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Joker


Trouvons ce qu'il nous manque dans ce que nous avons et dans ce que nous sommes.
   
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  Publié: 28 jan 2017 à 07:14 Citer     Aller en bas de page

QU’EST-CE QUE VOUS ME CACHEZ ?
Quatrième partie (L’amoureux)

Un mentor

Elle a insisté pour me voir aujourd’hui. Après le conseil des ministres, j’ai annulé toutes mes réunions. J’ai pris mon scooter pour ne pas attirer l’attention. Le rendez-vous avait lieu dans un quartier populaire. Pour ma sécurité, j’avais juste un garde qui se tenait à bonne distance. Elle m’attendait dans l’unique chambre d’une toute petite maison qui appartient à un ami. Je craignais une nouvelle grave qui justifiait son empressement à me voir à tout prix. Elle paraissait fort contrariée, mais à part cela, rien de particulier, juste l’envie pressante de me rencontrer.

Comment notre histoire a commencé ?

Depuis environ quatre ans, nous nous croisons souvent, lors de réceptions officielles et chez des amis communs. Très vite nous avons sympathisé. Notre amitié s’est établie naturellement, malgré l’écart de trente ans qui nous sépare. Je n’ai pas le corps d’un éphèbe. Ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut chercher une explication. Je ne dispose pas non plus de la fortune de son mari, un spéculateur financier. Je suis un élu proche du peuple, ennemi du capitalisme sauvage. Je pense que le fait que je côtoie les grands de ce monde l’impressionne. Elle adore mes anecdotes sur telle ou telle personne connue. Quant à moi, j’ai rapidement vu en elle une forte personnalité avec un immense potentiel, belle et très cultivée. Elle a le mérite d’avoir su quitter sa classe sociale défavorisée au prix d’incroyables efforts pour intégrer le cercle très fermé des nantis. Un monde généralement réservé aux héritiers-rentiers, sortis des grandes Ecoles.

Notre relation n’est pas vénale, je lui fais de petits cadeaux peu coûteux. Des souvenirs de mes voyages à l’étranger. Je suis à la fois son conseiller, son confesseur, peut-être le père qu’elle aurait inconsciemment souhaité avoir et, bien sûr, son amant. Son amoureux, comme elle aime m’appeler. Je ne lui parle jamais de politique sur l’oreiller. Ce n’est pas chez elle qu’il faudra chercher des secrets d’Etat. Il m’arrive parfois de la questionner, mais c’est rare. Comme un psychanalyste, je préfère l’écouter activement. Elle est intarissable sur certains sujets de société. Je devrais l’inviter au conseil. Sa fougue épaterait les ministres. Elle me raconte tout. En ce moment sa secrétaire lui fait des avances. A midi, comme un affront, un stagiaire l’a seulement embrassée dans le cou, après lui avoir ouvert le chemisier. Et son mari s’endort bien avant qu’elle ne trouve le sommeil.

Je ne suis évidemment pas jaloux. Dans ma situation, ce ne serait pas correct. Je l’aime tendrement, bien que mon cœur blasé ne sache plus très bien ce que ce mot veut dire. A mon âge, avec mon expérience politique, je me méfie de tout. C’est marrant que le chef des armées que je suis, accepte d’obéir à ses injonctions amoureuses dans nos moments intimes, alors que sous mes ordres des sous-marins nucléaires parcourent les océans. Cet après-midi, je ne devais pas bouger. Rester allongé sur le dos et l’observer « s’acharner » sur mon vieux corps. Je l’ai sentie particulièrement en forme, au point que mon garde du corps a frappé à la porte pour savoir si tout allait bien, inquiété par un incroyable boucan : des cris s’échappaient de la chambre, un meuble a cédé sous notre poids. Je l’ai rassuré avec un « laissez-nous tranquille ». Et il est allé nous chercher un rafraîchissement. On étouffait dans cette garçonnière.

Comment vous la décrire ?

Elle a des yeux de biche à la Cléopâtre, le teint basané, une bouche pulpeuse légèrement ourlée. Elle vit comme une bourgeoise, elle en a les manières et les bijoux, mais son cœur est écolo. J’apprécie sa façon de se faire remarquer dans les réceptions (comme une star) et son extrême simplicité en privé, son goût pour l’art, sa façon de danser, ses parfums subtils. Elle est perçue comme quelqu’un de difficile à aborder. En fait, elle sait ce qu’elle veut, tout simplement.

Hésiode disait : « Lorsqu’on concentre sur son ennemi son envie, sa malice, le dard de son aigreur, on s’adoucit vis-à-vis de ses amis ». Et moi, j’occupe une place spéciale dans le camp restreint de ses amis. Ne me dites surtout pas qu’elle fait tout ça pour éviter à son mari la prison à cause de ses malversations financières, je refuserais de vous croire. Je suis méfiant, mais pas à ce point-là.


  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
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  Publié: 28 jan 2017 à 08:45 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Joker,

Toujours cette double impression de plaisir et de frustration... plaisir de lecture et frustration d'attente...

Merci encore... maintenant je reste dans l'attente

Amitié

V

 
Joker


Trouvons ce qu'il nous manque dans ce que nous avons et dans ce que nous sommes.
   
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12 janvier
  Publié: 28 jan 2017 à 11:19 Citer     Aller en bas de page

Merci Varh, Ton commentaire me fait plaisir.

Juste un peu de patience. Je vais même te laisser choisir. Qui veux-tu entendre la prochaine fois entre la secrétaire de la patronne, le stagiaire, le mari ou encore la patronne elle-même ? Pour moi, c'est pareil.

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Varh


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17 janvier
  Publié: 28 jan 2017 à 13:31 Citer     Aller en bas de page

oh...... Merci beaucoup Joker...

Première fois pour un tel choix.... J'hésite encore... La patronne elle-même...


Réellement j'apprécie beaucoup ton écriture....

Merci encore

Amitié

V

 
Joker


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12 janvier
  Publié: 28 jan 2017 à 22:19 Citer     Aller en bas de page

Ok, je redonnerai la parole à la patronne.

A très bientôt.

J.

  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
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