Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 2
Invités : 26
Invisible : 0
Total : 28
· Errant · Saint-Ange
13237 membres inscrits

Montréal: 29 nov 03:32:28
Paris: 29 nov 09:32:28
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Nouvelles littéraires :: En quelques secondes, ma vie s'est enfuie Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
PlumeDange


Chaque instant meurt à l'instant...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
33 poèmes Liste
566 commentaires
Membre depuis
2 août 2005
Dernière connexion
14 juillet 2009
  Publié: 13 févr 2006 à 09:36
Modifié:  3 mars 2010 à 13:53 par Lunastrelle
Citer     Aller en bas de page

(Le 29 janvier 2005)

En quelques secondes, ma vie s'est enfuie


Comme chaque week-end, je rejoins Marie. C'est une fille que je connais depuis mon enfance et avec laquelle je m'entends très bien. Elle et moi allons à des soirées avec des amis. Je traverse la grande rue qui mène jusqu'à la salle des fêtes passant près d'une maison à moitié en ruine et plongée dans le noir complet. Jetant un dernier regard vers elle, je décide d'accélérer le pas. Soudain, une main se pose sur ma bouche m'empêchant de prononcer une seule parole. Je ne vois plus rien, on m'emmène dans la maison abandonnée. J'entends des voix, ce sont des hommes. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais je suis terrifiée. Autour de moi, on rit. Des mains m'attrapent et enlèvent mes vêtements. J'essaie de crier, de me défendre, mais je suis paralysée par la peur. Je suis comme une poupée que ces hommes manipulent, un jouet. Mon coeur bat la chamade, je tremble. Chaque main qui se pose sur mon corps me fait frissonner et des larmes coulent sur mes joues. Autour de moi, des voix s'enflamment et encouragent l'un de ces hommes à continuer. Chaque fois qu'il me touche, je me crispe, j'essaie de crier mais je n'y arrive pas. J'aimerais pouvoir me défendre mais mon sang est si froid que je ne peux même pas bouger les doigts. Je pense à mon frère, ma famille. Tout repasse dans ma tête. Cet homme que je ne connais pas profite de moi, de mon corps. Comment un homme si horrible, irrespectueux envers les femmes peut-il exister ? Mes yeux cherchent dans ce noir, ce néant autour de moi, une lumière, quelque chose qui pourrait m'aider mais il n'y a rien à part ces hommes, ces monstres. J'ai peur, j'ai l'impression que le mal entre en moi.
Il a fini. Je l'entends se relever mais je ne vois aucune personne dans cette obscurité. Je m'assieds et serre mes jambes contre moi. Je voudrais me cacher. Je me demande si cela va recommencer. J'entends des "Bien joué !" ou "T'es un as !". On marche autour de moi. Mon coeur bat presque jusqu'à sortir de ma poitrine. Tout d'un coup, je suis éblouie. Ils viennent d'allumer la lumière et je vois devant moi, à moitié nu, ce visage familier, ce visage que tant de fois j'ai vu, qui m'apaisait dans mon enfance, le visage de mon frère.
Je me réveille en sursaut. Encore une nuit horrible où ce moment repasse dans ma tête. Quand vais-je enfin passer une nuit sans rêve, sans repenser à mon frère qui a abusé de moi. Je suis essoufflée, je pleure. Mon coeur continue ses roulements de tambour. Cela fait maintenant une semaine que cela s'est passé. Mon frère n'est plus revenu depuis. Je ne parle plus à personne, je vis dans l'angoisse. Je ne peux même pas glisser un pied au dehors, j'ai trop peur que l'on recommence. Je suis salie, meurtrie et je n'ai plus le goût de vivre. Quand tout cela va-t-il cesser ? Pourquoi Marc a-t-il abusé de moi, sa soeur ? Il était mon exemple, il a tout gâché. Jamais plus il ne sera dans mon coeur. Pour moi, il est le diable. Je me rallonge et ferme les yeux, je vais essayer de dormir.

