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LPDP :: Théâtre & Scénario :: Le défilé des oubliés Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Pichardin
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1er janvier
  Publié: 10 mars 2016 à 14:59
Modifié:  21 oct 2016 à 16:22 par Pichardin
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Le défilé des oubliés

La scène se passe dans un coin du salon d'une maison de retraite ordinaire et sans âme comme il y en a beaucoup.
Trois résidents prennent la collation de seize heures. Il y a là Raymonde, 86 ans, ancienne commerçante, Raymond, 90 ans, ancien menuisier, et Jeanne la plus jeune, 82 ans, ancienne secrétaire.
Au fil des jours, ils ont sympathisé et apprécient de se retrouver ensemble. Personne ne vient jamais les voir et cette situation commune les a peu à peu rapprochés.
Raymonde, la première, se confie :
- Avec mon mari, nous avons travaillé dur toute notre vie sans jamais nous arrêter. Nos deux enfants n'ont jamais manqué de rien. Nous leur avons payé de longues études, des vacances à la mer, à la montagne. Nous les avons aidés à s'installer, et j'en passe.
Lorsque mon mari est décédé, les enfants m'ont inscrit dans cet établissement car aucun des deux ne voulait me prendre avec lui. Par contre, l'argent, ça oui, ils ont bien voulu s'en occuper. Ils ne sont jamais venus me voir depuis que je suis dans ce sinistre endroit. Voilà tout le remerciement que j'ai eu de la part de ces deux ingrats.
Les deux autres secouent tristement la tête en signe de compassion.
- Moi non plus personne ne vient me voir, mais ça se comprend parfaitement, intervient Raymond. Et pourtant toute ma famille n'est pas très loin d'ici. Il suffit juste de se rendre au cimetière, quelques rues plus loin.
Un jour, alors que nous revenions de vacances, avec ma femme et mes enfants, nous avons eu un terrible accident de voiture. Je fus le seul à m'en sortir. J'ai noyé mon chagrin dans l'alcool et je me suis étourdi dans le travail pour ne pas sombrer dans la dépression. Je ne m'en suis jamais vraiment remis et je ne me suis pas remarié.
Quelques larmes coulent sur ses vieilles joues ridées.
Jeanne lui prend affectueusement la main et, grâce à ce geste, elle le sent déjà moins triste. Puis, elle aussi décide de s'épancher.
- Moi, j'étais mariée à un homme bien sous tout rapport, du moins c'est ce que je croyais, jusqu'au jour où je découvre qu'il me trompait avec une de ses collègues de bureau. Je lui ai fait une scène terrible et là il m'a avoué qu'il n'a jamais arrêté de me cocufier, avec des copines, avec des voisines et même avec un type, une fois.
Mon sang n'a fait qu'un tour et je l'ai foutu dehors avec perte et fracas. Depuis je n'ai plus jamais eu de ses nouvelles. J'espère même qu'il brûle en enfer à l'heure qu'il est et cela m'est complètement égal.
Nous n'avons pas eu d'enfants et finalement c'est une chance. Mais à présent je me sens vraiment seule. Heureusement que vous êtes là tous les deux.
Ils restent, un instant, silencieux et indifférents à un semblant d'animation qui règne autour d'eux.
Au bout d'un moment, Raymond se lève et s'éloigne de sa démarche un peu lourde et hésitante.
- Eh ! Mais où cours-tu si vite ? Lui demande Jeanne, un peu taquine.
- Je vais voir Madame la Directrice, j'ai une requête à lui soumettre.
- Ah bon ! Et c'est quoi cette requête ?
- Je vais lui demander d'organiser un défilé dans les rues de la ville.
- Un défilé ? Et en quel honneur ?
- Oui, tu as bien entendu et on l'appellera le "défilé des oubliés". Nous défilerons pour montrer aux gens que nous existons. J'ai même pensé au slogan pour la banderole : "Les oubliés veulent sortir de l'oubli".
- Oh, quelle bonne idée ! Il y aura sûrement du monde car nous sommes quelques-uns à être dans ce cas là.
- Du monde ? Ça je ne sais pas ! Ici, ils sont nombreux à ne plus se souvenir qu'ils ont été oubliés.

Pichardin

  Pichardin
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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17 janvier
  Publié: 10 mars 2016 à 17:48 Citer     Aller en bas de page

Citation de Pichardin
Trois résidents prennent la collation de seize heures



Tu parles du dîner là ?

Citation de Pichardin
- Moi, j'étais mariée à un homme bien sous tout rapport, du moins c'est ce que je croyais, jusqu'au jour où je découvre qu'il me trompait avec une de ses collègues de bureau.
..... Mais à présent je me sens vraiment seule.



Comme quoi il ne faut pas être trop intransigeant(e)

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Galatea belga
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Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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16 janvier
  Publié: 11 mars 2016 à 02:50
Modifié:  11 mars 2016 à 02:50 par Galatea belga
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Du monde ? Ça je ne sais pas ! Ici, ils sont nombreux à ne plus se souvenir qu'ils ont été oubliés.


Disons qu'on fait un apprentissage méthodique et réussi pour oublier les autres.
Nous avons un EGO si géant à nourrir que le reste devient impossible à tenir devant nos yeux et dans nos pensées...


J'aime vraiment beaucoup l'écriture efficace de ce Pichardin qui sait être raconteur sobre et touchant de la vie.

J'aime aussi le jongleur de mots , parfois



galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Pichardin
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1er janvier
  Publié: 11 mars 2016 à 12:01 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Aude,
Non le dîner c'est à dix huit heures et/ou dix huit heures trente. Eh oui on dîne tôt dans les maisons de retraite, du moins dans celle que je connais.
Je parlais du goûter de seize heures mais je préfère dire collation. J'aime bien ce mot, il est plus joli à écrire et à prononcer.

Bonsoir Galatea,
J'ai bien essayé de jongler avec des massues ou des boules de billard. Mais, étant assez maladroit de nature, je devenais dangereux pour mon entourage.
Aussi, je préfère jongler avec les mots. Même si les mots peuvent être, eux aussi, dangereux. Les miens ne le sont pas, du moins je l'espère.

Amicalement à vous deux
Pichardin

  Pichardin
ode3117

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17 janvier
  Publié: 6 oct 2016 à 01:46 Citer     Aller en bas de page

Je vais rarement dans cette rubrique, mais là vraiment j'ai eu un coup de coeur.
C'est terriblement bien écrit et émouvant.
Merci PICHARDIN
Il faut lire les deux romans de Jean Anglade
" Une pomme oubliée et le tilleul du soir "
Bises amicales ODE 31 - 17
Un coup de coeur pour ton écrit

  OM
Pichardin
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1er janvier
  Publié: 6 oct 2016 à 03:30 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Ode,
Oui ça m'arrive d'écrire des petits scénarios mais pas assez souvent à mon goût. C'est un exercice que j'aime bien.
Merci pour ton info., je vais essayer de trouver les deux livres dont tu parles.
Amicalement
Pichardin

  Pichardin
Pichardin
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1er janvier
  Publié: 11 oct 2016 à 10:19 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Tristanic,
merci à toi d'être passé par ici et d'avoir laissé un gentil commentaire.

Amicalement
Pichardin

  Pichardin
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