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Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 11 nov 2014 à 07:53
Modifié:  11 nov 2014 à 13:01 par Tilou8897
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Je n’aime cette saison. Je ne sais pas te dire si c’est le cas depuis la nuit des temps ou bien si ça m’est venu comme ça. Je n’ai pas de souvenir. Certains me disent que c’est parce que je ne veux pas me rappeler. Je ne veux pas les contrarier alors je dis “oui” en souriant un peu bêtement. Ils ont sûrement raison. Il y a des choses dont on ne veut pas se souvenir. Il y en a même qu’on ne sait pas raconter. Alors on en raconte d’autres en mode puzzle. On espère de l’autre qu’il sera suffisamment humain pour rapiécer là où il y a des trous.
Cela faisait un an et demi qu’on ne s’était pas revus depuis ce soir-là. Celui où je suis sorti de chez toi avec un sentiment absolument indescriptible : de gâchis et de liberté. Cela faisait un an et demi que tu m’avais jeté sur le trottoir, droit dans les bras de l’histoire de ma vie. Je n’ai jamais su ce que tu croyais à ce moment-là. Même après, nous n’en avons jamais reparlé. De toute manière, parler, ça n’a jamais été ton truc : sauf quelques soirs aux lendemains de merde. Je crois que j’en connais quelque chose, j’avais des billets gratuits.
Cela faisait un an et demi quand t’es venue vers moi à la fin de la pause café en disant :
“Ce serait bien qu’on se boive un coup, un de ces soirs.”
Pourquoi ? Je l’ignorais mais pourquoi pas comme dirait l’autre. Au pire, ce sera pire. Au mieux, ce sera mieux. Qui sait ?
“Et on irait où ?”
Tu m’as dit que c’était à moi de voir. Comme d’habitude, du reste. C’est plus pratique ensuite pour venir reprocher le choix.
Et voilà, c’est comme ça que ça c’est fait. J’ai choisi le pub : celui où j’allais presque tous les jours ces deniers temps. Peut-être plusieurs mois. Qui sait. Mon foie était sûrement davantage au courant que ma mémoire.
T’étais belle ce soir-là. Un peu les traits tirés par la fatigue, des nuits blanches très certainement, mais il n’y avait rien de laid. J’ai dû parler mécaniquement car les sujets de conversation m’échappent. Jusqu’à ce moment-là où tu m’as dit :
“J’ai un truc important à te dire.”
J’ai eu du mal à terminer ma gorgée tellement la manière dont tu l’as dit m’a sorti de la torpeur. C’était la même phrase qu’avait prononcé l’autre, huit mois plutôt. Tu ne l’as sûrement pas remarqué car j’ai enfilé mon masque “sourire” dans la foulée.
“Ah oui ?”
Je me rappelle que j’ai eu comme un trou noir qui s’est formé dans mon esprit. Je ne savais pas ce qu’était ce “truc” important. Est-ce que ça avait rapport avec notre nuit improvisée six mois avant ? Etait-ce un truc qui devait finir de me planter devant le néant ? Ces mots, l’intonation de la voix… Il y avait l’inflexion sur une note ratée à la fin qui ne trompait pas. “Elles” m’avaient déjà toutes fait ce coup-là à un moment ou à un autre, ici et ailleurs. Peu importe les circonstances.
T’as détourné les yeux comme quand tu le fais quand tu ne mens pas. Comme elle l’avait fait avant de déverser son état d’âme cousu de n’importe quoi.
“Je suis enceinte.”
C’est celle qu’elles avaient dit aussi. Les mêmes mots qu’elle avait prononcés. Et comme dans une mauvaise comédie de boulevard, la même réplique est venue :
“De qui ?”
Et c’est toujours à partir de là, que les choses commencent à lentement déraper. La réponse n’a en soit pas vraiment d’importance. Avant même qu’elle arrive, les circonstances ont tissé un contexte inextricable : un truc invivable. N’importe qui voudrait s’enfuir à ce moment-là: soit parce qu’il n’a rien à voir dans l’histoire, soit parce que la responsabilité n’est pas une vertu humaine. Il n’y a que l’égoïsme qui résonne dans ces quelques minutes qui paraissent durer des heures.
“Je voulais que tu le saches.”
Il y a une autre question qui arrive après. Encore plus cruelle. Encore plus hallucinante. Cette question que les faiseurs de morale ou les briseurs de mœurs piétinent allègrement sans avoir la moindre idée de ce qu’ils disent. Ce sont juste des marionnettes, des penseurs fantoches. Des gens qui feraient mieux de se taire plutôt que de croire à leurs inepties.
“Tu vas le garder.”
Et là, tout s’embrouille et se mêle entre le présent, le passé, le jeu des faux-semblants et le visage blême de la réalité. Etait-ce une vengeance ? Etait-ce une sorte d’appel au secours ? Etait-ce juste une tentative pour dire la vérité ? Personne n'est infichu de… Faire ce qu’il faut.
Je n’aime cette saison. Ca commence par une douce brise et ça termine dans un hiver qui ne veut plus finir.

