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LPDP :: Autres poèmes :: Élégie des amours platoniques (no man's land) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Andjik
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Le sucre ne vaut rien lorsque c'est le sel qui vous manque.
   
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  Publié: 11 oct à 02:10
Modifié:  11 oct à 02:27 par Andjik
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ÉLÉGIE DES AMOURS PLATONIQUES (NO MAN'S LAND)


"J’ai épousé le destin de la feuille
Je me détache de l’arbre et m’envole au gré du vent
Je retombe toujours au pied de l’arbre"- Alain Mabanckou



Corbillard et camion de sapeurs-pompiers
En file indienne
Immobilisés dans les embouteillages
Les vois-tu Ces pompiers après l'incendie
Toujours en retard d'une guerre
Mais il ne faut pas tirer sur l'ambulance Paraît-il
À vrai dire Un mort de plus Qu'est-ce que ça fait?
Ce n'est qu'un gallon de moins dans la mer
Un murmure noyé dans le silence interstellaire
Une ombre dissoute dans le sombre voile de l'univers
Bref Une journée de plus loin de mes tropiques
Mais qui s'en soucie?
Ici continue mon itinérance
Mon âme est à nouveau en partance
Vers ces distances
Entre l’homme que j’ai été
Et celui que j’ai toujours voulu être
Ne me demandez pas non plus
Pour qui sonne le glas
Je sais bien qu’il sonne pour moi
Moi qui ai souvent erré ici ou là
Avec la réticence
De celui qui a à peine dormi
Mais qui doit braver de bonne heure
La brume le fer et le bitume
Mon incomplétude est un dédale vertigineux
Je ne sais jamais quel virage mène à l’éden
Quel sillage débouche
Sur le jardin tiré des épines de la brousse
Ou encore la maison au milieu de la clairière
Bref Une autre journée loin de mes tropiques
Mais qu'est-ce que vous en avez à foutre
Me direz-vous !


II)


Fofo femme Camer Fille bami
Enfant de l'Ouest Beauté de Yaoundé
Ouèèè ! Ta qualité-là ne s’achète pas au marché
Ah ! Je te dévore des yeux
Comme un plat de ndolè agrémenté de miondô
Tu es plus douce que le kôki de maïs
Que le beignet haricots de ma tante Bidjouli
Mami nyanga tu pourrais venir de Mvog Ada
On te croirait d’Étoudi
Ékiééé ! On ne t’aborde jamais
Sans avoir bien révisé sa stratégie !

Fofo femme Camer Femme d’où je suis né
Dans la pénombre D'où luit ton éclat d’ébène
Auquel se joint ton sourire d’ivoire
Je te subis Éléphant sans défense
C'est plutôt toi qui fends l'herbe sur ton passage
Tu marches comme si tes pieds ne touchaient le sol
D'ailleurs l'on ne sait qui est plus acrobate
Entre toi Chaque tête qui pousse comme un champignon
Et ma vue subjuguée Sous la douceur des manguiers
Tu es comme ça L'on ne t'imagine point L'on te constate
Combien de perles pour couvrir ton cou ?

Comme le vendeur d'œufs sur la route du marché
Je m'époumone sous les clameurs de la foule
- Le Président quitte le pouvoir
Après trente six années de règne sans partage.
Du tonnerre des urnes Au grondement de la rue
Jusqu'à l'éclair de ton regard
Pour toi une tempête d'applaudissements !
Tu es un pain sans alcool Un vin sans mie
Un vent sans chaleur Sous un soleil sans tourbillon
Combien se sont essoufflés
À l'ascension de ton Mont Cameroun?

Le monde s'effondre ville cruelle
Toutes ces âmes chagrines dans mes ruelles
De l'intérieur de la nuit vers les aubes écarlates
Qui connait les contours du jour qui vient?
Mon panier virevolte Distrait par ton effluve
Le vendeur d'œufs ne cherche pas la bagarre
Je voudrais juste chanter ton épopée ton ellipse ton écume
L'histoire du désert racontée par la pluie
Le revers de la médaille L'envers du décor
À l'endroit où ton cœur est devenu
Un no man's land !

