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LPDP :: Autres poèmes :: Enfance (2) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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  Publié: 9 mars à 10:59
Modifié:  16 avr à 03:04 par Jean-Louis
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Enfance (2)

Père travaillait dans une Caisse de Retraites, cadre maison
Au service du contentieux, pas marrant ça !
Parti très tôt, rentré à 19heures, deux heures et demie de transport,
Des heures supplémentaires le samedi
Et des dossiers à étudier à la maison le dimanche matin.
Mère dite " au foyer" travaillait à la maison sans salaire
Entendez bien par là qu'elle n'avait pas les cordons de la bourse.

Elle rectifiait le cahier journalier des commissions, ça existait alors,
Majorant les quantités et les prix unitaires, ajoutant des produits
Qu'elle n'achetait pas, se faisant ainsi quelque monnaie.
Grand-mère désapprouvait sa fille. Et de lui répéter:
"Si j'étais à ta place je ne me ferais plus mener de la sorte"
Cela ne servait à rien car l'habitude étant prise cette supercherie
Se perpétua gentiment produisant encore longtemps ses effets.

Grand-mère avait dirigé avec Grand-père une florissante pâtisserie,
Mais des aléas financiers, la fréquentation de la bourse puis des agiotages
Avaient précipité la chute de la maison et achevé de la ruiner.
Grand-père disparu, minimum vieillesse pour Grand-mère ; amen.
Elle faisait face dignement pour le meilleur (ses petits enfants)
Et pour le pire (avec son gendre). C'est comme cela qu'elle l'appelait
Dans les moments difficiles, sachant néanmoins lui tenir tête.
De nombreuses haches de guerre avaient été enterrées
Mais le climat était loin d'être toujours serein.
Sous l'orage, elle se retirait dans sa chambre qui devint
Au fil des années un refuge pour Mère et nous.

Mère repris un temps un travail de sténo-dactylo, des remplacements
Mais cela n'a pas duré. Le peu de rapport de l'activité illégale des courses
Et son goût de la couture la conduisit à offrir ses services au pressing
Proche de chez nous. Devenue retoucheuse et couturière à domicile
Un travail dissimulé, elle dispensait ses largesses à chacun d'entre nous
Sauf à Père qui, en vain, s'obstinait à éplucher chaque semaine le fameux cahier.

Mère était devenue experte en faux en écriture (le cahier des courses).
Je rapportais de l'école, puis après du collège où j'étais en pension,
J'en parlerai bientôt, des bulletins scolaires avec des notes dont je n'avais
Curieusement pas honte ? 2, 3, voire 6 en mathématiques par exemple
Qu'elle transformait en 8, pas plus pour respecter les appréciation du genre
" Elève d'une insigne faiblesse" ou " Quelques maigres progrès ce trimestre"
Les autres notes, 1,4,5,7 plus difficiles à maquiller, partout elle les grattait.
Et dessinait de beaux 8, des 9 parfois des 10 magiques.
Brave Mère qui redoutait tant les querelles domestiques !

Grand-mère aussi travaillait au noir. A plus de 70 ans elle s'occupait
Du ménage des Lefebvre (ceux qui roulaient en 4CV Renault) et gardait,
Comme on disait alors, leur fils. Les temps étaient durs, la pension peu élevée.
Souvent elle en avait plein les jambes des étages et nous envoyait au troisième
L'aider dans son travail. Chez Joël on lisait des illustrés (inconnus chez nous),
Coq Hardi, Vaillant (Pif, Arthur le fantôme, Placid et Muzo), Kiwi avec Blek le Roc
Mon préféré. La télévision, troisième poste dans l'immeuble on l'allumait (interdit chez nous)
Quand on voulait ; c'était la belle vie. Grand-mère remontait à 18 heures.

A suivre...

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
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  Publié: 9 mars à 13:52 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Jean-Louis,

J'apprécie toujours autant ce souvenir vivant...

Merci pour cette suite ... Encore!!! Encore!!!... Attention, l'addiction me guette...

Toute mon amitié



V.V

 
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

Correcteur


Il suffit d'oser ! (photo d'un poème d'Apollinaire, Tout terriblement)
   
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  Publié: 9 mars à 17:10 Citer     Aller en bas de page

Cher Jean-Louis, notre proximité d'âge fait que je comprends bien ce dont tu parles et même je le vois.

En tout cas merci de me faire revivre d'une certaine manière ces années chéries de l'enfance, dont pour ma part je n'ai pas eu à me plaindre.

Bon... allez mon garçon ! la suite !

