Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 4
Invités : 278
Invisible : 1
Total : 283
· MUSCADE · KiMiNiE · ode3117 · Argynne Aphrodite
13117 membres inscrits

Montréal: 17 févr 09:06:17
Paris: 17 févr 15:06:17
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Lettres ouvertes :: Quand la vie ne tient qu'à un cri Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Le phoenix poete
Impossible d'afficher l'image
Vivre n'est pas une option...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
91 poèmes Liste
40 commentaires
Membre depuis
6 mars 2010
Dernière connexion
19 juillet 2019
  Publié: 3 mai 2019 à 16:38
Modifié:  3 mai 2019 à 16:59 par Emme
Citer     Aller en bas de page

Il est tard,
Je devrais déjà être rentré
Mais une fois de plus la soirée s’est éternisée.
Une soirée improvisée
Une soirée arrosée mais pas me concernant
Un moment où on s'est tous retrouvés
Pour le retour, j’ai refusé d’être accompagné
Je veux rentrer seul pour respirer un peu de liberté
Et également aérer mes poumons
Qui ont été encrassés par cette fumée de cigarette.
Cette odeur que mes vêtements empestent.

Seul je me balade dans cette ruelle
Un passage glauque,
Un chemin sentant le danger
Dans cette atmosphère spéciale prenant le nez
Comme celle des films policiers,
Des films avec des scènes cruelles.
Mes chaussures caressent des pavés encore endormis.
Tout le monde dort y compris les chats.
La lune est également absente
Car elle s’amuse à flirter avec les étoiles
Comme elle le fait depuis plusieurs années.
Je lève les yeux vers ce ciel illuminé
Un peu comme des milliers d’yeux me contemplant,
Me dévisageant depuis cet immense univers.

Soudain un cri,
Un son transperçant ce silence.
Je me retourne
Mais ne vois personne.
Cela doit venir de mon imagination
Des nouveaux mots se font entendre.
Désorienté, je ne sais où me diriger.
Ma peur m’empêche de parler
De poser des questions
À cette voix inconnue,
Une voix ou plutôt des mots de détresse.
Vers l’inconnu je choisis un chemin
Mes jambes accélèrent le pas
Et je tombe sur cette personne,
Une femme à moitié dénudée.
Du moins une jeune fille,
Elle doit avoir mon âge.

Curieuse la pleine lune ressort.
L’astre éclaire ses seins
Il n’y a plus rien pour les cacher
Hormis des vêtements déchirés, lacérés
Il y a également quelques griffures,
Des blessures sur cette chair.
Mais je ne suis pas là pour le lui demander,
Savoir ce qui lui est arrivé.

Recroquevillée, elle est en train de sangloter.
Je veux la réconforter
Mais à ma vue elle met son bras en opposition
Histoire de se protéger.
Mais aussi de cacher son visage "ecchymosé".
Elle a l’air d’être une marionnette désarticulée.
Tant ses bras sont ballants
Et avec un regard hagard,
Des yeux éteints.
Je devine tout de même des yeux bleus
Bleus comme l’eau de l’océan.

Mais elle se remet à crier.
Ce son aigu perce mes oreilles
Je suis là pour la protéger
Du moins contre ce danger,
Cette chose inconnue.
C’est ce que je lui explique.
La vue d’un liquide à côté d’elle, m’effraye.
À y regarder de plus près,
Je vois avec horreur,
Avec stupeur que ce n’est pas le cas !
Je constate que ce n’est pas de l’eau
Mais un liquide rouge visqueux,
Il se fait de plus en plus épais
Mais aussi conséquent
De quoi salir les pavés innocents.
Il faut stopper cette hémorragie de sang.

Et c’est sans hésitation
Tel un pantin mécanique,
J’enlève mon sweat
Et je le mets autour d’une plaie,
D’une blessure qu’elle ose me montrer
Car elle vient de deviner que je suis là pour l’aider
Et non la violer
Comme ce qui aurait dû arriver
Si je n’avais pas débarqué.
Car à mon arrivée,
J’avais vu une silhouette s’éloigner,
Accompagné d’un bruit de pas résonnant sur les pavés.

Elle essaye de parler
Mais sa voix est chevrotante.
Sa respiration est saccadée.
Je lui demande de se calmer,
Elle cette victime innocente.

Le courage me permet d’appeler également les secours
Peu de temps ils arrivent
Et prennent le relais
Et ainsi réussissent à stopper cet abondant saignement.
Mon pull qui a changé de couleur est foutu
Mais je m’en fous
Flingué à cause d’un coup de couteau
D’un homme violent,
D’un être ne sachant aimer
Ou bien donner de l’amour
Hormis à sa bouteille d’alcool
Ou à cette saleté de poudre blanche.

