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LPDP :: Autres poèmes :: L'enfance dévastée (4/11). Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Cerdick Nouveau membre!


«Un poème bouge avec le temps (Jacques Roubaud)»
   
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16 avril
  Publié: 14 avr à 02:43
Modifié:  14 avr à 05:12 par Maschoune
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2056, l'enfant des sursis temporaires.

Jour après nuit ...
... et nuit après jour.
-----------------------

J'ai 6 ans
Et je m'appelle : 13/01/2056.
C'est l'âge où ici, on apprend
A ne plus être un enfant.
Mes parents veillent encore sur moi.
Tant que faire se peut.
Pour tenter de me garder encore longtemps.
Le plus survivant possible.

Je n'ai pas de sœur.

J'avais une sœur,
Mais elle est morte sans pouvoir pleurer.
Dans l'aventure inexplorée
De notre temps interdit aux enfants.

Elle est morte sans savoir,
Éclatée sans vouloir
Contre un mur de fatalité impitoyable,
En se recroquevillant sur le hasard de sa vie
Sans nous avoir vraiment reconnus.

Elle est morte avant d'avoir compris,
Au bout de trois années de ces rires forcés,
Que l'on fabriquait en famille
Pour essayer de lui apprendre l'espoir.

Elle ne savait pas encore ne pas avoir peur
Et pourtant elle est morte.
Comme ça !
Comme on claque des doigts.
Comme a claqué ce canon rigolard,
Qui a vomi son erreur volontaire
Au milieu de la ronde enfantine.

Surpris par ce fou rire assassin,
Le corps de ma sœur s'est tordu à en mourir.

Il s'est désarticulé,
Il s'est emmêlé à corps et sans cris
Aux autres lambeaux d'innocence
Et puis il est tombé.
Après s'être empêtré dans les pieds de nez à la mort.
Après être tombé de haut,
Dans l'une de ces parcelles de terre promise
Recouvertes de tendresse à peine semée
Et déjà labourée sans aucun temps mort
Par des éclats d'intolérances métalliques.

Jeux d'enfant,
Règles de grand.

Mariages de sang
Ou épousailles de la mort,
Sans respecter les fiançailles de la vie.

J'ai pleuré.
Toutes les larmes de nos deux corps.

Elle n'était pas la première,
A perdre ainsi sa vie à peine balbutiée
Sans bien l'avoir apprise par cœur.

Une vie toute simple,
Comme une simple joie d'enfant.
Une vie simplement heureuse,
Comme une simple ronde enfantine.
Une vie trompeuse,
Comme une simple spirale insouciante,
Aspirée dans un simple cercle vicieux.
Dans une simple circonvolution meurtrière.

Elle n'est sûrement pas la dernière,
A étouffer ainsi ses rires à perdre haleine
Sans les avoir bien écoutés.
Ni même à percuter sans raison,
La logique mortelle d'une déraison assassine.

Mais c'était celle qui devait me survivre.
Celle qui avait pris la place de mes espoirs
Toujours attachés au cordon maternel.

Une place encore toute chaude,
Que je lui avais laissée en souriant
Dans le ventre duveté de maman.

C'était la petite dernière.

C'était elle.
Le plus gros morceau du cœur de notre famille,
Religieusement étripée sans confession
Par des faiseurs d'anges déchus sans raison.
C'était ma petite sœur.

Maman ne réalise toujours pas.
Mais je crois qu'elle ne veut pas comprendre.

Chaque jour que la mort défait,
Elle se faufile entre des perles de plomb
Qu'elle égrène inconsciemment,
En allant sans ramper
Jusqu'à la tombe du petit sourire inachevé.

Là, agenouillée sur des gravats sulfureux,
Elle gratte patiemment ses larmes rouillées
Et caresse la terre métallique en chantonnant.

Elle doit apaiser le sommeil de la petite,
Ne la réveiller qu'à la fin de cette guerre.
Mais… quand ?


  CdK
alweg


Courage enfant déchu d'une race divine, tu portes sur ton front ta superbe origine.
   
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22 avril
  Publié: 14 avr à 04:23 Citer     Aller en bas de page

Bonjour,
Un écrit puissant, tendu, une réalité cruelle. Merci pour cette lecture.

Cordialement

Robert

  alweg
Adamantine  Cet utilisateur est un membre privilège

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19 avril
  Publié: 14 avr à 04:24 Citer     Aller en bas de page

Je vois cet écrit comme une nouvelle plus qu'un poème parce que j'ai terriblement envie de connaître la suite C'est bien écrit, fluide, et on se prend à vouloir savoir ce qui s'est passé avant et ce qui se passera après.
Merci pour ce plaisir de lecture.

 
SHElene


"On ne peut voir la lumière sans l'ombre..."
   
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24 avril
  Publié: 14 avr à 04:48
Modifié:  14 avr à 04:50 par SHElene
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Magnifique. Tes mots m'ont bouleversée au point d'en perdre les miens. C'est fort, c'est prenant, c'est triste et vrai. J'adore!
Je le glisse dans mes favoris

  SHElene
Fried

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24 avril
  Publié: 14 avr à 06:44 Citer     Aller en bas de page

Oui ça doit être terrible de perdre sa petite sœur quand on a 6 ans.
C'est bien écrit, il y a beaucoup de choses dans ce récit, le deuil, la place que l'on a dans la famille.
"Après être tombé de haut,
Dans l'une de ces parcelles de terre promise
Recouvertes de tendresse à peine semée
Et déjà labourée sans aucun temps mort
Par des éclats d'intolérances métalliques."
J'aime beaucoup.

 
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
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24 avril
  Publié: 14 avr à 07:35 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Cerdick,

Depuis le 20 mars, vous tracez un beau sillon poétique, pratiquant, avec bonheur, le risque et l'exigence.
Ce texte n'y déroge pas avec un profond achèvement.
Cordialement
jlouis

  Poésie, la vie entière
fée de blé


La beauté est là où y s'y attend le moins
   
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24 avril
  Publié: 14 avr à 14:34 Citer     Aller en bas de page

Une poésie poignante et terriblement touchante sur les atrocités et les pertes que suscitent les guerres

  Fée de blé
Sybilla

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24 avril
  Publié: 14 avr à 16:47 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir Cerdick,

Très bel écrit touchant !



Bonne soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
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