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  Publié: 10 avr à 13:55
Modifié:  10 avr à 16:13 par Emme
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« Le grand départ » (Mai 1765, du journal du Capitaine Kozo Miki Mokamolo)

Lorsqu’ils furent tous enfin réunis sur le pont
Précèdant de peu un vague murmure d’étonnement venant des coursives
(Car c’était un singe avec un grand chapeau de flibustier)
Le capitaine surgit d’une trappe et prit le gouvernail entre les mains
Avant d’annoncer Solennellement
« Bienvenue à bord !»
Tout en parcourant son équipage et ses galériens du regard
De ses deux yeux malicieux comme des peaux de bananes enduites de colle.
Le silence et les pieds sur les planches trouvèrent un terrain d’entente,
Les voiles et le vent en firent autant
Ce que l’amiral en second, un singe avec le pied marin, mis sur le compte de l’effet de surprise.
Et puis, juste avant que le Capitaine ne débute son discours, un téméraire casse couille lança au Capitaine :
« Mais vous êtes un singe !»
-Certes, Oui, effectivement, mais au moins je n’ai pas de jambe de bois ! »
Ce qui coupa court à toute intention de mutinerie.
Après cette pertinente introduction improvisée, le capitaine lança soudain pressé :
-Les droitiers à tribord, les gauchers à bâbord ! On lève l’ancre dès que vous aurez fini de vous recompter.
La foule se coupa en deux groupes disproportionnés de 56 droitiers et 29 gauchers. Les Ambidextres furent envoyés en cuisine pour éplucher les bananes pour les frites du capitaine.
Et quelqu’un d’approprié largua les amarres. Il était juste l’heure où l’aube regrette déjà d’avoir quitté la lune avant un dernier baiser au miel. L’océan à l’horizon se mêlait au ciel en laissant de longs buissons d’écume derrière lui. Et un aileron ou deux, qui les fendaient en glissant, plus un radeau et des méduses.
Au bout d’une matinée que le bateau tournait en rond dans le port, le Capitaine donna l’ordre qu’on lui serve son dessert sur le pont. On flamba une banane au rhum dans un crâne de phoque, tandis que tout le monde était convié à revenir sur le pont, chaînes aux pieds.
« La bouche à moitié remplie de bananes et de flammes, le capitaine s’adressa à la foule de marins :
-Mauvaise nouvelle, mes amis, nous tournons en rond. Mon ingénieur en cartographie maritime me le confirme et je l’ai moi-même constaté par le hublot de ma cabine. Nous devons donc mieux répartir les bras. Selon ses calculs, les forces doivent s’équilibrer et non se neutraliser. Même une autruche serait à même de s’en rendre compte et seule une poignée de cons ne peut pas le comprendre et la moitié d’entre eux simplement l’admettre. Déclara le Capitaine d’une voix enjouée, en agitant son sextant et un paquet de cacahuètes.
-Que doit-on faire alors, mon Capitaine, demanda un casse-couilles du deuxième rang, un moussaillon ingrat et rebelle avec des verrues dans l’orifice de son oreille gauche.
-Nous répartir d’une manière plus équitable afin de créer un mouvement convergent. Enfin, ramer correctement, quoi ! Autrement dit, ceux qui ont quatre doigts à gauche du pouce quand ils regardent la paume de leur main droite iront à tribord et ceux qui ont quatre doigts à droite du pouce quand il regarde le dos de leur main iront à bâbord. Les manchots et les amputés rempliront un formulaire de dédommagement et peuvent regagner la terre ferme à la nage, qui est à environ trois mètres de la poupe. Parmi ceux-ci, ceux qui ne savent pas nager apprendront en route.
Après trois journées de récapitulatifs, quelqu’un de très approprié largua les amarres. Ce que le capitaine constata par le hublot un peu plus tard le remplit de joie, le soleil brillait et des sirènes sur des jonques lui envoyaient des baisers pleins d’écailles. Il fit remplir le tonneau de rhum qu’il avait bu avec de l’eau du ciel et du savon à la noix de coco et se prélassa tandis que le bateau voguait vers une île déserte qui porterait un jour son nom.
Mais le bateau tournait toujours en rond, il était trop ivre pour s’en apercevoir et bientôt ils se retrouvèrent au centre-ville, échoués sur un îlot directionnel, désertique, il est vrai.
Au crépuscule, les gyrophares bleus de la brigade des quatre points cardinaux illuminaient le pont et la grande voile, encerclant l’épave. Une sublime ombre chinoise dessinait le capitaine et sa coiffe maritime, authentique fantôme d’artimon.
L’équipage en fuite courait sur les boulevards périphériques en criant que le singe avait réussi à couler un bateau en gardant la quille au sec.
Puis le capitaine s’accouda au bastingage en titubant et s’adressa au chef de la brigade.
« Mais, vous êtes un singe ! »
-Certes, répondit l’officier terrestre, mais au moins je n’ai pas besoin d’une longue vue pour voir que vous êtes sur un monticule arborisé destiné à répartir les automobiles en fonction de leur destination.
-Serais-je de ce fait en état d’arrestation ? Bien que je sois déjà techniquement à l’arrêt.
-Non, semblable, mais invite-moi à bord, j’ai deux copines et nous pourrions régler tout cela à l’amiable avec un bon rhum à flamber des bananes.
-Bonne décision, j’en aurais pris une semblable, semblable.
-Alors je te présente « Ni-queue-ni-tête et Tête-à-queue », deux frangines, les filles du docteur Gibbon.
- Allons dans ma cabine, commissaire, et que la marée nous prenne à l’aube de son râle prétentieux et brumeux, on vendra la peau de la Grande Ourse au ressac ou à un cheval de mer !
-J’aime ta façon de parler, Capitaine.
L’officier terrestre saute par-dessus bord, depuis un énorme pot de fleurs éventré par la proue, la coque pleine de rhododendrons et de tulipes, comme si elle portait une moustache multicolore. Les deux guenons sont déjà à l’intérieur, le galant Capitaine les a hissées à l’aide de son viril harpon.
-Bienvenue à bord, « Ni-queue-ni-queue et Tête-à-Tête !
Les guenons gloussent comme des accordéons chatouilleux, peu revêches malgré le quiproquo de leur prénom, tandis que l’officier s’installe dans un hamac en saut-de-mouton.
-Les droitières à tribord et les gauchères à bâbord, dit le Capitaine, en riant de sa singerie, tandis que partout ailleurs anges et diables rament pour que le monde continue de tourner en rond, tout autour d’eux. Les bougies fondent en larmes d’or aussi, laissant danser les ombres dans le cercle cosmique du hublot.

 
samamuse

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  Publié: 12 avr à 04:12 Citer     Aller en bas de page

d'entre les ratures.
Lorsqu’ils furent tous enfin réunis sur le pont
Précédant de peu un vague murmure d’étonnement venant des coursives
ai-je le droit de donner de l'humour à ton texte ?
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  Publié: 12 avr à 05:47 Citer     Aller en bas de page

Citation de samamuse
d'entre les ratures.
Lorsqu’ils furent tous enfin réunis sur le pont
Précédant de peu un vague murmure d’étonnement venant des coursives
ai-je le droit de donner de l'humour à ton texte ?
à +



Ah bien sûr, même si il a la prétention d'en être truffé !

 
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