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Ossette


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  Publié: 8 nov à 17:14
Modifié:  9 nov à 13:25 par Emme
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Je ne sais pas comment faire ton deuil.
Parler de toi m’est difficile car cela fut soudain, marquant et violent. Partir seule, dans le silence, dans la crasse et dans les regrets. Ne pas être trouvée à temps, avoir le temps de sentir, de moisir et de tacher de manière indélébile.

Parler de toi m’est difficile car personne n’a jamais compris que toi et moi nous nous parlions, nous nous aimions comme une famille.
Bien sûr t’avais ton caractère, le pas facile, le bien casse-pieds. T’avais tes torts et tes idées, avec un racisme bien ancré, des souvenirs amers et fades, et des regrets qui te bouffaient. Personne pour partager ma peine, personne pour discuter de toi, personne pour te pleurer ce soir, alors que cela fait un an.

Ça n’est pas l’argent qui nous a réunies, pas la gourmandise, pas la convoitise. Je n’ai pas planifié de te rencontrer, je n’ai pas prévu de t’apprécier ni bien évidemment c’que ça a déclenché. Si j’avais su, à l’époque, ce que ça amèn’rait, je pense que j’aurais tout de même tout fait pareil.

Car je me fous de ce que les gens disent, moi je te connaissais avec mon cœur à moi. Ce que tu as fait, dit ou vécu n’a pas disparu pour autant. Dieu sait que nous en avons discuté de cet antisémitisme que tu avais en toi, de cette famille qui t’a tourné le dos, de ces parents aimants qui t’ont tu simplement.
Tu as vu autrement, sûrement pour me plaire aussi, et moi j’ai découvert que sous tes rides et tes yeux de tueuse, il y avait aussi une femme blessée, très seule et isolée qu’au fil des années, j’ai appris à aimer.
Je n’ai pas voulu te sauver, aller vers toi pour apaiser ta solitude. Je t’ai simplement rencontrée avant de savoir ton passé.

Mais je t’aimais déjà… et je pense que le passé peut ne pas te définir, pas en tout cas, pour ceux qui sont des générations après.

On aurait dû me dire que tu existais, je ne t’aurais pas tant cherchée. On aurait dû me dire ce que tu avais fait, j’aurais peut-être moins insisté. On aurait pu me dire simplement ton prénom, et je n’aurais sur’ment pas fouillé à ce point.
Mais on ne m’a rien dit, simplement le silence, pas même une mention de ta simple existence.
Et maintenant, je ne sais pas comment faire ton deuil, car quand on a des souvenirs qui sont beaux, qui ne sont pas ternis, ne pas pouvoir les dire est tellement difficile.

J’ai mal de te savoir si peu pleurée. J’ai mal de voir notre histoire déformée par des connards aux cœurs arides. Jamais je n’ai toléré tes écarts, ta manière de voir, mais nous avions tout simplement trouvé un autre point d’attache.

Je ne peux pas faire ton deuil, car la manière que j’ai de te voir, de me souvenir, elle n’existe que pour moi. Je ne sais pas comment faire, alors je ne fais pas, tout simplement.



PS : l'antisémitisme n'est pas une matière à rire, bien au contraire et je me battrai contre toute ma vie. Mais cela ne définissait pas cette personne à mes yeux, même si elle a dit des horreurs sur son beau-frère (mon grand-père) 40 ans avant notre rencontre. Il se trouve simplement que je l'ignorais quand j'ai découvert son existence... et que je l'aimais malgré son plus grand défaut.

  ZZ
Samira DE Cet utilisateur est un membre privilège
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  Publié: 10 nov à 10:04 Citer     Aller en bas de page

Je ne dirai rien...

J'ai lu, j'ai ressenti, et j'espère sincèrement que ça ira mieux pour vous..