Sans moi cette fille serait sûrement morte,
J’ai du mal à y croire
Mais il paraît que c’est la vérité.
C’est ce que m’ont dit les pompiers
Mais aussi policiers.
Elle tient à me remercier
Elle doit plutôt bénir mon insomnie
Qui m’a fait sortir ce soir
Et ainsi retrouver des amis.
Un soir où la lune s’était cachée
Pour ne pas voir cette agression,
Cette tentative de rapport sexuel non consenti
Suivi de coups
Que ce soit de poings ou de couteau
Émanant d’un inconnu
Qui l’avait suivie dans cette ruelle sombre.

Cependant je ressens une sensation bizarre
Quand j’apprends un peu plus tard
Que cette fille me doit la vie
Qu’elle est hors de danger
Et qu’elle souhaite me revoir
Après un séjour en observation à l’hôpital
Que ce soit pour soigner ces maux
Ou sa sérieuse blessure à l’abdomen.
La soirée a bien fait de finir tard
Sinon pour Laeti, la vie serait finie
Après avoir vécu un cauchemar,
Un véritable calvaire.
Laeti ?
C’est le prénom d’emprunt de cette fille
Celui de ma nouvelle chérie.
Celle d’un être merveilleux
D’une fille qui a des jolis yeux,
Des diamants à rendre jaloux l’océan.


Note de l'auteur : cela ne reste qu'une fiction mais qui peut malheureusement arriver tous les jours.

  Bats-toi comme tu sais le faire et tu vivras...
SHElene


"On ne peut voir la lumière sans l'ombre..."
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
121 poèmes Liste
1195 commentaires
Membre depuis
27 décembre 2018
Dernière connexion
14 février
  Publié: 4 mai 2019 à 05:28 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Phoenix poète
Une fiction pour une douleur bien réelle et souvent tue. 9 personnes violées par heure en France, je n'ose imaginer à l'échelle mondiale.
Pire, les regards qui se détournent face à l'agression.

Un écrit où bien des femmes se reconnaîtront hélas.

  SHElene
samamuse
Impossible d'afficher l'image
l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
271 poèmes Liste
9057 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
17 février
  Publié: 4 mai 2019 à 07:22 Citer     Aller en bas de page

je suis amené à ajouter de l'eau au torrent de SHElène, en fonction des nombreux MP, que je reçois sur ces blessures à vie, que je n'arrive pas à aider.

 
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
158 poèmes Liste
2195 commentaires
Membre depuis
13 novembre 2018
Dernière connexion
16 février
  Publié: 4 mai 2019 à 09:59 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Le phoenix poète

Merci d'avoir consacré une lettre ouverte à cet acte immonde qu'est le viol et qui malheureusement fait tant de victimes. Victimes qui en plus des sévices subits culpabilisent et ont honte de ce qui leur est arrivé et n'osent en parler.

Par l'expérience de mon métier, j'ai été à plusieurs reprises dans l'accueil de filles et garçons... car, il n'y a pas que des filles, je connais trop cette destruction physique et morale causée par le viol.

Victimes de viols ou d'incestes, ne vous cloitrez pas, osez parler, dénoncez, c'est non seulement vôtre droit mais vôtre devoir. Vous n'avez rien demandé, vous avez subi et c'est inadmissible !

A tous ceux qui liront ce texte, un conseil, un seul :

Tendez la main à ces victimes, aidez les à déculpabiliser et à dénoncer de telles abominations.

Merci mille fois pour ce texte poignant.



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
samamuse
Impossible d'afficher l'image
l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
271 poèmes Liste
9057 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
17 février
  Publié: 5 mai 2019 à 02:01 Citer     Aller en bas de page

la peur de ces victimes semble souvent de devoir fournir des détails qui réactivent ce que ces victimes veulent atténuer.
le mot "viol" est aussi difficile a aborder que celui de "philosopher", j'ai constaté et subit que "j'ai été abusée de ma personne", ou de mon "intimité" permet de rendre homéopathiques les effets qui sont devenus des acouphènes, et des salissures incompréhensibles. "pourquoi moi ?" quelle est la motivation d'une telle "auto autorisation" ? de quelles obtentions furent leurs satisfactions ? manquerait-il des lieux payants légalisés et médicalement surveillés pour éviter ces consommations perverses ? c'est un sujet que j'ai essayé d'approfondir pour aider des confiances à se reconstituer. même en MP, personne n'ose réfléchir par écrits sur ce fléau.
à + de SAM

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 698
Réponses: 4
Réponses uniques: 3
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0341] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.