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le_poete

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  Publié: 28 août 2007 à 18:44
Modifié:  14 juin 2010 à 07:45 par Lunastrelle
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J’ai remonté mes bretelles, serré mon pantalon, l’aventure ne peut pas se terminer ainsi. La nuit est proche et le sol tremble. Mes souliers se soulèvent à chaque onde et un vent de panique brasse mes intestins. Nul doute que le fracas des ordures ménagères dans le camion benne fut plus doux à mon oreille que ce tumulte approchant. Une masse tentaculaire m’attrape la jambe. Juste le temps de sortir mon canif nain et d’éventrer le mollusque que d’autres percent le bitume. Des pavés sautent et une gelée polymorphe envahit le trottoir. A cette heure, c’était risqué de sortir la poubelle. Les étages sont plus sûrs. Au petit jour, la chaleur sèche les renvoie dans les soubassements, les égouts dans lesquels ils pullulent tous.
Gérard le gros, lui, ne craint rien, il sort un peu le soir pour prendre son jus au bistrot en bas de chez lui, mais regagne ses pénates aux heures décentes. Germain lui sort ses poubelles en même temps que les siennes. Tiens voilà Germain. Pas très prudent d’être dehors à une heure pareille. En le suivant, je gagne la rue des Trois Guérites, toujours à pas de loup. J’arrive à frôler l’asphalte sans que mes pieds ne le touche. Non, c’est faux, mais je m’entraîne avec Germain dans la journée. Lui, Germain, ne fait pas grand-chose de plus que moi. La matinée est passée à chercher du travail et l’après-midi à travailler. Le soir, on a notre « deuxième journée » avant que la nuit ne tombe. Je rentre, il est tard et je n’ai plus les yeux en face des trous. Le moindre mouvement demande un effort de concentration intense. C’est qu’il ne faut pas se faire repérer. Je m’appelle Mitard.
Mitard rentre à l’immeuble 22 de la rue du Noyer. Tout le monde dort. Étage 14, son matelas l’attend, à côté des autres. La nuit, tout est lent dans les étages, le dehors n’existe plus. Ce soir, le sommeil le gagne alors qu’il se demande une fois de plus pourquoi personne ne réagit et débarrasse définitivement des bestioles. Il s’imagine être l’élu qui le fera. Un ange lui apporterait une épée divine et des chaussures volantes comme des tapis volant miniatures.
S’il se lève tôt pour chercher du travail, c’est que l’immeuble 22 – et les autres – se réveillent à l’unisson.
Un matin ne ressemble pourtant pas à celui qui précède. Le travail est souvent le même, mais on ne turbine pas toujours avec les mêmes bobines. Germain, il s’en fiche après tout, c’est une bécasse de première, sympa, ouais mais une bécasse. On s’arrange quand on peut pour bosser ensemble, cela permet de se marrer un peu. En tout cas, il est toujours en forme et pas moi. Un vrai Napoléon. Le peu qu’il dort, il récupère sa journée. Bon, il est passé où cet abruti, dix minutes que je poirote en bas du Dysenterie. Je n’y vais pas sans lui. Ah je vais lui secouer les puces, pour une fois qu’il est en retard, ce serait dommage de rater une si belle occasion.
Mitard s’engouffre à son habitude, à toute allure dans les ruelles de la cité. Passés l’ancien cinéma Boris Lehman et l’épicerie désertée depuis des lustres, le ballet des pieds agiles est de tournée. Mitard se souvient des Trois Guérites et rejoins rapidos la rue. Des immeubles avec leur rez-de-chaussée vacant, des magasins abandonnés et les bouches d’égout éventrées. Le travail proposé aux gens est essentiellement le rafistolage de la voirie. Les dégâts provoqués par les saloperies visqueuses sont réparés dans la journée, les pavés à nouveau sertis, le goudron rapiécé, les panneaux rétablis. Les panneaux ne servent pas à grand-chose, ils entretiennent le faux semblant d’ambiance urbaine.

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  Publié: 1er août 2008 à 06:34 Citer     Aller en bas de page

Non mais tu t'es servi du site pour publier des extraits d'un livre que tu aurais écrit ou quoi?


Amitiés


Justine

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
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