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Andjik
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Le sucre ne vaut rien lorsque c'est le sel qui vous manque.
   
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  Publié: 3 nov à 01:57 Citer     Aller en bas de page

ÉLÉGIE DES AMES-SOEURS


"Just a closer walk with thee", chanté par Mahalia Jackson


Il y a des jours où l'on a le monde à ses pieds
D'autres où l'on est au pied du monde
La queue entre les jambes En un temps de chien
Dos à l'avenir Sous le fouet du sort
Il y a de ces jours où l'on n'est plus rien Plus personne
Au matin livide sur les sentiers de l'exil
Car l'exil c'est bien cela
Grandir loin de ses Pères Et des pères de ses Pères !
J'ai longtemps cherché la tribune idoine Pour prêcher mon épitre
Mais mes mots sont souvent sortis en vrac Mon cœur a fait tic-tac
Dans mon indolence j'ai écrit à Dieu
Mais je suis tombé sur son message d'absence
Puis j'ai pris mes cliques et mes claques Pour essuyer cet ultime micmac
Seize années à courir derrière la couleur du blé Et le désir des érables
Mais que vaut le miel lorsque c'est le sel qui vous manque?


II]


Parfois au détour d'un coup de blues Au bord de la décrépitude
Il me vient de croiser une sœur à mon âme Errant blafarde telle une âme en peine
- Oh amie, est-ce toi que j’aperçois au fond du puits ?
De toute façon de cet angle-ci Qui peut dire avec exactitude
Qui repose à la cime et qui côtoie l’abime ?
Puis nos incomplétudes se complètent Ses turpitudes me rassurent
Et je m'assois dans le salon de sa mélancolie
Je me devais de n’être que le gardien de ses nuits Écouter sans juger
Réchauffer sans toucher Ranimer sans même faire de bouche-à-bouche
À chaque fois elle était là devant moi Telle une brebis égarée
Et je me devais toujours de la guider Sans moi-même me fourvoyer
Moi le bon berger végétarien Je me devais de paître les troupeaux
Sans ne jamais dérober une seule bête Pour me flatter le palais Et m’amadouer la panse
Mais comment se satisfaire de l'odeur de la sauce La blancheur du lait
Ou encore la tendresse d'une tartine Sans jamais mourir de faim ?


III]


Mon itinérance continue ici J'avance en catimini À l'insu de mes douleurs d'homme
Ma pirogue déchirant le couchant d'une lame sourde-muette
Je vogue À contre-courant Dans une ellipse infernale À la recherche du temps perdu
Je vogue Ma finitude en bandoulière Mon exode est une nuit sans épilogue
Oh Seigneur tout ceci pour quel couronnement Pour quelle initiation ?
N'avais-tu point promis une pluie de pain au milieu du désert
Ordonné ma verge à terre Pour confondre les couleuvres de Pharaon* ?
Et en retour quel hommage quelle louange Sinon quelques veaux d'or érigés avec impertinence ?
Oh Seigneur qu'il est limpide ton courroux Au creux de notre impudence !
Psychotique Combien de fois ai-je planté mon couteau Dans la toile si longtemps brossée
Jeté la pierre sur la vitre tant patiemment polie Et détruit l'argile si scrupuleusement sculptée ?
J'avance encore À contre-courant Dans une ellipse infernale À la recherche du temps perdu
À recréer le chaos Ce big bang à l'origine De l'homme que j'ai toujours voulu être
Voilà qu'il me faut changer mon fusil d'épaule Ajuster le tir Et me réinventer
Pour que l'ordre - et rien d'autre ! - revienne dans mon cœur discordant !


IV]


Il n'y avait plus de toi
Il n'y avait plus d'étoile
La lune dormait à la belle
Rebelle telle une tige
Qui tient tête au vent
Toi Rare comme un vestige
Moi Dressé comme un menhir
L'or ne ment sur ton derme
Ton charme est un déluge d'enchantement
D'où je me rince les yeux !
Parfois je fabule veule serf
Dans un délire bien bref
Que j'aborde derechef
Ton sublime relief
Moi sur tes collines comme un chef
En route vers ton plus noble fief
J'ai tenté d'oublier celle que tu n'es plus
Ouvert les portes de la geôle
Où frivole je nourrissais
La femme que tu as toujours voulu être
Vole mon amie !
Va ajouter tes couleurs
À ce monde gris
Ce monde de fous
Car ton rêve est plus grand que les hommes !
Il n'y avait plus de toi
Il n'y avait plus d'étoile
La lune dormait à la belle
Si j'ai pu voir plus loin
Que cet horizon qui s'ouvre à moi
C'est parce que je me suis souvent posé
Sur tes épaules Sur tes épaules !