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 11 nov 2014 à 12:00 Citer     Aller en bas de page



Une vraie lettre ouverte...où évènements et sensibilité se mélangent très bien.



galatea

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  Publié: 11 nov 2014 à 12:03
Modifié:  11 nov 2014 à 13:27 par Catwoman
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Tilou,

Je partage l'avis de Lilia et j'ai assez envie de savoir la suite, si elle l'a gardé...


Catherine

 
Tilou8897

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  Publié: 12 nov 2014 à 14:35 Citer     Aller en bas de page

Merci.

Pour la suite... de cette lettre. Vraiment, je ne sais pas. Il y a tellement de "strates" qui s'empilent... Tellement d'elle (chacune) et d'elles. Ca serait comme replonger dans l'inaudible. Dans l'inimaginable... L'inconcevable...

@Cat : savoir si elle l'a gardé(e) ? Tout dépend de quelle "elle" on parle.

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Tilou8897

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  Publié: 14 nov 2014 à 14:26
Modifié:  14 nov 2014 à 14:35 par Tilou8897
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Je ne sais pas ce qu'éprouvent les hommes... Je ne suis pas sûr d'en être un digne représentant... Je sais en revanche ce que j'ai éprouvé chaque fois. Je sais aussi comment parfois, on caricature cette distance, cette impuissance, cette soit-disant incompréhension... Comment on peut se la voir jeter à la figure comme une frontière infranchissable, comme un sauf-conduit de retour dans un pays qui devrait être le nôtre (celui des "hommes")...

Il n'y a pas vraiment de mots pour le traduire car effectivement, c'est peut-être quelque chose qu'on ne ressent pas dans son sein... Mais je dirais... Sans aller à affirmer que c'est pire, je dirais que c'est justement parce qu'on n'a rien, qu'on n'a aucune emprise, aucune rationalité physique pour nous ramener dans quelque chose de pondérable et pondéré... Que ça peut devenir quelque chose d'incontrôlable dans la place que ça prend dans le cœur.

Je n'aime pas parler de ça parce que c'est toujours à vif, chacun de ces instants et chaque instant qui a suivi dans toute l'illogisme et l'incompréhension de l'un et de l'autre.

Le premier, c'est un accident de parcours, de jeunesse... Ça marque au fer rouge mais on s'en remet car on finit par ranger cela dans la section des blessures d'adolescence...

La seconde fois, on se dit qu'on a peut-être été trop vite, qu'on n'a peut-être pas anticipé que, elle, elle est plus jeune et pas du tout préparée et que même avec des mots, on n'arrive pas à rassurer, à dire que peu importe demain, c'est au présent qu'on agit et que le fait d'être à deux n'est pas quelque chose qu'on promet devant l'éternel. Il faut savoir rester humble et s'occuper déjà d'être là quand il faut dans le présent. Et si... on se sépare... L'affection quand elle est vraie... Elle ne part jamais et par conséquence tout ce qu'elle a pu engendrer. Mais ça... C'est criblé d'incompréhension et ça conduit à des drames et la résurgence de l'égoïsme dans une décision qui devrait se prendre à deux comme elle est la conséquence d'un acte où l'on a été deux.

Et après il y a les autres fois... Les trucs incongrus où on est embarqué dans l'histoire parce qu'on en reprend une qui s'est interrompue... On fait comme si car les mômes, on était là dès la naissance puis on se retrouve remercier du jour au lendemain avec une affection qu'on a reportée comme si c'était les nôtres dans le vide....

Bref... Désolé de réagir de manière aussi incompréhensible à ton commentaire... Mais il y a des mots qui en déverrouillent d'autres pour le pire comme le meilleur.

Merci pour ce passage... (Touché aussi... Mais bon... Le préciser, c'est un peu too much, car ça tenait de l'évidence)

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