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LPDP :: Lettres ouvertes :: Le Syndrome De La Comparaison Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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La Brune Colombe


Au jour du jugement dernier, la plume du poète pèsera plus lourd que l'épée du guerrier.
   
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  Publié: 27 nov 2017 à 05:51
Modifié:  27 nov 2017 à 07:06 par Emme
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Le Syndrome De La Comparaison


J'ai l'impression d'avoir mis les pieds dans l'antre d'un nuage brumeux. Tu sais, un de ces nuages capricieux à la masse émotionnelle presque insultante. Un de ces nuages que l'humain affectionne de façon inconsciente : le syndrome de la comparaison accompagné souvent du symptôme de l'esprit de compétition. Ce besoin de comparer sa peine à celle d'un autre.
Aujourd'hui, je suis allée avec Thierry et d'autres patients rejoindre le collectif Slamedi, qui comme son nom l'indique propose des ateliers de slam. Nous avions rendez-vous avec l'un des membres du collectif qui nous a accueillis dans un centre pour handicapés mentaux et moteurs, dont il est le gérant. L'idée était d'effectuer une session de slam devant un public inhabituel. C'était une drôle de situation à la fois "malaisante" et pourtant très humaine.
Il y a eu des échanges évidemment bien loin des manifestions dites dans les normes de la société. La normalité, quelle idée stupide.
À l'appel de mon prénom c'est dans des brides de mots à peine articulés que j'ai compris, pour la plupart des patients, qu'ils m'entendaient. D'ailleurs, je n'aime pas ce mot : patient. D'autant plus qu'ici il se présente de façons désobligeantes et même plus qu'insupportables - Ce sont littéralement des patients qui patientent toute leur vie. Leur statut est d'une pénibilité sans nom.
Cependant, ne pas savoir parler n'empêche pas d'écouter, et la chose s'est vérifiée lorsqu'à mi-chemin de mon second texte, que j'eus choisi de partager avec eux, j'ai levé les yeux au préalable fixés sur mes mots pour les poser rien qu'un instant, à la manière d'un soupir positionné sur une partition de musique, sur chacun d'entre eux. Et j'ai vu, j'ai su qu'ils étaient nombreux à être attentifs. Moi, j'avais réussi à les captiver. La chose étant j'ai continué jusqu'à buter sur la clôture de mon écrit. Oui, j'aurais pu continuer. J'aurais voulu continuer d'exister et de les voir exister, ressentir dans cet instant solennel mais toutes les bonnes choses ont une fin. Seulement, moi, j'avais toujours faim d'émotions. J'ai toujours faim d'émotions.
S'en sont ensuivi des cris, des éternuements, quelques applaudissements et surtout des jeux de regards précieux.
Mais une fois de retour à ma place, je me suis sentie comme étant déphasée et complexée. Si toutes ces personnes, pour "les autres", ceux que le système a formatés à son image, étaient pour la plupart considérés comme étant dans la lune et bien moi je me sentais totalement à l'ouest.
Un fossé interminable me séparait d'eux. Celui-ci nous séparera toujours. Leurs vies respectives, leurs états d'être m'ont fait songer à l'image d'une prison fédérale interne, où ils n'ont que peu de visites et surtout aucune possibilité d'obtenir une remise de peine. Pour chacun d'entre eux, il n'y a pas à déblatérer, c'est la perpétuité.
L'on ne part pas sur un même pied d'égalité dans la vie, et c'est dans ces instants que l'on peut concevoir cette inégalité, la majorité d'entre eux se trouvant avachie dans des fauteuils roulants. La différence primordiale est là : j'ai perdu pied quand, pour beaucoup, eux, n'ont jamais pu tenir debout.
Alors, j'ai culpabilisé. D'abord, parce que malgré moi j'ai comparé mes difficultés aux leurs et mon esprit affreusement indiscipliné m'a soufflé cette phrase : "tu t'en sors plutôt bien." Satané ego ! Pourquoi tant d'égoïsme ?! Mais la morale arrive toujours trop tard. C'est bizarre quand on y pense, dans la vie de tous les jours, celle que l'on exécute au quotidien, l'on se dit toujours : il y a bien mieux", et bien sans réfléchir, après cette expérimentation, ma parole silencieuse m'a soufflé : "il y a bien pire."