V]

J'aimerais enterrer mes morts une dernière fois
Poser dans des enceintes de bois ciré
Les corps sans souffle de mes desseins inaccomplis
Les envelopper de leurs plus soyeux atours
Toutes mes muses ailées Envolées dès la première giboulée
Tous ces autres moi Ces hommes-là que j'ai toujours voulu être
J'aimerais me dire qu'ils ont eu une existence bien remplie
Qu'ils ont combattu le bon combat Achevé la course Et gardé la foi
Avant d'aller rejoindre leur Créateur
En me rassurant que nous avons été heureux ensemble
Qu’un sort meilleur leur est promis d’emblée
Sous d’autres cieux vers où mon âme ne s’élève
Voyez ! En cette époque Je n’étais même pas le dixième
De l’homme que je suis aujourd’hui
Qui aurait su en ces temps Que la montagne accoucherait d’un éléphant ?


VI]


Il y a de ces jours où l'on n'est plus rien Plus personne
Au matin livide sur les sentiers de l'exil
Mais ma maison c'est désormais Toi
Toi qui portes dans l'antre de tes hanches
Mon héritier Mon suffixe Mon aurore mille fois plus glorieuse
Moi qui n'ai vécu qu'une vie sans histoire
Sans bruyance sans manigance et sans extravagance
J’aimerais encore me satisfaire de pousser en silence
Me savoir plus grand qu’hier Bien que moindre géant que demain
- Il s'appellera Eli
Mon épi dodu sous ce soleil lancinant
Mon nombre premier Dans une splendeur indivisible
Impair Je me perdrais si je n'étais son père
Mon fils Tu es déjà plus que la somme de mes accomplissements
Sous la couleur du blé Et le désir des érables !


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
*Référence à Exode 7:8-11: Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon, et ils firent ce que Dieu avait ordonné. Aaron jeta sa verge devant Pharaon et devant ses serviteurs; et elle devint un serpent. Mais Pharaon appela des sages et des enchanteurs; et les magiciens d'Égypte, eux aussi, en firent autant par leurs enchantements. Ils jetèrent tous leurs verges, et elles devinrent des serpents. Et la verge d'Aaron engloutit leurs verges

  J'aurais voulu que tu voies l'homme que je suis devenu.
ODIN
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J'ai une langue, qu'elle soit utile et subtile!
   
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  Publié: 3 nov à 08:00 Citer     Aller en bas de page

Phallus Lear ce texte

 
Andjik
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Le sucre ne vaut rien lorsque c'est le sel qui vous manque.
   
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  Publié: 5 nov à 09:16 Citer     Aller en bas de page

Phallus Lear? Quel honneur de recevoir un compliment dans une autre langue!
Merci ODIN.

  J'aurais voulu que tu voies l'homme que je suis devenu.
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

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Je suis une partie de nous unique et multiple à la fois (chimay)
   
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  Publié: 6 nov à 18:10
Modifié:  6 nov à 18:11 par Bestiole
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Un chemin de pensée une introspection mais qui ouvre au monde au final

J'aime cette fin, on dirait que la boucle est bouclée un passage de relais

ce que j'ai préféré c'est l'histoire sur la brebis :

"Mais comment se satisfaire de l'odeur de la sauce La blancheur du lait
Ou encore la tendresse d'une tartine Sans jamais mourir de faim ? "

moi qui suis athée je ne saisis peut etre pas toutes les subtilités mais ton texte m'a cherchée loin loin

ici aussi ;

"Si j'ai pu voir plus loin
Que cet horizon qui s'ouvre à moi
C'est parce que je me suis souvent posé
Sur tes épaules Sur tes épaules ! "

merci !

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
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