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Elodie Daraut

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  Publié: 18 mars à 08:40
Modifié:  20 mars à 11:35 par Elodie Daraut
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Je suis au banc de sable
Malade et fatigué
Ma marche interminable
Vas-tu te terminer ?

Mon pas s'enfonce et la
blondeur inconsolée
Me rappelle ton corps
Par le sol avalé

Vais-je mourir encore
Au pied de l'absolu
Je souffre mille morts
Depuis que tu n'es plus

Ma marche, était hier
Altière tant elle était
Enviable, douce, légère
Quand tu me regardais

Ma marche est à présent
Lourde sans grâce aucune
Le vide m'emplissant
De tout ce que nous n'eûmes

Tes yeux sont l'océan
Où je me consolais
Ta bouch' que j'aimais tant
Enfuie évaporée

Pourquoi me laisses-tu
Où rien ne peut renaître
Sans toi je ne suis plus
Et je ne veux plus être

Je traverse ce monde
Misérable sans toit
Car tout ce qui y compte
C'est l'absence de toi

  ⠨⠺⠓⠕ ⠙⠑⠑⠍
philoulune

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  Publié: 19 mars à 02:18 Citer     Aller en bas de page

Bonjour !!!

Sublime ode à la souffrance de l'absence !
J'ai bien aimé la nostalgie de la présence de l'être aimé, dans des vers cours et pertinents.
Merci !

  Demain dés l'aube
actuaire
Impossible d'afficher l'image
Dessine tes douleurs dans le sable et grave tes joies dans le rocher... Lao Tseu
   
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29 mai
  Publié: 19 mars à 05:27
Modifié:  26 mars à 11:18 par actuaire
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Datura, Bon Jour


Je l'ai mis dans mes favoris (autres).

Cet écrit m'émeut et chamboule mon cœur, ma raison et mon être tout entier.


Je ne saurai dire si votre écrit exprime une nostalgie de la présence, de l'absence d'un être aimé.
C'est possible...

Mais je sens quelque part sous l'épiderme de vos vers une autre profondeur... comme si vous vous substituiez à la mère Nature qui souffre....


Me rappelle ton corps,
Par le sol avalé

Pourquoi me laisses tu
Ou rien ne peut renaitre
Sans toi je ne suis plus
Et je ne veux plus être




Je traverse ce monde, misérable sans toit
Car tout ce qui y compte, c'est l'absence de toi.

Comme si tu parlais de la couche d'ozone nécessaire au maintien du Vivant sur cette planète déroutée par des humains qui semblent avoir perdu le Nord.

Datura, merci pour la mise en partage.

actuaire

  « La véritable amitié commence quand les silences ne pèsent plus. » Romain Werlen.
Rose-Amélie

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  Publié: 24 mars à 18:59
Modifié:  25 mars à 07:17 par Rose-Amélie
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Cher poète, ami-dans-les-mots,

Chaque strophe renforce pour moi l'effet créé par la précédente, la forme est vivante, on lit le tout sans heurter sur rien.

Citation de Datura.
Ma marche est à présent
Lourde sans grâce aucune
Le vide m'emplissant
De tout ce que nous n'eûmes

Rempli par le vide, l'art de l'oxymore sans que cela ne paraisse, ''ce que nous n'eûmes'', c'est magnifique, j'aime, c'est tout.

Amitiés
Rose-Amélie

  🌷
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