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LPDP :: Théâtre & Scénario :: Frénésie d'écriture Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Pichardin
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  Publié: 15 oct 2016 à 02:20
Modifié:  21 nov 2016 à 13:29 par Pichardin
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Frénésie d'écriture

Ma muse m'avait muselé et m'avait enfermé dans une pièce aux murs blancs, avec pour tout mobilier un ancien bureau en chêne et une vieille chaise en paille.
Sur le plateau du bureau se trouvait une pile de feuilles vierges, un encrier rempli à ras bord d'encre noire. Quelques plumes d'oies garnissaient la rainure creusée dans le bois.

De sa voix à peine plus audible qu'un souffle, ma muse me parla en ces termes :
- Tu as, devant toi, tout ce qu'il te faut pour écrire à ton aise et sans contrainte.
- Comment ça ? Je n'ai jamais écrit avec ces outils là, moi j'ai besoin de mon clavier et de mon ordinateur, protestais je.
- Tsstt, tsstt … Arrête de dire des bêtises, ce n'est pas le matériel qui fait les grands écrivains, fit elle.

La moutarde me monta au nez.
- Je ne demande pas à être un grand écrivain. Je veux juste pouvoir exprimer ce que je ressens, l'écrire avec des mots biens choisis et des phrases bien tournées, voilà c'est tout ! C'est trop demander peut être ? De plus, j'ai une écriture de cochon, ce texte ça va être du gâchis et même du hachis tellement il sera truffé de pâtés.

Là, je la sentais perdre un peu patience.
- Ne te polarise pas sur la forme, concentre toi plutôt sur le fond, ça te changera ! dit elle.
- Méchante ! C'est facile pour toi de dire aux autres ce qu'ils doivent faire, tu n'as qu'à t'y mettre toi !
- Tu oublies, mon petit scribouillard, que je ne suis là que pour t'inspirer des belles choses et non pas pour écrire à ta place.

De toute évidence, elle avait de la répartie et je restais un instant sans voix. Je finis par lui répéter :
- Je n'aime pas écrire avec une plume ou un stylo, je préfère, et de loin, utiliser un clavier.
- Gros fainéant, je sais tout cela, me dit elle d'une voix gentiment moqueuse. Fais moi une petite place sur tes genoux et décrispes toi un peu. A deux on va bien réussir par la noircir cette satanée page blanche.
- Au moins avec un clavier c'est propre, m'entêtais je à lui dire.
- C'est propre, c'est propre ! Tu parles ! ça manque de chaleur et ça fait fonctionnaire. Là elle commençait à hausser le ton.
- Fonctionnaire toi-même, tu viens et tu pars quand ça te chante. Tu m'en fais une belle de muse. Cette fois j'avais été trop loin.
Vexée, je vis son visage blêmir, elle tourna les talons puis j'entendis claquer la porte.
- C'est ça fout le camp ! Je me débrouillerais tout seul. De toute façon, c'est toujours la même chose avec toi, tu m'aguiches, tu me charmes et après plus rien. Tu n'es qu'une allumeuse, criais je.

Un silence pesant envahit la pièce. J'étais assis là comme un gamin puni, la tête entre les mains, à bougonner.
Prostré, je restais un long moment sans pouvoir me ressaisir et je n'avais toujours pas écrit un seul mot sur cette foutue feuille qui me narguait. Je me mis à triturer cette plume que je maniais maladroitement et dont l'encre me noircissait les doigts.

Dehors, un coq se mit à chanter.

Soudain, une envie subite d'écrire me prit.
La plume, que l'instant d'avant je tenais gauchement, se mit à courir sur la première feuille posée devant moi. Je la sentais comme obsédée et délivrée à la fois. Les mots se plaçaient les uns derrière les autres comme par enchantement, les phrases se formaient et remplissaient l'espace vide à une vitesse impressionnante, les idées se bousculaient dans ma tête.
Je finissais mon texte épuisé et soulagé. Je le relus plusieurs fois, corrigeant ça et là quelques fautes. Puis, lorsque je le trouvais enfin à ma convenance, je posais ma plume avec le sentiment du devoir accompli et une énorme satisfaction.

