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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 21 avr à 12:32
Modifié:  22 avr à 01:42 par Catwoman
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Tout commence par un sommeil qui déploie son feuillage sur le seuil d’une planète suspendue aux nuages, chevets d’un dormeur vulnérable dans son abandon. Paumes tournées vers le plafond parcouru de vagues impressions.

Se révèlent, dans le soupir d’une respiration, des images en quatre dimensions.

Cet inconnu aux traits gommés invite la quiétude à transporter les peurs dans un voyage au long cours sur les rives alanguies d’un nouveau monde.
Les fleuves sillonnent les méandres de l’inconscient.

Beauté de la laideur hypnotique. Laideurs de la beauté trop fardée.
Plaies trempées dans l’encre des illusions, alluvions brou de noix des airs que l’on se donne.

Le bandeau de l’œil du cyclone n’est pas étanche aux visions inacceptables. L’iris en transperce la trame, la prunelle se concentre, tente de désamorcer le drame.
L’explosion n’en est que retardée.

Sa violence inouïe raisonne dans un nid intérieur, brouille la vue de l’esprit, ensemence le terreau de l’égaré dans le roulement de tambour d’un éclair de lucidité.
…Effrayant.

Coupez !

Il est encore temps de différer l’improbable. De remonter le temps.

Essoufflé, envahi par une volonté que nul être, nulle chose ne peut émousser, il se lève et change de personnage.

Comme au cinéma. Spectateur et acteur à la fois. Réalisateur, opérateur photo et scénariste sachant qu’aucune fin n’est écrite à l’avance.


Une allée dans la profondeur de champ. Rouleaux de brume. Pignons et cheminées de toits inclinés sur le faîte d’une rangée de sapins, tourelles végétales menaçantes. Deux griffons de marbre flanquent la grille ouverte à demi.
Une main gantée en pousse le battant. La lune ou le soleil voilés ne permettent pas d’identifier le visiteur.

Est-ce le jour, est-ce la nuit ?

Un coup de feu retentit. L’ombre s’effondre sur un sol en forme d’échiquier, un jeu de cartes s’échappe de sa poche. Deux femmes menues le soulèvent sans effort. Le transportent à l’intérieur d’une bâtisse surgie de nulle part. L’installent avec précaution sur un fauteuil à bascule et s’en vont dans une enfilade de couloirs anonymes.

Il écoute une voix – la sienne. D’ivoire en sont les tonalités sur l’ébène d’une partition. Lui seul est capable de discerner le staccato de ces chants d’oisillons.
Récit apparemment décousu. Echos. Ruptures dissonantes.

Le canif suinte des gouttes de rouille. Sadique tueur sans gages qui plonge sa lame dans l’enclos pétrifié des négations.

Chut…ce n’est qu’un énième cauchemar, cocher farceur de mes rêves emballés, change de cap, chevaux aux robes charbonneuses, ralentissez !

Départ des bien-aimées, volées, kidnappées au petit matin – jusqu’au bout j’entretenais vos souffles dans la forge de cet amour plus fort que… (le mot en points de suspensions ne franchira pas ma bouche).

Confiant, j’avance, sous les éclairs des nuits sanguines. L’émotion tenue en garde à vue. Toujours plus vite, toujours plus haut.
Vol à distance traquant les traces de vos pas sur les plages de cet aujourd’hui qui s’étire, élastique.



Prémonitions ? J’abhorre ce mot. Il me glace. Ce n’est qu’un imposteur. La preuve :
Je n’ai rien senti, rien flairé lors de la chute dans les vertiges d’une nuit glacée. L’éveil, lui, était au rendez-vous. La couleur d’une eau de griottes à peine bue – la tasse a glissé sur le sol, bruit pur, kaléidoscope cristallin.
On dit que c’est signe de chance. On dit n’importe quoi.

La cerisaie n'a rien perdu de son éclat. Le pollen des cerisiers poudre chaque atome de vos êtres, repoussent le définitif aux calendes. Vos âmes sont enracinées dans le terreau du charnel et ne s’envoleront pas pour un hypothétique paradis.

