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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Petite Tuerie Entre Amis (partie 1 - Un travail sérieux) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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coldasice

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  Publié: 24 févr à 15:12
Modifié:  24 févr à 16:43 par Catwoman
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Un travail sérieux



Je n’aime personne. D’ailleurs, c’est plus facile de ne pas aimer. C’est reposant. Je n’aime personne à part moi-même. Mais surtout, je déteste les cons, les bobos, les critiqueurs de bobos qui sont, eux aussi, de bons bourgeois gauchistes et les aficionados de la bonne pensée qui ne voient pas les défauts ancrés en eux. Tout le monde a des défauts ? Non, je n’en ai aucun. Je suis droit dans mes bottes et je sais ce que j’ai à faire. Je ne me vautre pas dans la facilité. J’essaie même d’être diplomate. Il le faut bien ! Les cons sont partout. Ils s’incrustent. Il faut savoir être magnanime avec cette engeance. Parfois, je pense que les nazis se sont trompés de cible. Ce ne sont pas les juifs qui auraient dû être exterminés. Ce sont les cons et toute cette racaille de bien-pensants, de grands faux-culs, qu’on aurait dû assassinés. Mais, ce n’est pas simple de se tuer soi-même. Même les ex bobos nazis n’ont pas eu le courage de s’auto-trucider. Finalement, ils étaient des cons, et aussi des pleutres.

Je n’aime pas les autres, et je n’aime pas la vie. La vie est ennuyante, voire mortelle. Alors, je préfère la mort. Cette dernière est droite dans ses bottes. Elle me ressemble. Elle ne cherche pas à tergiverser. Elle a le mérite de finir des histoires mal commencées. La mort nous aide à écrire le mot fin de notre livre de chevet. Moi, j’aime la mort et comme je suis bon prince … j’en fais profiter les autres. Je ne suis pas sadique. Je ne fais pas mal. Je fais mon travail, consciencieusement, sans émoi, avec toujours le sourire aux lèvres pour ne pas inquiéter mon client et la future victime. Mais, surtout, je fais un travail propre, sans laisser de traces, sans donner aux forces de l’ordre, le moyen de me retrouver.

Je n’aime pas la vie et je n’aime pas non plus mes clients. Ils peuvent basculer du mauvais côté de la barrière et devenir victimes. Ils deviendront poussière si je ne suis pas rétribué en temps et en heure. Ils doivent payer d’avance. Et le simple fait de me contacter entraîne déjà une facturation. Je suis très à cheval sur le versement de mes émoluments. Un sou est un sou ! Je ne peux me permettre de faire crédit. On pourrait y voir de la faiblesse et j’ai horreur de paraître faible. Je dois rester le méchant, fort et sans aucune pitié.

Je n’aime pas la gentillesse. Etre gentil relève souvent de l’hypocrisie. Et toutes les fourberies, octroyées par de faux sourires, me font gerber. On en revient aux bobos, bien-pensants, qui jouissent avec des bons sentiments et qui sont incapables de voir la noirceur qu’ils ont en eux. Personne n’est gentil. Nous avons tous en nous, cette capacité de détruire. Alors, arrêtons cette imposture. Devenons ignobles, sans scrupules voire bestiales, et portons haut et fort, l’étendard de la méchanceté. Soyons enfin nous-mêmes. Nous devons redevenir des êtres humains et finir d’être des pleureuses. Nous n’avons pas besoin d’être plébiscités pour vivre.

Nous ne sommes pas tous des politiciens même si les plus grands assassins sont issus de la classe politique. Mais ces derniers sont aussi des lâches et ils ne souhaitent pas se salir les mains. Ils garderont un cœur souillé. Ils préfèrent tuer avec des petites piques orales, oubliant qu’occire physiquement est une chose innée chez l’homme. Nous avons besoin de tuer car nous avons su donner la vie. C’est un juste retour des choses. Nous sommes les élus de Dieu et en tant que tels, nous avons ce pouvoir de vie et de mort sur nos semblables.

Et puis, je n’aime pas Dieu, non plus. Pourquoi devons-nous croire en un Dieu alors que nous avons réussi à le détruire par nos actes. Je n’aime pas Dieu pour ne pas avoir à répondre de mes péchés devant Lui. Je vous l’ai déjà dit. Je n’aime que moi. Et pour ne pas me détourner de mon chemin, je ne veux pas de femme, ou d’enfants ou d’animaux de compagnie. Je désire rester seul, concentré sur les différents contrats qui me sont proposés. N’allez pas croire que je suis débordé. Le métier de tueur à gage se perd, par la faute de cette fausse gentillesse, cette bondieuserie qui pourrit les ressentiments des uns envers les autres. Les gens suivent la mode de la civilité. Heureusement, ce n’est qu’une mode et tout le monde sait que les modes sont éphémères. La haine reviendra et le boulot sera de nouveau florissant. Pour le moment, je mange mon pain noir. Je ne fais qu’un ou deux contrats par an. Et mes confrères sont dans le même cas. Ils bradent leur tarif. Etre meurtrier et méchant n’a jamais aussi peu rapporté. J’ai presque peur de devoir devenir gentil pour pouvoir vivre de la mort des autres. Heureusement que j’ai un peu de dignité pour ne pas tomber aussi bas. Et puis, j’ai des clients fidèles qui aiment le travail vite fait et bien fait. Ils ne vont pas voir les petites racailles qui se mettront à table après deux ou trois mornifles dans la gueule.

