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doux18 Cet utilisateur est un membre privilège

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21 septembre
  Publié: 5 sept à 15:54 Citer     Aller en bas de page

Formol



Au-delà du règne rance de l’apparence
Les charlatans daignent exhiber la dent blanche
Du petit fantoche de papier glacé
Quelque chose cloche dans son rire masqué

Le consumérisme qui encercle le vide
T’inflige, insidieux son prix puis dévide
Sa pelote, afflige de tous ses capitaux
Les tristes prismes qui miroitent à ses frontaux




Sous la cellophane
Les salauds fanent
Le sang
Et serrent les vis
Qui
Bruissent de vices,
Exquis




Ecran qui turbine sous le poids des octets
Et à cran Tu brimes l’homme « civilisé »
Ton monde de pixels, Univers morcelé
Rincé d’eau de javel, étincelle inondée

Où te cachais-tu Big Brother quand les deux Tours
Se sont carbonisées dans tes sombres détours
Artères torrentielles piégées dans la nasse
Routes du Ciel et terrorisme de masse



J’étouffe sous la chape virtuelle
J’étouffe sous l’écharpe de pixels
J’étouffe
Pour vivre mon rêve
J’en crève



Ligne de flottaison secouée de torsions
Ligne d’Horizon sous la Haute tension
Gazon vert irrigué, dans ses veines l’Or Noir
Circule, intrigué Il pleure et broie de l’Espoir

Pipe-line où coule en torrent le dollar
Enjeu national, la monnaie est un art
Grand capital noyé, inondé de pétrole
Univers parfumé aux relents de formol



Je cherche à juguler le poison
Qui ruisselle
Sur le ciel
Qui ruisselle
Sur mes semelles





Les épouvantails qui défont les Nations
Arrogants, ils taillent à grand coup de fraction
Le lambeau des terres avec leurs grands ciseaux
De la fumée noire brûle dans leurs naseaux

Face aux terroristes enserrés d’explosifs
On le sent le règne le pouvoir oppressif
Au-delà de la charpie des cadavres nus
On y voit, tapis, tous les havres déchus



Du mercurochrome
Sur la plaie béante
Le mercure
Et le chrome
Déchantent




Le discours à bâton corrompu se dissout
Le drame est rompu dans le cliquetis des sous
Soulagé, soudoyé par la rhétorique
De l’élite nantie reliée aux caciques

Dans la brise Marine, affront national
Mine qui chagrine parmi l’étain blême
Le Front transpire dans les gouttes hexagonales
Arrosant les Pétain dont ils sont les emblèmes.



Je marche sans fin sur l’autoroute
Foulant du pied la banqueroute
Sur l’autoroute
Utopie engluée de mazout

Je marche sans fin sur le toit du gratte-ciel
J’aperçois la lueur artificielle
Toits des gratte-ciel
Etoiles en kyrielle

Société malade bourrée de symptômes
Le mal de vivre en est le syndrome


Barbituriques
Barbie, tu raques
Barbituriques
Barbie tu ris, tu craques.



Pierre-Emmanuel

 
Maschoune

Modératrice


Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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21 septembre
  Publié: 6 sept à 03:17 Citer     Aller en bas de page

Tu joues avec les mots pour nous donner à lire un poème lourd de sens...

Plusieurs lectures s'imposent (à moi) pour en saisir toutes les nuances...

Merci à toi Pierre-Emmanuel, tu sais que c'est toujours un plaisir de te lire !

Amicales pensées !

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
Jean-Claude Glissant
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6 septembre
  Publié: 6 sept à 04:35 Citer     Aller en bas de page

Très bien ! Merci pour ce partage Pierre-Emmanuel, pour ces mots de colère qui attaquent la socièté dans laquelle on vit. Surtout ceux qui nous tracent un chemin, une direction qui favorise leurs profits et leur sécurité. Mais pas les nôtres. Ce n'est pas seulement un texte militant, c'est aussi un texte poétique fort. A bientôt !

 
doux18 Cet utilisateur est un membre privilège

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21 septembre
  Publié: 6 sept à 19:20 Citer     Aller en bas de page

Maschoune
Mille mercis pour ta fidélité sous mes mots, c'est un baume pour moi
Avec mes amitiés

Jean-Claude
Vos mots me vont droit au coeur, je vous en remercie
Avec mes amitiés

 
Tychilios Cet utilisateur est un membre privilège

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21 septembre
  Publié: 6 sept à 19:32 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Pierre-Emmanuel

Un texte superbe, d’un lyrisme puissant et contemporain. Vision tristement réaliste d’un monde à bout de souffle. Les GAFAM empoisonnent et emprisonnent nos désirs et nos espoirs. Le bonheur a le goût frelaté de produits imposés par une pub omniprésente. Les conseils d’administration des grandes entreprise mondiales supplantent la direction des gouvernements. Que reste-t-il pour rêver encore d’idéal ? La fuite et l’isolement ?… Peut-être. Encore une fois ce sujet te réussi à merveille. Prends soin de toi, Georges.

  Il vaut mieux avoir raison seul que tort avec la foule.
Allantvers Cet utilisateur est un membre privilège

Correctrice


Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre un morceau de ta chair reste dans l'encrier. Léon Tolstoï
   
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21 septembre
  Publié: 7 sept à 01:56 Citer     Aller en bas de page

Qu'ils soient amoureux, tristes ou engagés, tes textes sont magnifiques, de la très belle poésie.

Celui-ci je le mets de côté.
Bibises
MariePaule

  MariePaule
Lucie Granville Cet utilisateur est un membre privilège

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21 septembre
  Publié: 7 sept à 04:13
Modifié:  7 sept à 04:14 par Lucie Granville
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La forme de cette poésie met judicieusement en relief le côté "coup de gueule" de l'ensemble. Les mots sont choisis avec soin, tu as su extraire une essence très poétique de tout ce sombre, et le message passe à merveille. Jolie prouesse sur un thème de société difficile, préoccupant, et qui fait enrager. Lucie

 
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

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Mi biche mi serpent, ça dépend des moments (@Storm)
   
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21 septembre
  Publié: 8 sept à 16:46 Citer     Aller en bas de page

Un texte où la profondeur de la pensée est mise en valeur par le rythme et l'effet visuel des mots, comme un effondrement, des respirations, et enfin on marche droit à la fin ... droit dans l'abîme ?

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
doux18 Cet utilisateur est un membre privilège

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21 septembre
  Publié: 9 sept à 04:53
Modifié:  9 sept à 04:54 par doux18
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Georges
Comme toujours tes mots sont choisis avec soin, je suis vraiment heureux et flatté du temps que tu passes sous mes textes...
Avec mes sincères amitiés

MariePaule
Ton ressenti me fait vraiment trèès plaisir
Bises

Lucie
Encore merci à toi, te lire sous mes mots est un plaisir
Avec toutes mes amitiés

Bestiole
Merci Vinie, tu as parfaitement saisi ce que j'ai essayé de capter
Avec mes amitiés

 
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