La chance en sauve qui peut ne nous abandonne pas, le danger n’est que fausse alarme, une plaisanterie, l’effet de la fatigue.
Victorieuses sont les bien-aimées et l'Adieu peut attendre…



Le dormeur n’en est plus un. Le film est loin d’être terminé. Le tournage reprendra quand la lune quittera son berceau. Le jour nouveau et sa compagne, la raison, ont tout gâché… sauf la phrase finale, amorce d’un espoir… insensé ?



Riagal - Le 21 avril 2020 -

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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21 octobre
  Publié: 22 avr à 08:55 Citer     Aller en bas de page

Une écriture solide, un texte intense, mais sur lequel je doute de ma compréhension. est-ce l'effet du virus... Il me semble que tu évoques le délire d'une personne qui se trouve en réanimation. Si ce n'est pas çà, donne moi une piste pour ne pas mourir idiot.
amitiés
Yvon

  YD
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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24 septembre
  Publié: 22 avr à 15:22 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Yvon et merci pour cette lecture et du temps que tu y as consacré. En fait, là encore il y a tout un champ libre de "visions".
Je tenais à te répondre parce que il y a des pbs techniques que je dois régler. Trop d'afflux de connexion, je suppose, je risque d'être coupé dans mon élan...
Et d'un tu ne mourras pas idiot, tu ne l'est pas sans cirage en grandes ou petites pompes. Et de deux, la piste est assez difficile à indiquer en quelques mots. Imagine...C'est comme au cinéma. D'ailleurs, c'est construit comme un film....le protagoniste n'est pas mourant et cela n'a pas de rapport avec le Covid19.
Mais le virus en lui est tout aussi fatal. Il n'est pas "délirant", ce sont ses cauchemars éveillés qui le hantent. Des cauchemars qui prennent chairs....je ne t'ai pas bp aidé, I guess. Mais si tu as besoin d'un timonier, je suis là...f'in, j'essaye.

Bonne soirée et à bientôt : -)
Amitiés à toi aussi....

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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21 octobre
  Publié: 22 avr à 15:27 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Riaga,

J'avoue être partie sur une piste un peu semblable à celle d'Yvon en pensant à une personne faisant un AVC et essayant de "récupérer" ce qui peut-être récupérable.

J'ai lu, relu ton texte au moins quatre ou cinq fois et chaque fois me revenait cette image... la personne qui s'endort, accident dans le sommeil, réveil en milieu hospitalier etc... Je crains que ce qui fausse mon appréciation soit le vécu que j'ai eu avec mon père, malheureusement décédé à ce jour.

Un texte qui m'a vraiment interpellée et sur lequel, je l'avoue, j'ai attendu un premier com. Merci Yvon et surtout merci à toi pour ce partage intense.



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
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21 octobre
  Publié: 22 avr à 15:29 Citer     Aller en bas de page

PS:Nos comm se sont croisés !

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
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20 octobre
  Publié: 24 avr à 05:04 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Riaga,

On peut dire qu'un grand nombre de tes textes nécessitent une (2, 3 ?) lecture attentive non pas pour tenter de déconstruire le propos (impossible chez toi), mais pour y chercher notre part de consentement. Après il y a le commentaire, il ne viendrait en sorte que le confirmer.
L'étrangeté de l'ensemble du texte le met entre les mondes réels et surréels là où le rêve (ici transformé en cauchemar) devient une expérience de voyage précédé de phénomènes hypnagogiques. La traduction cinématographique est une autre voie pour y accéder.

Il y a un passage que j'ai particulièrement aimé:
"La cerisaie n'a rien perdu de son éclat. Le pollen des cerisiers poudre chaque atome de vos êtres, repoussent le définitif aux calendes. Vos âmes sont enracinées dans le terreau du charnel et ne s’envoleront pas pour un hypothétique paradis".