Machinalement, je me retournais, sentant comme une présence dans mon dos.
- Tu es là ! Je ne t'ai pas entendu revenir, m'exclamais je en voyant ma muse debout, silencieuse derrière moi.
- Je n'osais pas te déranger. J'ai poussé la porte sans faire de fruit et je suis rentrée sur la pointe des pieds. Je ne voulais pas te perturber dans ta réflexion. Tu avais l'air si absorbé et, d'un seul coup, je t'ai vu saisir la plume et tu t'es mis à écrire avec une telle excitation.
- Hé oui tu vois, quand je me concentre j'arrive à pondre quelque chose. Je suis assez satisfait de moi et de mon travail. C'est sûr, je ne vais pas obtenir le prix Nobel mais au moins j'ai réussi à exprimer ce que je ressentais et cela suffit à mon bonheur.
Ça prouve aussi que je n'ai pas besoin de toi pour ... Je ne terminais pas ma phrase.
Une suspicion venait de me traverser l'esprit.
- Il y a longtemps que tu es derrière moi ? Lui demandais je, un brin soupçonneux.
- Ça fait une heure environ, quand le coq s'est mis à chanter. Pourquoi ? Me répondit elle en prenant un air faussement détaché.

Bizarre, ça coïncidait juste avec le début de ma frénésie d'écrire.
Je lui jetais un regard interrogatif ... Pour toute réponse j'eus droit à un sourire plein de sous entendu et elle sortit de la pièce en me lançant :
- À bientôt mon petit romancier de quat'sous.

Pichardin

  Pichardin
Galatea belga
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Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 15 oct 2016 à 02:30 Citer     Aller en bas de page



Là, je la sentais perdre un peu patience.
- Ne te polarise pas sur la forme, concentre toi plutôt sur le fond, ça te changera ! dit elle.


Je l'aime cette muse




galatea

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  Publié: 15 oct 2016 à 06:58 Citer     Aller en bas de page

En tout cas cette muse-là t'inspire joliment

Merci à toi

  ISABELLE
La Brune Colombe


Au jour du jugement dernier, la plume du poète pèsera plus lourd que l'épée du guerrier.
   
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  Publié: 16 oct 2016 à 19:01 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Pichardin

Je t'avais lu avec attention mais je n'avais eu le temps de commenter. J'y reviens pour y remédier.

J'ai beaucoup aimé ton texte avec cette relation que l'on découvre aussi conflictuelle que passionnelle entre tes deux personnages, à travers notamment le matériel d'écriture. Ce côté puriste de la muse s'opposant férocement au côté nouvelle technologie, efficacité du protagoniste est intéressant, je dirai même porteur de la siuation. Et finalement il se découvre attirer par le papier alors que sa muse avait quitté la pièce un peu plus tôt. Mais en vérité elle est bien là où plutôt elle est revenu comme attirer par un aimant. Par son amant. Mais à l'inverse de d'habitude, où elle pose toujours devant lui pour qu'il la contemple, elle reste à ce moment-là derrière, dans l'ombre et le contemple a son tour. Il y a comme un échange de rôle. C'est lui qui est maintenant sous les projecteurs et elle dans l'ombre. C'est la que l'on comprend l'amour qu'elle lui porte. Tandis que son amour à lui, lui répond par son inspiration, sa production littéraire dans l'ignorance de sa présence. Tout ça pour dire que ce qui est beau c'est que l'un sans l'autre il ne serait pas, il ne serait rien. En fait c'est leur amour qui les fait exister.

(J'étais inspirée )
Merci pour ce moment.

Amicalement,
LBC

 
Pichardin
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4 août
  Publié: 20 oct 2016 à 02:07 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Galatea,
Les muses, on les aime ou les déteste suivant qu'elles nous inspirent ou qu'elles nous laissent tomber.

Bonjour Isabelle,
Oui, elle a bien voulu m'accorder un peu de son temps.

Bonjour La Brune Colombe,
Entre l'écrivain (même amateur) et sa muse, il y a une relation très particulière.
J'ai beaucoup apprécié ton commentaire et ta vision sur ce couple qui ne peut pas exister l'un sans l'autre.

Amicalement à vous
Pichardin

  Pichardin
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