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ACONCAGUA
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A ton sourire, badaud endimanché sur le quai de mes rêves
   
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10 juin
  Publié: 10 juin à 05:00
Modifié:  10 juin à 07:51 par Maschoune
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L’esclave

Je suis au sixième du XVIème.
Je suis une toute petite chose.
Je suis couleur de l’ombre,
je me fane dans l’hébétude du temps
je suis partout dans la maison,
je suis la poussière.

Il n’y a que des « oui » entre mes silences.
Mon « oui » est soumis
comme la ferveur des fourmis,
je le prononce très bien,
il claque jour et nuit
pour le mépris masqué de Monsieur,
pour les épines vénéneuses de Madame

Mon corps ne marque pas,
il est trop noir,
il est trop maigre.
Je détourne la tête pour ne pas me voir,
je cache mes mains pour ne pas me toucher,
je ne suis plus à moi.

Parfois le vide de ma tête
descend dans mon ventre,
parfois mes angoisses cliquettent
comme une machine à découdre,
parfois je flotte dans les courants d’air
avec la légèreté de l’inexistence.

Je n’ai pas de papiers,
leur absence est une cage
diffuse comme l’obsession du vide
et je ne comprends pas
pourquoi je suis prisonnière
d’une chose qui n’existe pas.

Mais aujourd’hui je suis dans le train,
il court après les nuages,
il glisse avec tendresse
sur la solitude de ses rails,
Il chuchote des comptines
absurdes et sucrées.
J’ai de grosses bouffées d’espoir
qui malmènent mes sanglots.
Je suis le contrebandier des nébuleuses,
celui qui a volé Orion et ses poussières de lune
Je suis l’idée d’une fleur
dans le vase en terre rouge

Je dois lui écrire.
Ma mère ne sait pas,
les morts ne donnent pas signe de vie.

Mane le 10 juin 2019
Christian DUMOTIER

  Aconcagua
Chlamys


Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais - Cicéron
   
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16 juin
  Publié: 10 juin à 06:09 Citer     Aller en bas de page

Je pense à celles et ceux qui n'ont de meilleur espoir que cette condition-là, qui viennent la subir en quittant leur pays au péril de leur vie ... Et à ceux qui ne veulent pas voir, les esclavagistes des temps modernes. Ce beau texte est une petite fenêtre ouverte sur la conscience.

  Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore - Anaïs Nin
EmikoLian


Tant que l'ouir, le hanter et le voir...
   
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18 juin
  Publié: 10 juin à 06:23 Citer     Aller en bas de page



Superbe texte, profond.

  Lian, aussi vive que l'eau, née au coeur d'un lotus!
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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18 juin
  Publié: 10 juin à 07:39 Citer     Aller en bas de page

Bonjour ACONCAGUA

Malheureusement au XXI ème siècle l'esclavagisme existe toujours, l'oppression de l'homme par l'homme... c'est honteux et tellement vrai.

Par ce texte, tu dénonces superbement cet état de fait et nous fais prendre conscience de ces ignominies.

Merci pour ce partage puissant auquel nul ne peut-être insensible...



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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18 juin
  Publié: 12 juin à 09:38 Citer     Aller en bas de page

Poème magistral pour décrire cette question - c'est bien de nous réveiller la conscience, merci

Amitiés

Yvon

  YD
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