Bien à toi
jlouis

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RiagalenArtem


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24 septembre
  Publié: 24 avr à 07:35 Citer     Aller en bas de page

Citation de Mawringhe
Bonsoir Riaga,

J'avoue être partie sur une piste un peu semblable à celle d'Yvon en pensant à une personne faisant un AVC et essayant de "récupérer" ce qui peut-être récupérable.

J'ai lu, relu ton texte au moins quatre ou cinq fois et chaque fois me revenait cette image... la personne qui s'endort, accident dans le sommeil, réveil en milieu hospitalier etc... Je crains que ce qui fausse mon appréciation soit le vécu que j'ai eu avec mon père, malheureusement décédé à ce jour.

Un texte qui m'a vraiment interpellée et sur lequel, je l'avoue, j'ai attendu un premier com. Merci Yvon et surtout merci à toi pour ce partage intense.



Mawr


Bonjour Mawr. Oui ns ns sommes croisés et je ne t'ai pas vue...sorry. D'autant plus que la sensibilité et l'honnêteté de tes mots me touchent. Surtout en de telles circonstances...et les mots me manquent. Là aussi, je suis parfois "en silence" plutôt" que d'asséner des banalités…de "circonstance" : -(.

Que ce texte ne t'attriste donc pas. Comme écrit plus haut à Yvons, il se voulait rêve éveillé d'un ailleurs, un rêve dans un rêve dans un rêve. Avec des coupures comme le découpage d'un scénario, les plans d'un film…où tout est en déséquilibre. Une piste : Les Biens-Aimées…

Je te remercie pour ton passage et t'embrasse.
Pleins de pensées vers toi...


Riaga...

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
RiagalenArtem


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24 septembre
  Publié: 24 avr à 07:40 Citer     Aller en bas de page

Citation de Jean-Louis
Bonjour Riaga,

On peut dire qu'un grand nombre de tes textes nécessitent une (2, 3 ?) lecture attentive non pas pour tenter de déconstruire le propos (impossible chez toi), mais pour y chercher notre part de consentement. Après il y a le commentaire, il ne viendrait en sorte que le confirmer.
L'étrangeté de l'ensemble du texte le met entre les mondes réels et surréels là où le rêve (ici transformé en cauchemar) devient une expérience de voyage précédé de phénomènes hypnagogiques. La traduction cinématographique est une autre voie pour y accéder.

Il y a un passage que j'ai particulièrement aimé:
"La cerisaie n'a rien perdu de son éclat. Le pollen des cerisiers poudre chaque atome de vos êtres, repoussent le définitif aux calendes. Vos âmes sont enracinées dans le terreau du charnel et ne s’envoleront pas pour un hypothétique paradis".
Bien à toi
jlouis


Toujours une bonne vue d'ensemble Jean-Louis. C'est pif paf dans la cible. Merci d'être venu en aventurier et d'avoir respiré le parfum de la cerisaie…; -).
Avec toutes mes amitiés…

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Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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21 octobre
  Publié: 25 avr à 22:31 Citer     Aller en bas de page



C' est ton monde avec tes affections, présences , pertes et ton envie- besoin de le preserver avec toute la magie de ton passé vécu ou simplement herité dans le sang que je trouve ici.
Tu es complexe, riche mon Regal et on essaye... on essaye d' apercevoir


Lilia



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RiagalenArtem


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24 septembre
  Publié: 22 mai à 08:48 Citer     Aller en bas de page

Citation de Galatea belga


C' est ton monde avec tes affections, présences , pertes et ton envie- besoin de le preserver avec toute la magie de ton passé vécu ou simplement herité dans le sang que je trouve ici.
Tu es complexe, riche mon Regal et on essaye... on essaye d' apercevoir


Lilia




Je ne peux que dire si, Cara. Pour le complexe, en tout cas. Grazie tante d'avoir su plus qu'apercevoir...Pardon pour les silences...é sai perché ? Pensavo di essere più forte...e sono caduto.
Baci, my friend.



  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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