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LPDP :: Nouvelles littéraires :: L'araignée Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


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Modifié:  18 févr à 14:29 par Catwoman
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Conte, repost 15/12/2011

L’araignée




Un matin de printemps maman araignée avec beaucoup de sérieux tint ce propos : Mon enfant, je t'ai tout appris des difficultés de l’existence. Tu dois partir faire ton chemin, chacun doit chercher la meilleure manière d’assumer sa vie.

De nature tranquille le message de sa mère la chagrinait beaucoup, elle la trouvait dure avec elle. Elle se sentait toujours petite. Elle n’avait pas du tout l’âme d’une grande battante, d’une grande aventurière. Elle aurait aimé rester dans la grange, bien à l’abri entourée de sa mère et de ses amis.

Mais chez les araignées, dès que l’on devient adulte, il faut se débrouiller, trouver son territoire de chasse. Bref, les « Tanguy » ne sont pas encore de mode chez les arachnides.

Elle avait donc quitté la grange où elle avait grandi. Elle avait erré de longues heures dans le jardin de cette grande propriété de week-end.
Cet espace immense l’impressionnait et la fascinait.
Elle avait peur !
A chaque instant, elle craignait d'être dévorée par le monstre aux yeux globuleux et à la langue longue et cinglante comme un fouet. Sa mère l'avait mise, tellement, en garde, qu’elle conservait une hantise quasiment maladive des grenouilles et crapauds.

Cette peur se manifestait surtout la nuit quand la lune ronde éclairait toute cette forêt d’ombres mouvantes et inquiétantes. Elle croyait apercevoir le monstre derrière chaque buisson, derrière chaque herbe un peu haute.
Dans la journée, elle s’évertuait à appliquer les principes que sa mère lui avait enseignés.

Elle cherchait longtemps le meilleur endroit pour tisser sa toile.
Son ennemi ; le vent. Il était imprévisible. Selon sa force, dans le meilleur des cas il faisait vibrer ses rets, les signalant à ses proies potentielles et au pire, il détruisait son travail.

Pour résister aux jours de disette sa mère lui avait appris, quand en fin de journée, elle était bredouille, de manger sa toile pour profiter des pollens transportés par le maudit vent, lesquels s’étaient collés sur les fils de soie de son piège. Cela lui permettait de ne pas mourir de faim, ainsi, elle récupérait des forces pour tisser de nouvelles embuscades et espérer une meilleure chasse.

Le printemps et l’été s’étaient écoulés sans grand souci. Pourtant, elle aurait aimé retourner à la grange. Elle n’osait pas !

La mauvaise saison l’ennuyait avec les brises et zéphyrs d’été qui se transformaient peu à peu en bises. L’hiver s’installait. Elle peinait de plus en plus pour confectionner ses toiles. La chasse lui rapportait de moins en moins de proies. La température de l’air devenait glaciale.

Le mauvais temps ne lui convenait vraiment pas. Malgré l’interdiction de sa mère, elle décida de retourner à la grange pour la revoir. Elle désirait recevoir de nouveau son soutien et des conseils pour affronter ce premier hiver.
Dès son arrivée, elle rencontra les amies de ses parents, qui lui apprirent, une mauvaise nouvelle. Sa maman était morte accidentellement. Des jeunes enfants étaient venus dans la grange, et ils l’avaient écrasée, simplement pour jouer…

Cela dit, les amis de sa mère lui firent comprendre, qu’elle n’était plus la bienvenue. Le territoire de chasse de sa mère avait été partagé et comme la nourriture était rare, sa place n’était plus ici.
Elle ne se sentait pas la force d’affronter ses congénères, elle n’était pas de taille à lutter contre ce clan installé là depuis longtemps, sa nature, peu bagarreuse la fit abandonner la place. La mort dans l’âme, elle regagna le grand jardin et le froid du dehors.

Après bien des cheminements, elle arriva dans un lieu sombre, humide et tempéré. Surtout, ce lieu n’abritait pas d’ennemis à combattre. Elle se dit voilà, mon chez moi, je peux accrocher mes fils sur des parois solides, aucun bruit trouble ma quiétude, là, je suis bien.
Et le temps s’écoula !
La voiture s'arrêta au bout de l'allée gravillonnée, les occupants descendirent du véhicule, les portières claquèrent. La maison endormie au fond du jardin s’éveilla,

Chéri ouvre l'eau s'il te plait.

J’exécutais l’ordre. Je soulevai la dalle de la fosse du compteur d'eau et là, je découvris une superbe toile d'araignée, immense soyeuse, faite avec un art consommé, un travail d'orfèvre, superbe m'écriai-je.

Mais où est donc l'occupante, la propriétaire de ce merveilleux labeur.
Avec regret je la découvris, accrochée au centre de la toile, morte, desséchée par le temps... Que s’était-il passé, qu’espérait-elle dans cet espace cimenté, lisse, un vrai désert pour la vie !

La contemplant ; Une phrase de VICTOR HUGO me vint aussitôt à l'esprit
« Les gens qui vivent sont ceux qui luttent «. L’odyssée de la vie n’est que le résultat de grandes bagarres. Pauvre petite, je crois que Dame nature t’a dramatiquement rappelé cette réalité.

  YD
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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10 novembre
  Publié: 20 févr à 05:22 Citer     Aller en bas de page

Bonjour mon Saturnin,

Tu sais combien j'aime tes histoires et celle-ci me fait de la peine avec sa fin tristounette... Pauvre petite araignée, répudiée par les siens et qui enfin arrivant à " trouver refuge " et à tisser une magnifique toile s'endort pour toujours dans ce désert cimenté... Qu'espérait-elle, certainement plus rien si ce n'est un abri qui lui servirait de dernière demeure ! Et toi, tu la découvres là et je sais qu'avec ton grand cœur, si elle avait été vivante tu ne l'aurais pas chassée ni encore moins tuée. Tu étais déjà en admiration devant ce dernier travail accompli !

A travers ce conte, une morale à double sens se dégage et fait réfléchir :

- Ceux rejetés par les leurs et qui ne savent où aller... et

- Ceux qui aimeraient garder, ou voir un peu plus les leurs et sont oubliés ! Je n'en dis pas plus

Merci pour ce partage Yvon.

Je t'embrasse bien fort.

Mawr-Lolotte

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
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25 novembre
  Publié: 20 févr à 08:45 Citer     Aller en bas de page

Merci ma Lolotte, tu as repéré ma petite nouvelle dans la liste. Tu as raison, je ne tue aucune vie. Elles ont toute une raison d'être, les araignées de la maison, je les mets dehors, même les mulots que mon chat me rapportait si je les capturais vivants je les remettais dans le jardin. Souvent, comme je pousse le bouchon un peu loin on se moque de cette manie, mais je m'en fous.
tu as raison, pour ces deux points de morale que tu soulignes, la VIE n'est que rapport de force et elle n'aime que les forts…



  YD
ode3117

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26 novembre
  Publié: 22 févr à 10:16 Citer     Aller en bas de page

Combien j'approuve ta réponse à MAWR et combien j'ai apprécié cet écrit.
Si tu pousses le bouchon un peu loin comme tu le dis si bien, c'est que tu le fais bien sauter, les bulles qui s'échappent du contenant
me ravissent. Tu as raison de passer outre les critiques.
Bises amicales ODE 31 - 17

  OM
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25 novembre
  Publié: 23 févr à 08:25 Citer     Aller en bas de page

[b]ODE[/b

Merci, dans ton commentaire je retrouve toute ta sensibilité



Yvon

  YD
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