Mais il y a bien une chose que je déteste le plus, ce sont les cris, pleurs, supplications et gémissements des personnes qui vont décéder. C’est difficile de se concentrer sur son travail quand il y a du bruit. Et entendre une personne renifler et pleurnicher, cela me déconcentre. J’ai besoin de calme pour exprimer ma violence. J’ai besoin de silence pour faire entendre les détonations de mon neuf millimètres ou le bruissement de mon couteau. Et j’ai surtout besoin de tranquillité pour trouver la meilleure solution qui amènera une personne au trépas.

Toute personne qui travaille, doit bénéficier des meilleures conditions pour accomplir au mieux, sa tâche. Ce n’est quand même pas trop demander, il me semble. Respecter le travail de chacun même si tous les boulots ne sont pas respectables. Ma profession est particulière. Cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas honorable. J’aide l’humanité, à mon humble échelle, à s’auto-réguler. Je tue des gens pour que l’équilibre continue. Si nous faisions tous la même chose, notre monde s’en sentirait mieux. Mais voilà, il faut encore des personnes qui rechignent, qui minaudent, qui s’atermoient, qui ne portent pas leurs cojones. Ils sont pénibles, les faibles. Et après, ils se demandent pourquoi ils sont martyrisés.

L’homme est assis devant moi, attaché à une chaise. Lui, il ne renifle pas, ne regimbe pas, ne pleurniche pas. Il me regarde fixement, sans sourciller. Il en est devenu presque plus fort. C’est la première victime qui me donne cette sensation. Il n’y a pas de crainte dans son regard. Et pourtant, c’est dans des regards apeurés ou suppliants que je prends la force de tuer. Cet homme ne me donne rien. Il existe même du défi dans ses yeux. J’ai presque envie de le gifler mais je me retiens. Si je commence à le cogner, il prendra encore plus l’ascendant sur moi. Je n’ai jamais vu un quidam pareil. Il impose presque du respect. Dommage que son existence se termine dans ce local sombre, faiblement éclairé par une loupiote au plafond. L’ampoule est juste au dessus de sa tête. Cela donne à ma future victime, une approche presque mystique. Son visage est auréolé de cette lumière blafarde. Et ses yeux me fixent, semblant dire « Tu fais ton boulot ou tu te dégonfles ».

Tuer une personne proprement n’est pas simple. Il a souvent été précisé que l’absence de corps permettait de ne pas définir une mort violente en crime. C’est pourtant faux. Même en l’absence d’un cadavre, une personne peut être définie comme coupable de meurtre par simple conviction du juge. Que voulez-vous ? Les dossiers doivent être vite classés. Une simple disparition est donc suffisante pour définir une condamnation, rassurant un état surpuissant qui demande des coupables. Le Roi est mort, vive le retour du pouvoir absolu.

Avant, les seules choses qui pouvaient vous lier à une disparition ou à un meurtre, étaient les empreintes digitales. Maintenant, nous avons pire. Nous avons l’ADN. Le moindre délit et vous êtes fichés, répertoriés avec votre ADN. J’avoue que je préférais les anciens moyens de la police comme la police préférait aussi l’ancien mode de fonctionnement des truands. L’avancée scientifique sera la mort des truands honnêtes et des meurtriers consciencieux, mais aussi la fin de notre police. C’est une honte. Donc, ne pas laisser d’empreintes, ne pas laisser de traces personnelles biologiques, faire disparaître le corps. Vous comprenez maintenant mes tarifs. Etre tueur n’est pas un travail de tout repos. Cela demande du savoir-faire, du courage, de la méthode. Nous ne pouvons pas faire dans l’amateurisme.

Et notre autre loustic qui me regarde toujours effrontément, ligoté sur sa chaise. Il est temps que je termine mon travail. Le client a bien payé et j’ai reçu la promesse d’un nouveau job dans le mois qui suit. Je ne vais pas jouer la mijaurée devant les bravades de ce gars. Les bâches plastiques sont positionnées. Un bac de récupération se trouve sous la chaise. Les murs sont badigeonnés de javel et de Luminol. Je m’approche de l’homme, attrape ses cheveux pour tirer sa tête en arrière et de mon couteau, je lui fabrique un deuxième sourire en sectionnant sa carotide. Des glouglous se font entendre et le sang pisse au sol. Je place le bac de récupération au mieux pour que le sang coule dedans. Voilà, la partie simple du travail est faite. Attendre deux à trois minutes que le corps expulse tout le sang. L’homme urine sur lui. Il est déjà mort.