* * *


Les semaines passent. Marc n'est toujours pas rentré mais cela me soulage. Je pense que de voir seulement son visage me ferait peur. Je n'ose même plus me regarder dans un miroir. Ma mère me dit que je ressemble à un cadavre. Mon teint est pâle, mes cheveux auparavant lisses et que je coiffais pendant un long moment le matin, sont maintenant laids et crépus. Je ne fais même plus attention aux vêtements que je porte. Mes yeux sont rouges à cause de mes pleurs incessants. Mes parents croient que je m'inquiète pour mon frère car il n'est pas revenu. Ils ne savent pas que c'est le reflet de mon âme, terrifiée, maintenant sans dignité.
Une nuit en plein sommeil, j'entends une voix. Marc ? Non ce n'est pas possible. Je m'écrie :
- Non, Marc ! Laisse-moi !
- Calme-toi, je veux juste te parler, répondit-il.
- Non, tu n'es pas réel ! Va t'en !
J'ouvre les yeux et devant moi, flottant dans les airs, Marc est là. Il n'a pas changé, il a toujours ses courts cheveux noirs, ses yeux marrons et ce corps maigre. Est-ce que je rêve ? Je l'espère. Il est transparent et je vois à travers lui. Que se passe-t-il ? Suis-je devenue folle ? Mais comment pourrais-je inventer tout cela ? Il me regarde, j'ai l'impression que les fourches du diable traversent mon coeur. Tout à coup, il s'adresse à moi :
- Anne, calme-toi. J'ai à te parler. Ne t'inquiète pas, tu ne rêves pas. Je ne peux pas rester longtemps. Après, il faut que je reparte.
A ces mots, je frissonne et j'ai peur. Je m'enfouis un peu plus sous les draps par peur qu'il pose sa main sur moi.
- Vois-tu, dit-il, je suis aussi malheureux que toi là-haut. Crois-tu vraiment que j'aurais pu te faire cela ? Tu sais, j'ai été tellement marqué, tellement honteux que j'en suis arrivé à me tuer. Tu dois sûrement penser que je le mérite. Tu as entièrement raison. Mais, je t'aime tellement, tu ne peux pas me maudire à vie. Je suis ton frère, pardonne-moi, Anne.
- Jamais ! Jamais !
- Anne, je dois te laisser. Adieu !
Soudain, il disparaît et tout redevient calme. Je ne sais pas ce qu'il se passe. Mon souffle s'accélère, mes mains tremblent et j'ai froid. La peur me glace. Les paroles de Marc et la nuit du viol se mélangent dans ma tête. J'entends quelqu'un qui court dans l'escalier et qui arrive vers ma chambre. Je ferme les yeux et, lorsque je les ouvre, je me vois allongée dans mon lit. Je bouge un bras mais mon corps ne bouge pas. Ma mère entre et s'écrie :
"Anne, ma fille !"
Elle pleure. Je suis de plus en plus loin de mon corps. Je tends ma main vers elle, l'appelant mais elle n'entend pas. Je pleure toutes les larmes de mon corps. A présent, j'observe tout de là-haut. Je suis terrifiée, le diable m'emporte. Tout ceci est de ta faute, Marc...

  Ecrits vains d'un être ange, étrange écrivain.... Il s'écrie et ses cris se mélangent à son sang, triste vin...
obab


Absente tout court...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
111 poèmes Liste
1047 commentaires
Membre depuis
24 février 2005
Dernière connexion
10 juin 2019
  Publié: 13 févr 2006 à 10:55 Citer     Aller en bas de page

sans voix ....

  c'était mieux un jour .....
PlumeDange


Chaque instant meurt à l'instant...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
33 poèmes Liste
566 commentaires
Membre depuis
2 août 2005
Dernière connexion
14 juillet 2009
  Publié: 18 avr 2006 à 16:56 Citer     Aller en bas de page

Saba'obab et A.S.,
Je vous remercie pour vos mots et pour votre silence face à mon texte, j'ai aimé écrire cette nouvelle et j'ai eu beaucoup de mal à donner cet effet. Cela me fait plaisir que vous l'ayez lue.
Amitiés

Plume d'Ange

  Ecrits vains d'un être ange, étrange écrivain.... Il s'écrie et ses cris se mélangent à son sang, triste vin...
Lunastrelle Cet utilisateur est un membre privilège



A chaque souffle s'accorde un vagabond
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
359 poèmes Liste
20761 commentaires
Membre depuis
6 avril 2006
Dernière connexion
25 novembre
  Publié: 26 mai 2006 à 17:02 Citer     Aller en bas de page

...................................
Je n'ai absolument rien à dire, les mots restent bloqués dans le tréfond de ma gorge.....
C'est tellement réel, on aurait dit que je me trouvais dans la pièce avec elle!
Tu as peut être eu beaucoup de mal à l'écrire, mais en tout cas, le résultat est saisissant et émouvant bravo à toi!
je nomine ce texte, qui me laisse sans voix!

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
PlumeDange


Chaque instant meurt à l'instant...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
33 poèmes Liste
566 commentaires
Membre depuis
2 août 2005
Dernière connexion
14 juillet 2009
  Publié: 26 mai 2006 à 18:38 Citer     Aller en bas de page

Cette nomination et ces mots me touchent beaucoup !
Je te remercie du fond du coeur.
En effet, j'ai eu du mal à l'écrire mais cela vient d'une histoire vraie arrangée à ma façon et avec mes émotions.
Amitiés
Bises


Plume d'Ange

  Ecrits vains d'un être ange, étrange écrivain.... Il s'écrie et ses cris se mélangent à son sang, triste vin...
strange


parce que quoi qu'il arrive j'aurais toujours des ennemies
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
11 poèmes Liste
662 commentaires
Membre depuis
20 septembre 2007
Dernière connexion
26 octobre 2008
  Publié: 30 oct 2007 à 10:37 Citer     Aller en bas de page

Triste et émouvant...
Je rejoins les autres en disant que je reste sans voix.

Strange.

  QUAND LE MYTHE DEVIENT REALITEE
PlumeDange


Chaque instant meurt à l'instant...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
33 poèmes Liste
566 commentaires
Membre depuis
2 août 2005
Dernière connexion
14 juillet 2009
  Publié: 8 nov 2007 à 12:10 Citer     Aller en bas de page

Merci beaucoup alors. Le silence est parfois plus éloquent que les mots et je suis touchée.

  Ecrits vains d'un être ange, étrange écrivain.... Il s'écrie et ses cris se mélangent à son sang, triste vin...
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 1742
Réponses: 6
Réponses uniques: 4
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0252] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.