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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Désirs (1) Aglaé et Aurélien Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
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Modifié:  12 mai à 08:19 par Jean-Louis
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Désirs Chapitre 1



- Aurélien, peux-tu me donner une définition simple du mot désir ?
Je reconnais bien là Aglaé ; imprévisible et prompte à vous retourner sur le gril des sentiments.
- N’est-ce pas ce qui comble le manque de quelque chose ou de quelqu’un, également une pulsion.
- Cela pourrait être également un besoin. Un exemple peut-être…
- Je désire prendre mon petit-déjeuner dans la paix et j’ai besoin, aussi, de beurrer ces deux tartines et de boire un bon café. Un petit désir et un besoin non satisfaits.
- Un plus grand, alors
- Je ne désire que de te plaire en toutes choses, j’ai besoin de toi pour m’apprendre à philosopher.
- C’est beaucoup mieux
- Ma chère Aglaé, tu as le chic pour poser en toutes saisons des questions à l’objet de tes pensées mais souvent au mauvais moment.

Nous en sommes restés là ce matin ; cet intermède laissait présager de futures joutes oratoires où il faudrait soutenir une dispute, s’escrimer en paroles et Aglaé maniant très bien son arme, pratiquer l’esquive pour mieux l’égratigner.
J’avoue volontiers que ces entractes de discussions écartent souvent les redoutables moments d’ennui qui fissurent inexorablement le ciment de la vie commune.

Pendant plusieurs jours ce fut la paix des cimetières, chacun préoccupé à fourbir son arsenal en pathétique plaidoyer et harangue éloquente, à se préparer à affronter d’inévitables controverses.

Raisonnement profond et dissertation passionnée doivent présider à nos échanges me déclare-t-elle un soir. Elle devait être prête.
Aglaé se pique de philosophie et de psychologie. Elle a délaissé provisoirement Pascal et fréquente Foucault et Lévinas, plus près de nous Habermas, Serres, Fœssel, Comte-Sponville, E. de Fontenay. Egalement les philosophes des Lumières s'imaginant tenant salon à la manière de madame du Tencin ou de madame du Deffand. Son admiration va à Emilie du Châtelet. Je la partage mais, hélas, n’est pas Voltaire qui veut...
En vérité, elle se rend aux Mardis de la Philo place Saint-Germain-des-Prés ce qui lui procure quelque avantage sur moi.

- Qu’en est-il de nos désirs ? Désir d’être aimé, de séduire, d’éternité, de solitude, et désir sexuel. Aurélien, crois-moi, c’est la seule vraie question qui tienne. Nous sommes soumis à de nombreuses injonctions extérieures et exhortations intérieures qui nous empêchent d’exercer notre entière liberté face aux territoires des passions et à la logique des désirs.
Ce n’était pas faux et arrivait comme un préambule à de plus vastes et secrètes introspections.
- Mais alors, sommes-nous tous de simples machines à désirs ?
- Oui dans le sens où, toujours brûlants, ils ne s’éteignent qu’avec notre propre mort, non dans le sens où nous pouvons les dominer, les contrôler, les réfréner ou les laisser nous submerger. Une machine sophistiquée et autonome en quelque sorte.
- Si je te comprends bien, le désir de plaisir ou de la jouissance qui existe en chacun de nous serait le principe de toutes nos pensées et de toutes nos actions. Pris entre nos désirs et nos impuissances nous naviguerions continuellement dans cette contradiction entre ce que nous attendons et ce que nous faisons. Mais alors les écrivains et philosophes des Lumières…
- Ils et elles dissertent tous passionnément sur l’amour et le désir faisant de la poursuite du plaisir une science autant qu’un art mais aussi luttant pour l’égalité et l’universalité. Diderot, maître d’œuvre de l’Encyclopédie, en est, à mon avis, un des plus illustres représentants et mon cœur penche vers lui.

À suivre…

  Poésie, la vie entière
Rose-Amélie

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21 octobre
  Publié: 16 mars à 09:23 Citer     Aller en bas de page

Nous sommes soumis à de nombreuses injonctions extérieures et exhortations intérieures qui nous empêchent d’exercer notre entière liberté face aux territoires des passions et à la logique des désirs.

Oui. Les besoins sont une chose, mais il ne faut pas perdre de vue ses désirs...

Texte fort intéressant!

Amitiés
Rose-Amélie

  🌷
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
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  Publié: 18 mars à 04:54 Citer     Aller en bas de page

Bonjour,
Merci de m'avoir laissé votre impression de lecture.
Amitiés
jlouis

  Poésie, la vie entière
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