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LPDP :: Autres poèmes :: Reprise d'otthelo à la double colline ou Otthelo en vers. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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A.Belhirch
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un monde sans espoir est irrespirable. (Malraux)
   
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14 avril
  Publié: 12 févr à 11:34
Modifié:  12 févr à 20:38 par A.Belhirch
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Un sujet bien autrement ténébreux.
Les accidents les plus agréables
Les priment en incidence
Les plus malheureux.

Des contradictions, des oppositions,
Des sinistres cabales
Qui frappaient l'imagination.

La quantité des contrecoups
Et le nombre de suites n'est pas infime.

Un gros tas de vengeance
Et rancœur noire en abîme
Et au fond un drame de l'amour
Lui même au fond
d'un air tragique
Qui agit en profondeur.

En fin de compte
C'est une affaire de cœur,
Tout ensemble de proportions monumentales.

Un plat de jalousie
Ne s' approfondit pas en fable.
Les foules de ressentiments,
Menus et inracontables,
Qui entretenaient Lago
D'un vilain sentiment minable
Ne le laissaient accepter inévitablement.

Tout ce qu'il a nourri de vaillant à Venise
Ne valait pas de donner préférence
À ce maure d'Otthelo.

Un coup d'épée dans l'eau.
Quelle hantise a-t-il de déplaire ?

Ce n'est pas plus son naturel que sa manière,
Baisser les bras n'est pas son boulot.

C'est contre sa veine de pendu
Que son cœur se courrouce.
Une autre assertion serait fausse.
Le meilleur, la ranger à la bonne place
Pour tout de bon,
La jeter volontiers au rebut.

Dissipe-t-il l'allant de ses pensées
Le bien modeste
qui pourrait suffire à sa vie ?

Déprécié son mérite,
Commis aux tâches les plus grises
Lui fait passer l'envie.

Néanmoins, s’il prise encore il n’en fait qu’à sa guise
son comportement va encore l’avilir s’il s’avise.

Les ruses de sioux les ficelles les ruses de guerre les embûches
Étaient des expédients usuels pour un scélérat qui savait bien s’en servir
les extrêmes se touchent
la colère et la vengeance qu’il avait toujours dans sa bouche
C’est sa pure malignité qu’il fit cependant vivre

Un masque d’imposture cache tout à fait un dépit
qu’une mine guerrière
Ne négligeons pas sa compétence en la matière
Brabantio a failli croiser le fer avec le gendre idéal
L’approbation bénisseuse du doge sauva de la calomnie
Le nom et la mémoire de ce brave serviteur de Venise
Tout affairé après sa bataille navale

Complotant machinant Lago employait le bon ton
L'abattage de l’image d’Otthelo
Retomba ce jour encore d’aplomb
Pourtant, il ne passera pas de temps
Avant que celui-la ne trouve le canevas
D’une nouvelle manœuvre criminelle.

Otthelo l’ennemi juré
L’unique objet de ses ressentiments
Assidu toute la sale marée de sa rancœur
Refluait encore en lui à tout moment

Ce peut être inutile ou énormément nul
D’être vraiment trop buté
De mentir de tromper de faire le faux cul

Le temps d’arrêt écourté
Il recommença et sans fin la menée avortée

Après que ce cheval de barbarie est devenu maître de Chypre
Et depuis que ce Cassio éclipsait
Ça l’hérissait, ça l’embarrassait, ça l’agaçait assez.

Une humeur rancunière fermentait dans un cœur vindicatif
Grimpions envieux faiseurs d’embarras sont le plus souvent excessifs
La puissance ne se montre que si l’on en use avec injustice
Que serait alors le pouvoir destructif d’une nouvelle malice
Signer un pacte d’un machiavélisme démoniaque avec le diable
Pour perpétrer un agissement supérieurement condamnable

Impossible à oublier
ce Lago cette âme perverse
Ah le filou ! il avait toujours du biais
Pour faire le coup de poignet du pécheur
Il arrangea la suivante intrigue en une sorte d’engrenure
pleine de vilains traquenards

Comme aux échecs on ne peut roquer quand on est en échec
L’évincement de Cassio lui fut le bon commencement
Puis quand les roues s’engrenèrent
Lago intrigant toujours entama la suite de ses méchancetés
Et la malveillance est précise

Sauf Lago qui n’ignorait pas la chose infâme qui s’apprêtait.
Cassio ne sait pas ce que ce dernier complotait
Et Desdemona ignorait le sort qui l’attendait

Une vengeance chargée d’autant de venin
Qu’en insinue la morsure d’une vipère
Le mouchoir ! Ah ce mouchoir !
L’ébranlement moral est conforme à l’histoire
A preuve que Desdemona l’indisposait la froissait
L’injuste révélation de son infidélité
Par un époux dépité jaloux de la maltraiter.

