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LPDP :: Autres poèmes :: Paris sera toujours Paris - 8 Réminiscences Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Quitterie

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  Publié: 9 juil à 15:20
Modifié:  7 août à 05:07 par Quitterie
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Chapitre VIII - Réminiscences

- C'est un coffre à foulards, me chuchote sa voix,
Il contient mon vouloir et tout votre savoir.
Et puis frôlant cet arc frémissant de mes seins :
- Vous connaissez cet art des anciens Égyptiens ?

C'est d'eux que nous tenons l'idée de la serrure...

- ses yeux sont des frelons cherchant mon échancrure -
Tenez, voici la clef - qu'il glisse sur mon torse
Jusqu'à ma rose plaie - voyons ce qu'a ce ... coffre.

La tige est à ma fente comme un soudain brasier,
La pointe d'une lance qui m'ouvre à m'embraser !
Et mon bassin ne peut s'empêcher de trahir
Tout ce fracas du feu qui le vient envahir.

Mais je ferme la porte à cette volupté
Qui m'attire et m'emporte et je saisis la clef
Que j'actionne en déclics précis et mécaniques
Où la serrure abdique dans un bruit métallique :

- Choisissez-y des liens pour me bien attacher
Avant de faire ce bien qui me saura hacher,

Halète le rentier d'une voix musicienne,
Et il ouvre en entier le couvercle et sa scène :

Éclats doux de la soie et du coton teinté,
Curieux accessoires qui sauront l'éreinter,
Douceur et véhémence des couleurs emmêlées ;
Je vois déjà les danses dont je vais l'animer.

D'autres images, aussi - de soudains souvenirs -,
Se forment et s'associent, comme pour m'étourdir,
- Myriades de bulles éclatant en surface
Mémoire qui ondule et qui surprend ma face - :



L'odeur âpre de cire, le parfum de vanille,
Font résonner en moi l'image de grand-mère
Qui venait de "partir" et dont, petite fille,
M'intriguait cette soie magnifiant l'éphémère.

Elle était là, pourtant, dans un lit violet
Capitonné d'effluves où dominait le sucre
Qu'aiment tant les enfants dans certains pains au lait,
Mais le grand coffret fauve ne me laissait pas dupe.

(Pour son cou je choisis une soie violette :
J'aime voir chez les hommes, ces veines à leur cou
Quand sous ma courtoisie leur corps tendu hoquette
Et soudain les assomment mes jeux passe-partout)

Je me penche en sachant que la rose lueur
De mes soies se fendant saisira de stupeur
Son regard suspendu à ces plis dans ma chair :
Tout son corps est tendu vers la mort passagère

Et ma fleur à ses yeux vit comme une orchidée :
Pétales licencieux, rêves entortillés...
- Quitterie..., mais j'étouffe le vain galimatias
Qu'il tiendrait sur ma t.... (pour vous galatea ;-) :



- Votre sang froid vous quitte et votre esprit s'échauffe
- Ma voix se fait mystique -, si ma rose déclose
Tant vous inquiète et fait en vous bouillir le sang
Je veux qu'avant ma fée vous transforme en gisant
,

Et je glisse la point' de ma langue à mes lèvres.
Il gémit une plainte puis s'approche et soulève
Un pan de son sarong, que je baisse aussitôt :
- Ce ne sera pas long, vous vous tordrez bientôt.

Je revois Faraneh - on l'appelait Fara -
Revenant de vacances : une métamorphose.
Sur sa peau safranée, un nouvel apparat
La sortait de l'enfance : c'était un voile rose.

Nous étions voisines au sein de la cité,
Sa mère était voilée, ses frères la surveillaient ;
Nous n'avions de poitrine que la fugacité
De quelque neufs années et de rêves éveillés.

(Ces mousselines roses lui tiendront les poignets,
Son abandon, ainsi, sera plus que total,
Et il sera la chose que je saurai soigner
Quand il sera assis jusqu'à l'instant fatal)

Inexplicablement, ma totémisation
Surgit à mon esprit. Ce rite de passage
Avait durablement marqué la tradition
Virile du district dans son fleuri langage :

Curculio glandium, "la balanin du chêne",
Ces quelques mots ailés avaient plu à beaucoup
- La plupart déjà hommes, y compris des sachems -,
Que ma langue zélée avait noyés d'un coup,

Le latin, cependant, n'étant pas accepté,
Les scouts avaient dit non, mais s'étaient entendus
Sur ma passion des glands si dûment attestée
Pour me donner le nom d'"Écureuil assidue".