Fofo femme bami Femme de chez moi
Toute aussi approchable qu'impénétrable
J’ai construit plusieurs ponts
Pour me rapprocher de la terre natale
Mais tu es le fossé que je n’ai jamais comblé !
Je te toise Papillon jaloux de ta lumière
Mais je ne peux te porter De mes ailes de cire
Peu importe ! Mon amour est comme les piliers du temple
Je t’aime mieux lorsque tu es loin de moi
D'ailleurs les colonnes se doivent-elles d'être collées ensemble
Pour que tienne la coupole ?


III)


Qu'est-ce qu'il y a de toi
Que je ne peux oublier?
Je n'ose te toucher
De mes mains malhabiles
Qui épousent mal
L'argile de tes hanches
J'ai peur d'écorcher
La toile fine de ta peau
Que tu déprécies
De mes doigts
En récession.
Qu'est-ce qu'il y a de toi
Que je ne peux effacer?
Ta silhouette
Ton intellect
Ton visage lorsque tu t'entêtes
Ton insolence à peine contenue
Ton envie d'avoir toujours le dernier mot
Ta fougue qui fait bouger les foules
Fofo Tu mets toute la nature en fête
Tout ce que tu effleures fleurit
Qu'est-ce qu'il y a de toi
Que je ne retrouve ailleurs?


IV)


Corbillard camion de sapeurs-pompiers et ambulance
Tous bloqués dans le trafic
Qui arrivera à destination avant l’autre ?
De toute façon Les médecins après la mort
N'ont jamais ressuscité personne.
Ne vous pressez pas Vous savez !
Aujourd'hui vos sirènes et gyrophares ne suffiront plus
Pour vous frayer un chemin
Pour vous Nulle voie express ni voie de détresse !
Comme un mauvais présage Dans ce paysage
J'ai perdu ma voix Donné ma langue au chat
Le front en sueur La gorge sèche
À chercher ma voie.
Finirais-je si vite avili
Comme ces animaux échoués au bord de la chaussée
Que nul ne réclame ?
Bref une autre journée loin de mes tropiques
Mais qu'est-ce que vous en avez à foutre
N'est-ce pas?


-------------------------------------------------------------------------------------------------------
bami : Diminutif de bamiléké, ethnie du Sud-Ouest du Cameroun
ndolè, miondô, kôki : plats de chez nous
Mami nyanga : Expression populaire pour flatter l'élégance d'une femme
Mvog Ada : quartier précaire de Yaoundé, capitale du Cameroun.
Étoudi : quartier chic de Yaoundé, abrite le palais présidentiel
Le vendeur d'œufs ne cherche pas la bagarre : proverbe bamiléké.

  J'aurais voulu que tu voies l'homme que je suis devenu.
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 11 oct à 02:34
Modifié:  11 oct à 04:03 par Galatea belga
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Ici continue mon itinérance
Mon âme est à nouveau en partance
Vers ces distances
Entre l’homme que j’ai été
Et celui que j’ai toujours voulu être



Salut Andjik, je viens de lire ton richissime poème et je suis ravie d'avoir continué la découverte de tes mondes à travers les autres poèmes.
Encore une fois pressées, je laisse juste un signe de ma gratitude pour ta présence sur ce site.
J'aime la poèsie comme la tienne: elle fait comprendre et unir les gens les plus différentes.

galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
ODIN
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J'ai une langue, qu'elle soit utile et subtile!
   
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  Publié: 11 oct à 03:16 Citer     Aller en bas de page

Un style agréable t une belle construction

 
Myo


Le bonheur se trouve comme un myosotis, tout petit, tout gentil dans un coin de la vie...
   
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  Publié: 11 oct à 09:13 Citer     Aller en bas de page

Merci Andjik pour le partage de ce cheminement
au "no man's land" du cœur

Mais la route n'est pas toujours simple à choisir.


Myo

 
Andjik
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Le sucre ne vaut rien lorsque c'est le sel qui vous manque.
   
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12 octobre
  Publié: 12 oct à 08:52
Modifié:  12 oct à 08:55 par Andjik
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Galatea belga Merci pour ton passage et de t'être arrêtée un instant dans mon monde. Il me plaît à croire que LPDP est un carrefour de civilisations. À bientôt !

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Merci ODIN. Dans toute chose, de la méthode !

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Myo !!!!!!!!!
Content de te voir par là, après toutes ces années. J'ai tant appris de toi, qui sais si bien voir la lumière dans le bleu de nos ecchymoses.

  J'aurais voulu que tu voies l'homme que je suis devenu.
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