Je ne sors pas indemne de cette lecture, sachant que je suis passée plusieurs fois par ici, que chaque fois, ça a été la même tornade d'émotions qui m'a étreinte, or cette lettre vaut vraiment le détour et qu'on prenne le temps de la lire...

Bon courage à vous...


Poétiquement et humainement,

La Sanctuaire.

  ]La Sanctuaire[
samamuse

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19 novembre
  Publié: 11 nov à 04:11 Citer     Aller en bas de page

je n'ai pas toujours pu faire les efforts nécessaires pour essayer de comprendre les préjugés de l'histoire.
- je suis allé en Allemagne, certaines personnes ont essayées de m'expliquer ces rancœurs pleines de violences, et ces prétendus véritables façons de vivres ensembles.
- des personnes de confiance, m'ont proposée d'aller en Afrique du sud pendant les massacres de dominations blanches, le changement personne n'y croyait, dieu m'a préservé de cet exode.
- j'ai eu des amis qui ont une tache bleue qui ait venu rendre vert leur monde jaune. le sida n'est toujours pas encore compris.
- nous avons partagé notre langue française, avec des cultures qui sont revenues avec nous. certaines présences ont accepter d'adopter nos us et coutumes, d'autres sont venu nous envahir, certaines pour se venger de nos abus.
- les Shoas actuelles font tellement de morts de consciences médiatiquement in sinueuses, et de vécus sans comprendre le § du dessus.
je suis sûr que mes propos ne seront pas compris, à cause de convictions non vécues, et qui refusent les notions de pardons.

 
Ossette


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18 novembre
  Publié: 12 nov à 15:10 Citer     Aller en bas de page

samamuse,

Tu as de grandes expériences apparemment ! Je n'ai pas forcément cette chance mais j'ai deux parents profs d'histoires et une famille très ancrée dans la vie donc j'en connais pas mal quand même.
J'ai beaucoup rencontré des personnes atteintes par la Shoah, et je n'en suis ressortie qu'encore plus convaincue que l'humanité doit se souvenir, pour ne plus jamais revivre cela.
Comme toujours tu t'exprimes d'une manière que je ne comprend pas forcément mais quand j'essaye de déchiffrer, j'y arrive peut être un peu j'espère et ainsi ne te répond pas forcément à côté de la plaque

Merci de ton passage et partage, c'est instructif.
Je connais bien le sida aussi... malheureusement peu de gens le connaissent vraiment maintenant. Comme si le danger avait disparu... la plupart des gens sont inconscients je pense...

Bref, beaucoup de choses à faire, créer, et mettre en place, mais cela se fait, petit à petit !

  ZZ
samamuse

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19 novembre
  Publié: 15 nov à 05:42 Citer     Aller en bas de page

pour ce que tu as évoqué dans ton texte initiale,
Je ne sais pas comment faire ton deuil.
Parler de toi m’est difficile.
moi j’ai découvert que sous tes rides et tes yeux de tueuse, il y avait aussi une femme blessée, très seule et isolée qu’au fil des années, j’ai appris à aimer.
J’ai mal de te savoir si peu pleurée
Je ne sais pas comment faire, alors je ne fais pas, tout simplement.
l'antisémitisme n'est pas une matière à rire
je me battrai contre toute ma vie (paroles paroles)
quand il est demander de mettre en œuvres des actes, comme pour évoquer notre future Europe, le conseil tenu par des rats, (livre 2 fable 2 de la fontaine) je me suis souvent retrouver tout seul à devoir assumer mes convictions apparemment partagées.
Je connais bien le sida aussi...
malheureusement peu de gens le connaissent vraiment maintenant. (comme pour l'Europe des vivres ensembles)
Comme si le danger avait disparu (les accueils libyens, les croisières imposées, les manipulés du tout de suite)...
la plupart des gens sont inconscients je pense (dans tous les sens, "Ésope" et "la fontaine", ont essayés de nous y sensibiliser)...
milles excuses de devenir chiant avec des non apparences.

 
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