 
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TOTO La terreur des mulots
   
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17 octobre
  Publié: 27 nov 2017 à 09:58 Citer     Aller en bas de page

Belle réflexion mais il est vrai que notre vie étant unique, on ne peut s'empêcher de comparer le pire et le meilleur, et je me dis souvent " j'ai eu de la chance"

Amitiés

Yvon

  YD
Galatea belga
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Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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17 octobre
  Publié: 28 nov 2017 à 05:33 Citer     Aller en bas de page

Cependant, ne pas savoir parler n'empêche pas d'écouter, et la chose s'est vérifiée lorsqu'à mi-chemin de mon second texte, que j'eus choisi de partager avec eux, j'ai levé les yeux au préalable fixés sur mes mots pour les poser rien qu'un instant, à la manière d'un soupir positionné sur une partition de musique, sur chacun d'entre eux. Et j'ai vu, j'ai su qu'ils étaient nombreux à être attentifs. Moi, j'avais réussi à les captiver. La chose étant j'ai continué jusqu'à buter sur la clôture de mon écrit. Oui, j'aurais pu continuer. J'aurais voulu continuer d'exister et de les voir exister, ressentir dans cet instant solennel mais toutes les bonnes choses ont une fin. Seulement, moi, j'avais toujours faim d'émotions. J'ai toujours faim d'émotions.


LBC.., j'ai vraiment aimé ton écrit sensible et si vrai.
Là, tu etais avec un groupe de slammeurs...ici, ou sur un autre forum, nos attendons la meme chose: retenir l'attention d'un autre pour guérir, l'istant dìun frottement de mots, ou d'images passées par un click..



  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
La Brune Colombe


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16 octobre
  Publié: 5 mars à 03:38 Citer     Aller en bas de page

Citation de Y.D
Belle réflexion mais il est vrai que notre vie étant unique, on ne peut s'empêcher de comparer le pire et le meilleur, et je me dis souvent " j'ai eu de la chance"

Amitiés

Yvon



Au moins ce genre de rencontre nous permet de prendre du recul..

Merci

 
La Brune Colombe


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  Publié: 5 mars à 03:44 Citer     Aller en bas de page

Citation de Galatea belga
Cependant, ne pas savoir parler n'empêche pas d'écouter, et la chose s'est vérifiée lorsqu'à mi-chemin de mon second texte, que j'eus choisi de partager avec eux, j'ai levé les yeux au préalable fixés sur mes mots pour les poser rien qu'un instant, à la manière d'un soupir positionné sur une partition de musique, sur chacun d'entre eux. Et j'ai vu, j'ai su qu'ils étaient nombreux à être attentifs. Moi, j'avais réussi à les captiver. La chose étant j'ai continué jusqu'à buter sur la clôture de mon écrit. Oui, j'aurais pu continuer. J'aurais voulu continuer d'exister et de les voir exister, ressentir dans cet instant solennel mais toutes les bonnes choses ont une fin. Seulement, moi, j'avais toujours faim d'émotions. J'ai toujours faim d'émotions.


LBC.., j'ai vraiment aimé ton écrit sensible et si vrai.
Là, tu etais avec un groupe de slammeurs...ici, ou sur un autre forum, nos attendons la meme chose: retenir l'attention d'un autre pour guérir, l'istant dìun frottement de mots, ou d'images passées par un click..





La puissance des rencontres, c’est quelque chose..!
Ça me fait à une phrase que m’a souvent balancé le corps médical: Quand est-ce que l’on est dans le soin ?

Un grand merci à toi Galatea pour ta compréhension et ton retour

 
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