Bizzz, JB

  La vie commence à chaque instant.
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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  Publié: 11 mars à 03:05 Citer     Aller en bas de page

Citation de Varh
Bonsoir Jean-Louis,

J'apprécie toujours autant ce souvenir vivant...
Merci pour cette suite ... Encore!!! Encore!!!... Attention, l'addiction me guette...
Toute mon amitié

V.V



Bonjour Valérie,
Il y aura une suite sans aucun doute.... pour votre lecture.
amitiés

Citation de In Poésie
Cher Jean-Louis, notre proximité d'âge fait que je comprends bien ce dont tu parles et même je le vois.
En tout cas merci de me faire revivre d'une certaine manière ces années chéries de l'enfance, dont pour ma part je n'ai pas eu à me plaindre.
Bon... allez mon garçon ! la suite !
Bizzz, JB



Bonjour JB,
Le plante le décor pour le moment mais ce n'est pas sans quelque peine que l'on remonte le temps.
amitiés

Citation de Trist@nic
Bonjour Jean-Louis,

Pas facile de dresser un tableau d'une autre époque, vu de l'intérieur, mais je crois y reconnaître quelques traits dans lesquels les difficultés à vivre dignement ont pu s'affranchir de principes, et que malgré tout, la solidarité familiale, la complicité ont permis de préserver l'essentiel...
Sur la forme, la nouvelle, avec force détails, m'aurait davantage convenu, dans ce climat familial.
Amitiés



Bonjour Léo,
Merci pour ton commentaire. Précarité financière de l'épouse et de la personne seule sans ressource
Ce travail non déclaré en est la conséquence. J'ai en revanche utilisé les termes actuels pour le qualifier.
Il faut resituer tout cela dans son époque,très faible chômage et conditions de vie plus difficiles.
Je ne mets pas ce texte dans "nouvelles littéraires" car ce n'en ai pas une et puis certaines catégories attirent moins l'attention du lecteur.
Amitiés



  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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  Publié: 19 mars à 13:04 Citer     Aller en bas de page

Citation de Trist@nic
Bonjour Jean-Louis,
Arguments recevables... mais je persiste à croire qu'il y a beaucoup de traits intéressants gommés par la forme, en sacrifiant aux modes locales.
De cette époque, je reconnais la facilité d'organiser une activité pour se procurer quelques subsides, dans des familles souvent restées unies par nécessité !

Il est désormais beaucoup plus difficile de créer ces petits boulots, car rien ne doit échapper au fisc ni aux cotisations....

Bon WE



Merci Léo

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
josette


la vie est une belle rose qui s'épanouit lentement
   
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16 décembre
  Publié: 20 mars à 13:15 Citer     Aller en bas de page

j'éprouve une grande joie, en découvrant la 2éme partie de ta jeunesse, toujours aussi captivante que la précédente!

elle me rappelle mon enfance, et tu décris admirablement ta vie de famille, bien difficile en ces temps là!

bientôt, je découvrirai, avec autant de bonheur, la suite de cet émouvant récit..

merci, JEAN-LOUIS, pour ce merveilleux et talentueux partage,

délicieuse soirée,

sincères amitiés,

Josette

 
Jean-Louis


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16 décembre
  Publié: 20 mars à 14:09 Citer     Aller en bas de page

Citation de josette
j'éprouve une grande joie, en découvrant la 2éme partie de ta jeunesse, toujours aussi captivante que la précédente!

elle me rappelle mon enfance, et tu décris admirablement ta vie de famille, bien difficile en ces temps là!

bientôt, je découvrirai, avec autant de bonheur, la suite de cet émouvant récit..

merci, JEAN-LOUIS, pour ce merveilleux et talentueux partage,

délicieuse soirée,

sincères amitiés,

Josette



Bonjour Josette,
Un grand merci pour ton message. Le décor est posé, le 3em épisode publié. A bientôt.
amitiés


  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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15 décembre
  Publié: 21 mars à 12:31 Citer     Aller en bas de page

J'ai pris un peu de retard dans ma lecture, mais je vais me rattraper...
ton père ne semblait pas facile, mais bon! Le travail à rallonge, j'ai bien connu çà aussi et on peut penser que trop préoccupé par son boulot, fatigué... il fallait que tout dans la maisonnée devait être irréprochable. Pour les illustrés nous avons lu les mêmes.
indirectement tu me replonges dans mon histoire qui est très différente de la tienne mais qu'aujourd'hui je suis incapable de la raconter. trop de blessures non cicatrisées.

Amitiés

  YD
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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16 décembre
  Publié: 21 mars à 15:20 Citer     Aller en bas de page

Citation de Y.D
J'ai pris un peu de retard dans ma lecture, mais je vais me rattraper...
ton père ne semblait pas facile, mais bon! Le travail à rallonge, j'ai bien connu çà aussi et on peut penser que trop préoccupé par son boulot, fatigué... il fallait que tout dans la maisonnée devait être irréprochable. Pour les illustrés nous avons lu les mêmes.
indirectement tu me replonges dans mon histoire qui est très différente de la tienne mais qu'aujourd'hui je suis incapable de la raconter. trop de blessures non cicatrisées.

Amitiés



Bonsoir Yvon,
Je te remercie pour ta lecture approfondie .Nous avons eu à vivre des situations identIques il me semble. J'ai aussi des failles profondes mais j'ai voulu me tenir à cette courte période de l'innocence de l'enfant . Il ne peut pas encore juger et raconte avec ce qu'il croît juste.
Merci Yvon
Amitiés

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
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