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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 5 févr 2016 à 05:01 Citer     Aller en bas de page


Au Livre Voyageur, il était singulier,
Cet homme entre deux âges qui semblait ignorer
La rare clientèle, lecteurs occasionnels
De pages à sensation et joueurs de loto ;
Quelques uns commandaient le dernier Pulitzer
Qu'ils ne liraient jamais, pas plus qu'un Baedeker.

C'était pas mon problème et j'en riais sous cape,
Echappant aux grimaces qui se voulaient "sourires",
Ecrasé par les bras, embrassé par les dames :
"Oh, comme il a grandi et qu'il est beau garçon !"
"Je l'aurais pas d'viné", c'était pas sympathique
Mais je leur préférais mes amis de carton.

J'allais fouiller des heures dans le fond des tiroirs,
Adoubé par cet ogre quand je trouvais -bonheur !-
Ce roman de Mark Twain qui dormait dans le noir,
La jaquette frippée comme la peau d'un dormeur.

Le comptoir regorgeait de gadgets et de billes
Qui roulaient dans les paumes poisseuses des enfants,
Les yeux dans le lointain et la parole aride,
L'homme vêtu de mastic ignorait les clients.

Il n'aimait pas les mômes avides de maquettes,
De guerriers de papier et de poupées barbantes,
Il était mal léché, faisait souvent la tête,
On le disait méchant, avare et méprisant.

Sûr qu'il était bizarre cet ermite farouche
Amant du littéraire, des auteurs qui font mouche ;
Vendeur de babioles, de bric à rendre braque
Cet amoureux des lettres dans sa sombre baraque.

Je l'aimais bien ce type qui cachait ses secrets,
Sous son air renfrogné, quelque chose palpitait
Comme des braises ardentes, des lucioles marines,
Un rayon de soleil sous des habits de givre...


Les devantures sont nues, au centre commercial
Les langues de vipère, pipelettes et crapauds,
Ont dégainé leurs armes, larmes sans émotion ;
Il y a des bouquets blancs sur le paillasson
D'un Livre sans Voyageur qui a perdu son nom...

Comment s'appelait-il ? Je ne l'ai jamais su
Et j'ignore pourquoi il est dans mes pensées,
Imprimé sur la feuille toute recroquevillée
Où j'use mes prunelles de gosse désabusé...




Riagal - le 5 février 2016 -
(Histoire Sang-rimes ;-)-

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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15 octobre
  Publié: 5 févr 2016 à 05:22 Citer     Aller en bas de page



Salut gosse désabusé
j'aime bien aussi

... ce type qui cachait ses secrets,
Sous son air renfrogné, quelque chose palpitait
Comme des braises ardentes, des lucioles marines,
Un rayon de soleil sous des habits de givre...


Ce février commence bien, cher ami, ton poème sur une passion et un ogre du livre à couleur, rythme, images percutantes qui renvoient à d'autres vécus, le mien compris !





lilia

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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16 octobre
  Publié: 5 févr 2016 à 10:47 Citer     Aller en bas de page

J'allais fouiller des heures dans le fond des tiroirs,
Adoubé par cet ogre quand je trouvais -bonheur !-
Ce roman de Mark Twain qui dormait dans le noir,
La jaquette frippée comme la peau d'un dormeur.


Heureuse trouvaille !
J'aimais aussi Mark Twain et Jules Verne quand j'étais enfant.

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 5 févr 2016 à 16:33
Modifié:  6 févr 2016 à 00:24 par RiagalenArtem
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Citation de Galatea belga


Salut gosse désabusé
j'aime bien aussi

... ce type qui cachait ses secrets,
Sous son air renfrogné, quelque chose palpitait
Comme des braises ardentes, des lucioles marines,
Un rayon de soleil sous des habits de givre...


Ce février commence bien, cher ami, ton poème sur une passion et un ogre du livre à couleur, rythme, images percutantes qui renvoient à d'autres vécus, le mien compris !





lilia

Un "poème" ;-), je ne sais pas Cara ms ce dont je suis certain c'est que cet homme l'était. Il hante ma tête en sourdine...il fallait qu'il en sorte ce "petit quelque chose". Grazie et


  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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  Publié: 5 févr 2016 à 16:37
Modifié:  5 févr 2016 à 16:39 par RiagalenArtem
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Citation de Aude Doiderose
J'allais fouiller des heures dans le fond des tiroirs,
Adoubé par cet ogre quand je trouvais -bonheur !-
Ce roman de Mark Twain qui dormait dans le noir,
La jaquette frippée comme la peau d'un dormeur.


Heureuse trouvaille !
J'aimais aussi Mark Twain et Jules Verne quand j'étais enfant.


Tu as bon goût ! ;-) (je ne parle pas de ce petit texte)
Merci Aude.

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Cidnos
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  Publié: 6 févr 2016 à 11:50
Modifié:  6 févr 2016 à 11:52 par Cidnos
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Bonjour Riagal

J'ai bien aimé ces souvenirs d'enfance.
Cet enfant qui a trouvé dans le magasin de ce vieux monsieur des parfums d'aventure dans la littérature.

Bonne journée
Cidnos

 
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  Publié: 7 févr 2016 à 04:40 Citer     Aller en bas de page


Une histoire, un inconnu, un bel hommage ......

bien raconté, simple, non énigmatique (c'est assez rare qu'en lisant tes textes, je n'y cherche pas un deuxième sens...)

J'ai aimé

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
RiagalenArtem


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31 août
  Publié: 16 févr 2016 à 09:06 Citer     Aller en bas de page

Citation de Hubix-Jeee
Un enfant a besoin d'aventures, physiques comme intellectuelles...

Un adulte a besoin de sa mémoire pour que tous ses souvenirs d'enfant grandissent avec lui...

un magnifique texte...

Amitiés...

Hubix.


Oui Hubix...c'est un peu comme un arbre qu'il faut soigner et sur lequel on grimpe pour ne pas perdre de vue l'horizon.
Merci et amitiés....

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RiagalenArtem


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  Publié: 16 févr 2016 à 09:22 Citer     Aller en bas de page

Citation de Sidonie

Une histoire, un inconnu, un bel hommage ......

bien raconté, simple, non énigmatique (c'est assez rare qu'en lisant tes textes, je n'y cherche pas un deuxième sens...)

J'ai aimé


En fait Sidonie, je garde toujours une énigme dans ma "manche" ;-)....le deuxième sens est là mais le dévoiler totalement serait contraire à ce que j'ai l'habitude de faire.
C'est une histoire dont les racines sont vraies mais dans laquelle j'ai glissé un message et dont j'ai survolé l'espace-temps.
Celui d'un homme qui s'est tué pour l'amour des livre qu'il n'a jamais su faire apprécier et voyager, cet "inconnu" que j'avais su apprivoiser.
Le nom de cette librairie est fictif, ainsi que l'âge de l'"enfant" qui n'en était plus vraiment un quand il l'a découverte.

C'est surtout l'histoire d'un homme qui s'est tué, d'un monde disparu et que j'ai voulu en quelques lignes faire renaître. Mais de ce "voyage", on n'en sort pas indemne.

@ Cidnos : de l'aventure oui et elle n'en finit pas de se poursuivre...à moins que....

Merci à vous deux...
Amitiés.
Riagal

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