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Plume et Louanges
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Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir ! L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir - Paul Verlaine
   
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Modifié:  7 mai à 14:12 par Emme
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Évasion

Déjà un an et quatre mois se sont écoulés depuis qu'il est tombé là.

Il en a vu défiler des visages derrière les barreaux : ses parents, de la famille, quelques amis... Il leur souriait avec un air innocent comme pour leur dire : "Vous me manquez !". Les seules promenades qu'on lui accordait étaient en voiture, correctement attaché, toujours sous surveillance. Sinon, il restait dans sa chambre, isolé de ses frères d'infortune, ou bien dans la cour principale, où aucun espoir de s'évader ne persistait bien longtemps, car il fallait toujours rentrer, s'attabler et manger cette bouillie étrange servie dans un bol. Il n'avait aucune occupation particulière, ne faisait pas réellement d'exercice physique, il ne parlait pas spécialement aux autres non plus mais ils s'échangeaient des regards complices, ils se comprenaient sûrement car au fond ils étaient tous dans le même bateau. Celui-ci passait donc son temps à tourner en rond puis il s'allongeait un peu et dormait, ça lui évitait de penser à sa pauvre mère, là-bas derrière les barreaux...

Ainsi les jours défilaient presque aussi vite que les visites qu'on lui accordait, d'ailleurs, celles-ci étaient de plus en plus rares donc les jours semblaient passer de moins en moins vite. Il avait le sommeil léger ce soir-là et n'arrivait pas à se rendormir. Mais tous les soirs, réglé comme une horloge, le chargé de surveillance faisait sa ronde. Un capteur d'activité, comme un petit boitier infrarouge, branché contre le mur de la cellule enregistrait et diffusait sur un second poste ses mouvements. Ils voyaient tout, ils entendaient tout. S'il souhaitait s'évader, il ne disposerait que d'un court intervalle de temps entre la levée de la surveillance et la mise en marche du dispositif de surveillance nocturne. Demain, cependant, on allait le changer de chambre, c'était ce soir ou jamais.

Bien que ses capacités physiques soient diminuées, il arrive tout de même, par la force de sa détermination, à se hisser par-dessus les barreaux. Un signal sonore signale la mise en marche du dispositif de surveillance. C'est déjà trop tard, ils seront bientôt avertis de son absence et se lanceront à sa recherche, mais c'est également trop tard pour rebrousser chemin, alors il retombe difficilement et décide de progresser à genoux, ainsi peut-être échapperait-il à leur regard. Il faisait noir dans les couloirs, avec un peu de chance ils passeront près de lui, n'allumeront pas les lumières par précipitation et ne le remarqueront pas. Sa mère, sa pauvre mère, si seule derrière les barreaux, il devait la retrouver ! Il fallait sortir, et sortir vite ! Mais par où ? Il hésite... Les escaliers ! Mais ils mènent au premier étage. Il saisit l'opportunité. Il sent que ça commence à s'agiter autour, ils sont pas loin, merde ! Faut y aller, alors il se redresse sur ses jambes tremblantes, et avance vers les escaliers. Les lumières de la chambre s'allument, on peut deviner l'ombre d'une femme qui lance l'alerte, puis c'est au tour de celles des couloirs, plus aucun espoir, si on l'attrape, il est foutu, il ne quittera jamais ses foutus barreaux. Un pas plus lourd que le sien se fait entendre, ils courent à sa recherche ! Mais les escaliers sont là, à deux pas, la liberté commence derrière ces marches. Il trébuche, il a peur. Il sent un bras l'attraper et le retenir dans sa chute, une voix s'élève : "Mon bébé, ne me fais plus jamais ça !".


 
Flora Lynn


Aspirer à la clarté du jour à naître, Tendre vers la beauté absolue en l'être
   
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  Publié: 6 juin à 15:15 Citer     Aller en bas de page

Plume et louanges,
Une nouvelle bien écrite qui nous surprend car le personnage semble être un prisonnier qui aimerait bien recouvrer sa liberté, mais la chute de la nouvelle nous révèle qu'il s'agit d'un bébé.Cette histoire est bien menée car à aucun moment lors de la lecture,on ne se doute de la véritable identité du personnage et la fin est d'autant plus marquante lorsqu'on comprend que les barreaux derrière lesquels "le prisonnier" est captif, sont en fait ceux de son lit.J'ai apprécié ma lecture.
Amitiés sincères

  Flora Lynn
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