("Scoute un jour, scoute toujours !" Je prends deux beaux triangles
À fond jaune et bord bleu. Roulés ils lui feront
L'effet d'une parure le tenant bien aux angles
En le tendant un peu quand perlera son ... front.)

Je pense aux bandanas que portait ma maman
Pour ainsi mieux cacher la peau lisse à son crâne
Après tous les amas tombés au traitement
Contre ce qui crachait la mort en ses organes :

Ado, je les avais tous un jour l'un après
L'autre pris pour gonfler un doudou pour mon frère
- Grigri qui préservait mon puîné des attraits
Des cauchemars défaits de notre mère en terre.

(J'en prends un noir à skulls blanchis façon pirates :
L'abordag' le fera sombrer corps et biens.
Je serai son écueil, son naufrage où miroite
Le tout dernier éclat de la flamm' qu'on éteint.)

Et puis je me souviens d'un été dans les dunes,
De couchers de soleil, d'horizons s'étreignant,
Et de ce sort coquin, un soir de pleine lune,
Où je perdis sommeil, comme un feu s'éteignant :

Mes pieds nus qui frappaient de rage sur le sable,
Leurs mains sur mes épaules et l'autre entre mes cuisses
Qui glissait son épée et déchirait la fable
De l'amour tendre et drôle avec ses deux complices

Je voyais à l'envers battre dans l'argousier
Mon long voile rayé déchiré de griffures,
De promesses d'enfer et de jurons grossiers
Cependant que riaient mes fantômes futurs

(Ces foulards à rayures lui noueront les chevilles,
Comme ces gros boulets des forçats d'l'îl' du Diable ;
À la température de mes douces papilles
Je saurai l'éprouver de ma loi implacable.)

Et j'en cherche un dernier, d'étoffe la plus fine.
Ce sera ma surprise, avant cette estocade
Où le prisonnier comprend et s'illumine,
Pour soudain lâcher prise à l'ultime ruade.

Je me tourne et je plisse mon regard en deux lames
Fines et acérées, séduisant's et tranchantes,
Qui plongent comme un kriss tout au fond de son âme :
- Je vais vous lacérer de charmes qui enchantent.

Il baisse un peu la tête, la relève par défi
Et la baisse à nouveau : je suis toujours émue
Quand de puissants athlètes transpercés de désir
Se transform'nt en agneaux devant mon corps à nu.

* *
*


à suivre

__________
Arabesque, Claude Debussy, interprété à la harpe par Angela Madjarova (ici)
Cliché : Orchidée en gros plan, par Petr Kratochvil. Libre de droits au titre de la licence CC0 Public Domain. (Photo) publiée à des fins purement illustratives et non commerciales.
skulls : anglais, signifie crânes, têtes de mort

 
Fried

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15 octobre
  Publié: 10 juil à 03:07 Citer     Aller en bas de page

C'est toujours un plaisir de lecture,
"Le latin, cependant, n'étant pas accepté,
Les scouts avaient dit non, mais s'étaient entendus
Sur ma passion des glands si dûment attestée
Pour me donner le nom d'"Écureuil assidue"."
J'aime cet humour et tout à côté ce jeu d'adultes.

 
Quitterie

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  Publié: 10 juil à 04:27
Modifié:  10 juil à 06:00 par Quitterie
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Citation de Fried
C'est toujours un plaisir de lecture,
"Le latin, cependant, n'étant pas accepté,
Les scouts avaient dit non, mais s'étaient entendus
Sur ma passion des glands si dûment attestée
Pour me donner le nom d'"Écureuil assidue"."
J'aime cet humour et tout à côté ce jeu d'adultes.


Merci de suivre cette petite série. Je suis soulagée d'avoir clos ce chapitre pour lequel je n'ai finalement retenu que les réminiscences les plus marquantes et décisives (il y en avait tant, et je suis déjà un peu confuse de poster des textes au si long cours, que j'ai dû trancher en acceptant le fait que tous les foulards, bandanas et autres voiles trouvés dans le coffre suffiront de toute façon à asservir mon banquier). Je cherche toujours l'illustration iconographique (l'accompagnement musical est fixé) du chapitre IX, qui, sauf dérapages digressifs incontrôlés, devrait, lui, être beaucoup plus expéditif !

 
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