Passion et désir sentirent
Le renfermé le rance et le moisi
C’était le moment choisi
Pour placer quelques mots bien sentis
Mais le guerrier maure ne l’a pas fait

La scène de ménage excitait
Les regards de curiosité malveillante
Les chuchotements et les rires

Il est pénible de voir deux amants
Mourir au bonheur d’aimer souffrant le martyre

Les cœurs perdirent leur fleur
De spontanéité sincère
A être analysé pour l’écrire

Cela peut se soutenir
Le ménage ne se contint guère
Otthelo et Desdemona ne disputaient pas d’amour
Aucun n’usa de phrases atténuées
Ce n’étaient que les yeux qui laissaient tantôt
Échapper des reproches muets

C’est de la pure canaillerie
Et c’est un acte de fripon à nulle autre seconde
La perspective de cette malhonnêteté intellectuelle
Qui n’avait pas alors et n’a pas encore de rival au monde

En un spectacle humiliant Otthelo et Desdemona
Se sont engueulés un bon coup
Cassio est déjà dans le pétrin, jusque au cou
Rodrigo mort aux malheurs de Desdemona
Il est mort à tort
Ses faits et gestes et sa notoire conduite scandaleuse
Ne feront plus partie des faits à venir
L’amour de Desdemona et la collusion avec Lago
L’ont fait brutalement périr

Otthelo tenant le crachoir de sa colère
Trahi, cocufié moqué tout cela ne rendait pas fier
Ses mains tremblante saisissent et serrent le cou de la belle femme
La toujours séduisante Desdemona pour qui pour longtemps le cœur se damne

Un cri de détresse s’étrangla au fond de sa poitrine
Ce n’était pas le recours suprême
C’était son âme se débattant dans son enveloppe mortelle

En termes formels les indulgences soudaines
Et les complaisances […] d’Otthelo pour elle
Sur ce, furent cependant rebelles
Mais vraiment c’était une mort horrible dans ses grands lignes


Le plus tard possible
Emelia vint déclarer la vérité
Elle la criait fort et la répétait

Desdemona est innocente
Et Cassio toutes affaires cessantes
L’histoire de ce mouchoir n’est plus concluante
Il n’a pas trahi la confiance de son maître
Traîtrise ou actes de déloyauté ne l’ont jamais tenté


Argumentateur à outrance ton cœur Otthelo
Hélas ! du crime affreux dont la honte te suit malheureux
Pourquoi tu as humilié ce front de splendeur couronné
Pourquoi tu l’as navrée
Pourquoi tu as tué ta bien aimée


Toute une pile d’idées noires occupaient le terrain
Son cœur, à lui, se fendait de chagrin
Absorbé par ses nostalgiques
Il poussa un profond soupir
Est-ce une rémission ou une lassitude chronique
Cela ferait durer le suspense cette chose qui va en sortir
Il n y avait pas qu’un mal subversif à décrire.
Egalement un mal physique
Périssent les faveurs de l’oubli
Plutôt qu’un amer regret
Est-ce la bonne pratique

Car est tel son bon plaisir
Dans des inexplicables espoirs
La résolution feu au regard
Tout seul dans son soliloque
Et comme en pénitence
Il n’arriva point à revenir sur cette affaire

Un délire à la mesure de sa résipiscence comprimée
Il cru bon de vite se supprimer
Il plongea un poignard dans ses entrailles
Et meurt forcément
Avec un ressentiment légitime contre soi entre les oreilles


À la Sérénissime ou bonheur sans mélange
Et paix profonde priment
Le fait est notoire
Y en a pas pour tous
Une histoire d’amour de triste mémoire
Sauf pour ce bon diable d’Otthelo

Un cas à part
La vérité définie on a dû la ranger autre part
Allez savoir ce que pense
La rue et qui vit en vase clos
Quand tous se reprennent à penser
Comment ce maure fier a pensé ainsi sa fin

  Les arts sont l'entremetteur qui nous fournissent des occasions très naturelles de deviser de tout et de rien.
mido ben

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23 avril
  Publié: 12 févr à 12:06 Citer     Aller en bas de page

beau texte
amicalement

  mes mots viennent de l'encre de mes souvenirs et quotidien
Sybilla

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23 avril
  Publié: 12 févr à 16:31 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir Belhirch,

Magnifique !
En relecture ici !



Belle soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
A.Belhirch
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14 avril
  Publié: 20 févr à 15:52 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir mido ben
Bonsoir Sybilla

Je vous remercie toutes les deux de me lire et de commenter ce modeste partage.

Bonne fin de soirée


belhirch

  Les arts sont l'entremetteur qui nous fournissent des occasions très naturelles de deviser de tout et de rien.
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