire
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Dessine tes douleurs dans le sable et grave tes joies dans le rocher... Lao Tseu
   
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29 mai
  Publié: 18 févr 2016 à 11:50 Citer     Aller en bas de page

Sur la table d'un dimanche, les vanités défuntes s'installent sur le siège bancal des doutes et suspicions.
Le repas est frugal, les nourritures célestes sont servies dans l’assiette creuse des compromissions.
Le dos sur le linteau, j'entrevois un par un défiler les convives qui salivent d'avance, le ventre rebondi de leurs tristes bombances.

Une carcasse se balance. Un chiffon, un mouchoir, un linceul, un drap blanc ? Une illusion de plus, ce n'est pas important...
...
Les invités conversent, ils sont gestes-culs-lents, faux pas leur en vouloir, ce ne sont que pantins dont les membres girouettes sont tirés du pétrin.
...
Au Régal des squelettes, les os sur la peau roulent et du démembrement naît un monde terrifiant : rose bonbon, bleu layette, béat et tout content.
...
Les flûtes en bac à rat chantonnent sur leurs socles, c'est tout un univers qui sombre dans les enfers, ici, sur notre la terre.
Ignoble ! Je te rature, les échardes aux pieds,
J'avance, je me mutile sans être anesthésié.



Un texte hallucinant... aux tonalités lugubres... et profondément hermétique dans sa symbolique.

Comme une peinture naturaliste du monde actuel et des êtres qui l'habitent. Une peinture de l'être non pas tel qu'il apparaît du dehors mais tel qu'il est de dedans, à l'intérieur de sa conscience et de de son âme...

Comme une nuit obsure de l'être... avec ses vanités pour les biens terrestres et son aveuglement par l'éphémère.
Le bal des morts vivants inconscient de ce qui les attend...

Superbe écrit avec quelques vers d'une force inouïe.
Bien à toi, Riagal.
Etienne

  « La véritable amitié commence quand les silences ne pèsent plus. » Romain Werlen.
Sybilla

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  Publié: 18 févr 2016 à 17:43 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir Raga,

Très belle lecture poétique pleine de créativité !


Mes amitiés

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
RiagalenArtem


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  Publié: 19 févr 2016 à 03:55
Modifié:  19 févr 2016 à 12:59 par RiagalenArtem
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Yvon : Oui, il faut le soigner cet "incipit"...^^
Qt aux idées ici, elles naissent d'un" regard" qui ne se laisse pas tromper...j'm bien "transpercer" les êtres et les choses en semant des cailloux...
Merci Yvon pour t'être aventuré sous ces mots et d'y avoir trouvé ton chemin...c'était pas évident ;-)
Mes amtiés....
R.

Lilia : "Manifesto"...vi ! Avec mes essences (y'en a plusieurs) et mon oeil-caméra. Réchauffe-toi qd même Cara ;-)

Garzie tante !
( et si tu l'emportes, tiens compte d'une modif' faite aux aurores)


Kit Cat' :Ben l'est pas si nullos ton "word-game" (j'ai vu et fait pire....^^^)

Sinon, tu dois savoir que le Flamenco se chante aussi (ah zut, ça va ns amener des averses en plus, dc non !^^) et se joue. Y'a Carlos qui Saura te l'apprendre...^^

J'apprécie que tu n'aies pas perdu ta route et ta tête dans mes labyrinthes...ms en rire, hum, un rire un peu glauque...si tu as bien dé-crypté (et pas façon gisant dormant)...

Kisses....

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
RiagalenArtem


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  Publié: 19 févr 2016 à 13:39 Citer     Aller en bas de page

Citation de actuaire


Un texte hallucinant... aux tonalités lugubres... et profondément hermétique dans sa symbolique.

Comme une peinture naturaliste du monde actuel et des êtres qui l'habitent. Une peinture de l'être non pas tel qu'il apparaît du dehors mais tel qu'il est de dedans, à l'intérieur de sa conscience et de de son âme...

Comme une nuit obsure de l'être... avec ses vanités pour les biens terrestres et son aveuglement par l'éphémère.
Le bal des morts vivants inconscient de ce qui les attend...

Superbe écrit avec quelques vers d'une force inouïe.
Bien à toi, Riagal.
Etienne


C'est toujours avec un grand plaisir que je lis tes commentaires, Etienne. Là tu me facilites la tâche parce que tu as déchiffré on ne peut mieux le message que je voulais faire passer avec ses symboles, ses "cruautés" vaniteuses et tout son lot de monstres ordinaires.
Une écriture que j'ai voulu volontairement atypique, voire surréaliste pour que la bulle d'un grand sommeil explose au plus près du réel, et un coup de g... (entre autres) contre la "masse"medias des infos prêtes à mâcher déversées jusqu'à l'indigestion.
A tel point que le chaos devient "commun"....ce qui est terrifiant.
Non à la pensée robotisée. Oui aux reflexions personnelles et surtout aux actes...Il suffit de "sortir" et d'ouvrir grand les yeux sur l'intolérable.

Je ne pensais pas avoir des "retours", c'était une prise de risque...
Bien à toi et surtout...Merci pour la pertinence de ta lecture.
Riagal


Sybilla : Merci de ta venue sous ces lignes.
K.
Raga

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marchepascal Cet utilisateur est un membre privilège


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24 août
  Publié: 20 févr 2016 à 02:02
Modifié:  20 févr 2016 à 02:04 par marchepascal
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Arriver en retard a du bon, Étienne est passé par la petite porte, il ressort par la grande!
Vous avez éclairci le sujet, qui pour moi ressemble à du James Ensor, une palette aux personnages répulsifs hurlant de couleurs criardes " démasqués".
Les mots sont alignés avec force de persuasion!
Bref, une créativité qui frappe du poing sur la table!
Le choc quoi!!!

Merci pour ce bas les masques ...


Marché qui te souhaite un excellent samedi


    Le temps comme le vent passe et ne s’arrête jamais!!!
RiagalenArtem


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  Publié: 21 févr 2016 à 08:27 Citer     Aller en bas de page

Oui Marché, sans l'intervention d'Etienne les portes seraient restées scelllées, j'ai de la chance ;-)...si on peut dire qd on aborde ce thème.

Ensor ? Ca ne m'étonne pas plus que ça que tu l'évoques, te connaissant un peu. Surtt pr ton amour -que je partage- de la peinture.
Dans la Mort et les masques, tout un carnaval de dérision, d'humour en "moire" de l'artiste ostendien qui jouait du "grotesque" avec maestria.
(j'ai vu qu'un poème de Verlaine, "Pierrot" l'aurait inspiré).

Ms dans la série -pour illustration- tu peux ajouter Brueghel l'Ancien, Albrecht Dürer, Goya, Soutine et tant d'autres...et Bosh que j'ai évoqué dans le texte..

(Un samedi studieux pr moi et là un "break"...)

Merci et bon dimanche...(sans la tablée sanglante de préférence ;-))....

Riaga



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