J’ai envie de fumer une cigarette. Mais je dois rester sérieux. Finir le travail et j’aurai ce plaisir après. Un second bac remplace le premier qui est rempli. J’attends encore un peu. Le silence revient. Il n’y a plus de glouglous, plus de regard effronté, plus d’homme … juste un cadavre et un meurtrier. Je vais chercher un grand chariot à roulettes dans la pièce à côté. Je détache l’homme et l’allonge sur le chariot. Il ne bouge plus, il semble dormir du sommeil du juste. Il ne devait pas être si innocent pour qu’on me demande de le tuer. Je ne suis pas là pour juger. Je fais un travail et je suis rémunéré pour cela. Mais les candidats pour le grand saut sont en général loin d’être des saints. Cela n’est pas mon problème. J’ai encore beaucoup de choses à faire. Je vais vider les bacs de sang dans de grands éviers conçus pour cela. Je retire les bâches avec précaution pour ne pas salir le sol. Je les enferme dans des sacs poubelle. Je pousse le chariot et amène le corps vers une grande caisse en bois. Le cadavre est installé dedans avec les sacs, la caisse est fermée. Je relance un nettoyage de tous les endroits où je suis passé avec Javel et Luminol.

Je nettoie les éviers et je javellise encore pour tout faire disparaître. J’amène la caisse en face d’un grand four et j’appuie sur le bouton qui amènera doucement ce cercueil dans la zone de combustion. J’allume le système d’aération. Je lance la cuisson. Le rôti va encore être brûlé. Je n’ai jamais été doué en cuisine. Je récupère les cendres deux heures après. Cela va enrichir la terre de mon jardin, une fois de plus. Je lance le nettoyage du four pour finaliser ma journée de travail. Voilà, j’ai terminé mon œuvre. Il ne me reste plus qu’à prévenir mon client pour recevoir le solde attendu pour ma prestation. Cela se fera via un chat IRC avec un login anonyme et le virement sera envoyé sur un compte bancaire secret à l’étranger. J’adore Internet pour toutes ces opérations administratives.

Je fais un dernier tour pour vérifier que tout est bien propre. Il n’y a plus de traces. Ça sent la Javel et le Formol, comme d’habitude. Je décroche mon blouson et je quitte ce lieu en fermant bien à double tour les portes. J’active l’alarme à distance avec mon bip. J’ai bien mérité mon salaire. Je me sens fatigué. Je regarde la devanture où est posée une grande plaque « Funérarium – Crématorium » et juste en dessous, une affichette « Fermé pour tests de combustion et évacuation de fumée». La dernière plaque me donne un sourire « Pompes Funèbres Centrales – Prix d’Excellence »







Ceci est la première partie d'un roman (Que je voulais Style Polar Années 50-60). un essai inachevé. Il existe 4 chapitres du même acabit. Certains propos sont choquants et ils ont été voulus ainsi. Cela ne définit par ma façon de penser.





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« Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais. Andrée Chédid
   
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21 octobre
  Publié: 24 févr à 16:47 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Olivier,

Hé bien, il ne fait pas dans le faux-semblant, lui. Un coup de canif, et hop, nous voilà ad patres. Espérons que je ne sois pas catégorisée dans les cons, ma carotide lui dit merci.

En fait, cette funeste histoire me fait sourire. Le ton, sa manière de pensée est d'un tel décalage !

 
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Si Eve n'avait pas pensé qu'à sa pomme...
   
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21 octobre
  Publié: 25 févr à 17:28 Citer     Aller en bas de page

Moi mon tueur préféré c'est celui de "C'est arrivé près de chez vous"
Le décalage y est énorme et l'humour noir grinçant. Ce film est génial même si pour moi il y a une scène a éliminer...
Chez toi le tueur est beaucoup plus sérieux et froid. Paradoxalement il est pour moi moins flippant.
J'ai plus de mal à voir le second degré et à sourire.
Cela dit c'est très bien écrit et j'ai passé un bon moment de lecture. Merci Olivier

  Si le berger a le Mans qui a les rillettes?
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


Nouvelle: Ariane, consulter mon journal
   
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21 octobre
  Publié: 26 févr à 12:56 Citer     Aller en bas de page

Tu démarres fort, peut-être un peu trop fort, le personnage est cerné, il ne laisse pas apparaître de faille. pour la suite si tu restes sur le même rythme il ne sera pas facile de lui trouver un plus malin que lui pour, je suppose l'arrêter.

Lecture très plaisante, je rejoins le commentaire d' Hervé (Lacase)

Amitiés

Yvon

  YD
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