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Joker


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  Publié: 20 jan 2017 à 17:20
Modifié:  21 jan 2017 à 12:03 par FeudB
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QU’EST-CE QUE VOUS ME CACHEZ ?
Troisième partie (le mari)

Comme un con

Je suis un businessman. Je calcule tout le temps.

Un verre de Jack Daniels, s’il vous plaît !

Je n’ai que des regrets quand je pense à mon passé. Pourquoi suis-je passé à côté des vraies valeurs ? Mon problème, c’est qu’à la place du cœur j’avais une calculatrice. Et mes calculs avaient divisé le monde en deux. D’un côté les personnes qui me rapportaient de l’argent et de l’autre le reste. Bien sûr, je me fichais des personnes qui ne me rapportaient rien. J’ai donc ignoré plus de nonante pour cent de mes connaissances. Voilà pourquoi à la fin, je me retrouve seul. Seul à boire comme un con.

Rajoutez encore un peu !

Je calculais sans arrêt, car pour moi tout était commerce. A tout moment, je pouvais vendre ou acheter. Vendre mes affaires, mes convictions, mes sentiments, ma montre, un rein. Acheter une voiture, une maison, l’estime des hommes, la jovialité des femmes, les rires suscités par mon humour douteux. J’ai même dû acheter mon mariage. Même moi, je ne m’aimais pas.
J’achetais pour revendre plus cher, ainsi je faisais un bénéfice au passage. Je n’ai jamais rien produit. J’étais un intermédiaire véreux à l’affût d’une info indiscrète, au courant de toutes les rumeurs qui circulaient en ville. Je lisais toutes sortes de revues spécialisées. J’achetais avant tout le monde et attendais que le prix de l’actif soit au-dessus de sa valeur réelle pour vendre juste avant l’éclatement de la bulle spéculative. Les derniers arrivants - mal informés - sur le marché, se retrouvaient comme des cons avec un actif financier ou un immeuble qui ne valait plus rien.

Comme des cons, les gens se sont laissés prendre à mon jeu pour m’ouvrir les portes des salons feutrés où les grandes affaires du pays se décidaient à coup de millions de dollars. Avec les crédits qu’on m’accordait, ma fortune avait pris des proportions gigantesques. Ensuite, le tabac, l’alcool et mes multiples nuits blanches ont ruiné ma santé et réduit ma virilité. Très vite, mon épouse commença à se plaindre. De plus, ce connard de marabout m’interdisait de faire l’amour les jours impairs de la semaine.

J’aurais dû être pauvre comme vous. Vous ne mesurez pas la chance que vous avez. Vous faites l’amour à votre femme quand bon vous semble, je suppose. Vous profitez des choses simples de la vie. Un repas frugal, une promenade dans les bois, une eau minérale. Vous dormez tranquillement sans une angoisse permanente, sans avoir l’esprit tourmenté par des pactes effrayants. Mais pour moi le plus important, c’était « le paraître ». Entre « être » et
« paraître », j’avais choisi « paraître ». Afficher un faux bonheur. Un simulacre de quiétude alors que j’avais tout le temps peur. Peur que mes actions chutent en bourse, que mes associés me lâchent pour un concurrent, que ma femme insatisfaite me quitte.

Encore deux glaçons !

Ce monde est pourri. Moi aussi, je me suis comporté comme une pourriture. J’avais donc toute ma place dans l’univers capitaliste. Si tout fonctionnait convenablement, s’il était possible de réussir dans les affaires sans frauder le fisc, sans la corruption, sans voler les assurances-vie des familles éplorées, sans exploiter la masse laborieuse, alors j’aurais été honnête. En réalité, je n’avais pas un mauvais cœur. Je m’étais adapté à la situation. Mon but était de faire du fric, comme vous le savez.

Je me demande si le fait de vous parler me rapportera de l’argent. Ce n’est pas grave. A mon âge, j’ai du temps à perdre. Je ne suis plus comme avant. Je regrette de ne plus savoir calculer. Mes additions sont fausses. Je me fais vieux. La somme obtenue ne fait que baisser. Ma fortune fond comme neige au soleil. Il serait temps de me débarrasser de mon patrimoine maudit, de rendre aux pauvres ce que je leur ai volé, ainsi aurais-je une chance de sauver mon âme. Une âme nullement romantique, achetée trop cher par le diable, ignorant qu’il faisait une mauvaise affaire.

Puis-je vous offrir un verre ?

Aujourd’hui, je ne peux plus acheter ce que je voudrais, car l’argent n’achètera pas le bonheur auquel j’aspire, ni le talent artistique qui me manque, encore moins le respect de soi qui me fait défaut. J’étais respecté pour mon argent, pas pour mon éthique, certainement pas par ma femme volage. Je n’étais pas dupe. Mes adversaires la voulaient. Mes employés en bavaient. Mes amis la convoitaient. Certains l’ont eue. Un jeune stagiaire en a bien profité. Tout était filmé. Elle savait que notre maison était truffée de caméras pour notre sécurité. Il me manquait le son de la salle de bain. J’ai pu lire sur ses lèvres qu’elle le remerciait. Une façon subtile de me narguer. C’était beaucoup trop d’honneur pour ce p’tit con, incapable de me faire divorcer d’elle malgré ses exploits physiques, pas assez riche pour s’enfuir avec la plus belle femme de la ville. Elle a dû beaucoup me haïr pour en arriver là. Vous vous rendez compte, …dans ma propre maison.

Est-ce qu’elle aguiche encore à son âge ? Est-ce qu’elle attire avec sa beauté finissante ? J’espère qu’elle a fini par comprendre que tout cela n’était que vanité. Etes-vous marié ? Je ne connais pas votre épouse, mais je sais que la mienne était plus belle que la vôtre. Je vais donc cesser de me plaindre. Même vous, vous auriez voulu vous la farcir, si vous l’aviez connue à cette époque.

Je parle et j’oublie de boire.

(A suivre)[i][/i]

  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
samamuse

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  Publié: 25 avr 2017 à 03:15 Citer     Aller en bas de page

bonjour JOCKER
puis-je être le contenu de JOCKER, ce jus d'orange, qu'il faut agiter avant de servir, et de consommer, pour que la pulpe nage partout dans le jus d'orange.
cette pulpe qui reste en perceptions dans ce texte où tu m'as introduis.
regard, peux-tu m'expliquer ce prefixe de "con" dans ce contexte ?
si tu oses formuler pour la comprehension du liquide que je suis, un accompagnement de sens, que je puisse transmettre aux liquides arrivant, liquide qui comme moi a déjà quité une bouteille, fait une chutte dans un verre, pour y retrouver des anciens compagnons, qui m'ont dit avoir vu disparaitre d'autres compagnons, dans un gouffre sans retour. toi liquide nouveau venu, tu vas peut-être occasionner mon départ de ce lieu, oui de ce verre, pour aller où ? pour servir à quoi ? aurai-je une autre utilité ? que me restera t-il de mon ancienne reconnaissance de jus d'orange ? j'en reste considéré, sidéré de contentement, tenter sans trop l'être, quittant ces conjoints, serait-ce les cons dont tu parles ?
SAM exite. (en étant hors de propos)

 
Joker


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12 janvier
  Publié: 26 avr 2017 à 18:12 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir SAM.

Le prefixe "con" est un grand mystère. Il faut méditer sur le mot "conjoint.

J.

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